Vivendi rachète Gameloft : 9 chiffres-clés sur l'éditeur de jeux

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Vivendi détient également 17,73 % du capital d'Ubisoft, la grande sœur de Gameloft.
Vivendi détient également 17,73 % du capital d'Ubisoft, la grande sœur de Gameloft. (Crédits : Reuters)
Après avoir lancé une OPA, Le groupe Vivendi est parvenu à prendre le contrôle de Gameloft, selon des résultats provisoires diffusés par l'Autorité des marchés financiers. Retour sur le parcours de l'éditeur de jeux vidéo sur mobiles en neuf chiffres-clés.

La bataille des Bretons est terminée. Depuis février 2016, le géant Vivendi, dirigé par Vincent Bolloré, tente de finaliser son offre non sollicitée de rachat de Gameloft. Refusée par les frères Guillemot, fondateurs de l'éditeur de jeux pour téléphone, l'OPA est finalement réussie pour le groupe de médias qui détient, selon des chiffres provisoires diffusés par l'Autorité des marchés financiers, la majorité du capital de Gameloft (61,71% du capital et 55,61% des droits de vote). Retour en quelques chiffres sur ce groupe français, qui compte parmi les leaders mondiaux dans le domaine des jeux sur mobiles.

5 : c'est le nombre de fondateurs de l'éditeur de jeux vidéo. C'est en 1999 que Michel Guillemot et ses quatre frères lancent Gameloft. La petite sœur d'Ubisoft, est une des premières sociétés au monde à développer des jeux Java et Brew pour les téléphones portables.

100 millions d'euros : c'est le montant du chiffre d'affaire annuel en 2008. Jamais il n'avait été aussi élevé auparavant. Un succès qui s'explique par le lancement de 6 jeux sur l'App Store et par les débuts du smartphone et de l'interface tactile. En 2015, le chiffre d'affaires s'élevait à 285 millions d'euros.

6000 personnes sont employées par Gameloft dans 21 studios de développement à travers le monde. Les 7 studios principaux sont situés aux Etats-Unis, au Canada, en Roumanie, au Mexique, en France, en Chine et au Japon

3 dimensions : En 2005, pour la première fois, l'éditeur de jeux propose des jeux en 3D et en multijoueur en temps réel.

40, c'est le nombre de nommés par le jury du Pocket Gamer Awards 2016. Gameloft y a remporté le prix du "Meilleur Editeur 2006-2016" dans la nouvelle catégorie, crée à l'occasion des 10 ans du concours. "Nous sommes ravis de recevoir cette prestigieuse distinction qui couronne définitivement Gameloft comme l'une des entreprises leader dans le domaine des jeux digitaux et sociaux", a déclaré Julien Fournials, Vice Président Production chez Gameloft.

39 minutes, c'est le temps de jeu moyen sur un jeu Gameloft. L'éditeur possède ses propres franchises comme Asphalt, Order & Chaos, Modern Combat ou Dungeon Hunter et travaille avec des ayants droits internationaux comme Universal, Disney, Ferrari... Parmi les jeux mythiques du groupe on peut citer Block Breaker Deluxe ou Prince of Persia qui ont rencontré un succès fulgurant dès leur lancement.

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1 personne sur 14, (soit environ 500 millions de personnes) dans le monde avait téléchargé le jeu Minion Rush en 2015. Inspiré de la franchise à succès Moi, Moche et Méchant, le jeu de Gameloft a reçu de nombreux prix, dont les prestigieux "Nickelodeon Kids' Choice Award" et "Bafta Award". Il a également figuré dans Le Meilleur de l'App Store 2013 et Le Meilleur de Google Play 2014.

2.7 millions d'euros, c'est le chiffre d'affaires au premier trimestre 2016 de Gameloft Adversiting Solutions, la régie publicitaire mobile de Gameloft comparé à 0,3 million d'euros l'an passé à la même période. Créée en 2015, la régie publicitaire compte de nombreux grands groupes parmi ses clients tels que Disney, Mondelez International, Orange, Huawei ou encore Netflix.

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11 millions de téléchargements : en moins de deux mois pour le jeu Disney Magic Kingdoms classé parmi les 5 jeux les plus téléchargés sans 76 pays sur iOS et 59 pays sur Android.

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Commentaires
a écrit le 02/06/2016 à 8:18 :
Ben comme d'hab en Bretagne, on achète une entreprise familiale et on la coule.
Disons 5/7 ans Gameloft sera Chinoise ou aura disparu.
Bolloré aura gagné un peu d'argent au début.
Et ça finira comme Gad.
Je ne vois pas un développeur doué ayant l'esprit geek rester.
Les frères Guillemot avaient réussi, et c'est exceptionnel, à garder leurs créatifs.
a écrit le 01/06/2016 à 8:07 :
Ils resteront français avec ubisoft prochainement, quand on voit ce que sont devenu les robots français adlebaran, quel tristesse !

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