Barcelone : 600.000 euros d'amende pour Airbnb et HomeAway

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La mairie avait déjà annoncé avoir infligé à chacune de ces plateformes d'hébergement chez l'habitant deux amendes de 30.000 euros chacune, pour avoir fait la publicité de logements qui n'étaient pas habilités à recevoir des touristes.
La mairie avait déjà annoncé avoir infligé à chacune de ces plateformes d'hébergement chez l'habitant deux amendes de 30.000 euros chacune, pour avoir fait la publicité de logements qui n'étaient pas habilités à recevoir des touristes. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
Selon la mairie de Barcelone, ces plateformes ont offert des habitations ne figurant pas sur le registre des logements touristiques de la ville. Ce qui leur vaudra 600.000 euros d'amende chacune.

Les plateformes ne sont pas en odeur de sainteté en Espagne. La mairie de Barcelone a annoncé jeudi son intention de sanctionner les plateformes de location de logements en ligne Airbnb et HomeAway à hauteur de 600.000 euros chacune, pour avoir loué des appartements sans les autorisations nécessaires.

"Il n'est pas admissible que des milliers d'appartements soient exploités sans licence et de manière illégale sans payer d'impôts et en causant un préjudice aux voisinage", a déclaré à Catalunya Radio la maire de Barcelone Ada Colau, une ancienne militante pour le droit au logement, en guerre contre la saturation touristique de la ville la plus visitée d'Espagne.

La mairie "a ouvert deux nouveaux dossiers de sanctions à l'encontre des plateformes Airbnb et HomeAway (...), ouvrant une procédure qui débouchera sur une sanction de 600.000 euros respectivement", indique la mairie dans un communiqué. Ces amendes peuvent encore être contestées, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la mairie.

Le tourisme, 12% du PIB de Barcelone

Barcelone, une des destinations préférées des Européens, reçoit des millions de visiteurs chaque année. Le tourisme qui contribue à près de 12% du PIB de la ville de 1,6 million d'habitants entraîne aussi des nuisances dont les habitants sont lassés: bruit, dégradations, hausse des prix des logements...

La mairie avait déjà annoncé avoir infligé à chacune de ces plateformes d'hébergement chez l'habitant deux amendes de 30.000 euros chacune, pour avoir fait la publicité de logements qui n'étaient pas habilités à recevoir des touristes. Elle soulignait jeudi que ces plateformes ont offert des habitations ne figurant pas sur le registre des logements touristiques de la ville. Selon son communiqué, les deux "récidivistes", ont mis en ligne des publicités pour des milliers de logements: 3.812 pour Airbnb et 1.744 pour HomeAway.

(AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/11/2016 à 10:38 :
Autre solution : faire attester les personnes qui cherchent un logement qu'ils ne sont pas des touristes !
a écrit le 26/11/2016 à 15:22 :
AirBnB et Homeway n'ont qu'à demander aux loueurs, leurs titres de propriété ou pour les locataires leur autorisation de louer par leur propriété et la copropriété.
Ceci dit c'est vrai que les hôtels doivent déguster car les gens commencent par regarder sur AirBnb et les sites de location d'appartements et ne vont plus à l'hôtel sauf pour 1 week end.
a écrit le 25/11/2016 à 22:51 :
même si c'est un peu tricher, faire venir des touristes c'est identique à faire de l'exportation, ça réduit le déficit de la balance commerciale et crée des emplois, à ce sujet il faut être regardant mais pas trop, l'argent gràce à la tva finira toujours par rentrer.
C'est donc créer de la richesse sans quasiment rien dépenser.

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