Avec l'iPhone 16, Apple sépare l'Europe du reste du monde
François Manens
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L'iphone 15 pro lors de sa presentation au siege de la societe a cupertino
LOREN ELLIOTT
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L'iphone 15 pro lors de sa presentation au siege de la societe a cupertino
LOREN ELLIOTT
Un iPhone pour les 450 millions de consommateurs de l'Union européenne, et un iPhone pour le reste du monde... Apple assume de plus en plus de faire un appareil à deux vitesses. Lundi 9 septembre, l'entreprise a présenté l'iPhone 16, la première génération de son smartphone à se décliner en deux versions logicielles dès sa sortie. Le nouveau modèle a la lourde tâche de redresser les ventes du smartphone mythique de la marque, en légère baisse, qui pesaient tout de même près de 46% du chiffre d'affaires du groupe au dernier trimestre, soit 39,3 milliards de dollars. Son atout : de nouvelles fonctionnalités dopées à l'intelligence artificielle, regroupées sous le terme « Apple Intelligence ».
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Les analystes espèrent que cette transformation appuyée par l'IA, déjà en œuvre chez les concurrents Samsung et Google, soit assez significative pour déclencher une nouvelle ferveur dans les ventes. Les consommateurs attendent en moyenne trois ans avant de renouveler leur appareil, mais ils peuvent précipiter leur décision en cas de véritable bond technologique. Le problème ? Cette injection d'IA générative devrait se faire attendre en France et dans le reste de l'Union européenne. Citant le poids du Digital Markets Act, le groupe de Cupertino ne serait pas en capacité de déployer son « Apple Intelligence » sur le Vieux Continent.
François Manens
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