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C'est fait ! Iliad (Free) va bel et bien devenir le quatrième opérateur mobile sur le marché italien. Ce jeudi, la Commission européenne a donné son feu vert au rapprochement entre Wind (filiale du russe VimpelCom) et 3 Italia (filiale du hongkongais Hutchinson) dans la péninsule. Dans un communiqué, elle a jugé que l'accord passé entre ces opérateurs et Iliad pour lui céder des actifs en vue de se lancer constituait des « mesures structurelles » suffisantes pour « dissiper totalement [ses] craintes en matière de concurrence ».
Les trois groupes de télécommunications lâcheront, à n'en point douter, un grand « ouf » de soulagement. Il faut dire que la décision de Magrethe Vestager, la commissaire à la concurrence, était très redoutée. Elle qui a mis des bâtons dans les roues de plusieurs projets de consolidations nationales ces derniers mois, notamment au Royaume-Uni et au Danemark. Méfiante, Margrethe Vestager s'est dans ces deux cas inquiétée qu'une réduction de la pression concurrentielle ne débouche in fine sur une flambée des factures pour les consommateurs. Dans le cas de l'Italie, elle se montre plutôt sereine, jugeant qu'avec l'arrivée d'Iliad et de Xavier Niel, bien connu pour sa capacité casser les prix, tous les ingrédients d'une « concurrence efficace » sont préservés.
Dans son communiqué, la Commission précise ses craintes initiales. Sans l'arrivée d'Iliad, elle craignait que l'équilibre du marché entre les quatre opérateurs mobiles du pays (3 Italia, Wind, TIM et Vodafone) ne vole en éclat. Elle redoutait notamment qu'un passage à trois acteurs n'accouche « d'une diminution du choix et de la qualité de services pour les consommateurs, ainsi qu'une augmentation des prix [...] pratiquée par tous les opérateurs ».
En outre, la Commission estimait que l'opération aurait pu accoucher d'un marché « comptant trois concurrents aux parts de marché similaires », sachant que Wind et 3 Italia sont respectivement numéros 3 et 4 en Italie. Ainsi, « il aurait été plus facile » pour « l'entreprise commune, TIM et Vodafone » de « coordonner leur comportement concurrentiel ». Et donc, une fois encore, d'alourdir les factures.
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Ces craintes levées, Iliad va donc bientôt pouvoir se lancer dans la péninsule. Et pourquoi pas, y chambouler le monde du mobile comme il l'a fait dans l'Hexagone en 2012, avec des offres très bon marché. Xavier Niel, son chef de file, voit déjà les choses en grand. Mercredi, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, il a estimé qu'à terme, une part de marché de 15% en Italie constituait une perspective « raisonnable ».
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