Google passe la seconde dans la course à l'ordinateur quantique
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Google passe la seconde étape de sa feuille de route.
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Google passe la seconde étape de sa feuille de route.
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Une étape de plus franchie pour Google. En septembre 2019, l'entreprise avait braqué les projecteurs sur la course à la construction de l'ordinateur quantique universel, une machine capable de réaliser des calculs hors de portée des ordinateurs traditionnels, et de potentiellement révolutionner la médecine, la science des matériaux ou encore la cybersécurité. A l'époque, le géant de la tech affirmait avoir réalisé le premier calcul qui prouvait la suprématie quantique, c'est-à-dire un calcul infaisable dans un temps raisonnable avec l'informatique traditionnelle. S'en était suivi de longs débats sur la véracité de l'exploit, menés par son concurrent IBM, mais Google maintenait sa posture et affirmait avoir validé la première des six étapes de sa feuille de route.
Trois ans plus tard, les ordinateurs quantiques restent encore rudimentaires, et plusieurs équipes de chercheurs testent différentes méthodes d'ingénierie, dans l'espoir d'avoir celle qui permettra de créer un ordinateur quantique de grande échelle. Dans ce paysage, Google a réalisé une nouvelle avancée, la deuxième étape de son plan, présentée dans un article publié sur Nature : le constructeur a validé -partiellement- une méthode pour réduire les erreurs dans les calculs de l'ordinateur quantique. Ses effets sont presque négligeables sur les machines actuelles, mais elle pourrait faire la différence sur les machines de demain, plus puissantes.
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L'avancée de Google adresse un des très nombreux freins au développement de l'ordinateur quantique : leur taux d'erreur, extrêmement élevé, qui corrompt les résultats des calculs et les rend inutiles. Ces erreurs sont liées à des dysfonctionnements incontournables au niveau du matériel de la machine, qu'il faut donc compenser. Dans l'informatique traditionnelle, les puces copient une partie de l'information pour faire des calculs redondants, destinés à relever les incohérences dans le calcul principal et à les résoudre. Mais cette méthode ne peut pas s'appliquer aux ordinateurs quantiques, de part la nature même des « qubits », le phénomène physique qui lui permet de faire les calculs, car il empêche de faire une copie de l'information.