French Tech : Aldebaran Robotics vers la liquidation judiciaire dès le 2 juin
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Aldebaran
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Aldebaran
C'est la fin pour Nao, Pepper et Plato, les robots humanoïdes au visage d'ange de la start-up Aldebaran Robotics, pionnière du secteur en France. La sentence est tombée pour les 90 employés à 10h41 ce mercredi 28 mai, par un courriel laconique envoyé par l'administrateur judiciaire en charge du dossier, Frédéric Abitbol, aux élus du Comité social et économique (CSE).
« L'offre est irrecevable et je serai contraint de conclure à son rejet », écrit-il, en faisant référence à l'offre du suisse Jean-Marie Van Appelghem, qui souhaitait reprendre les actifs d'Aldebaran dans une nouvelle entreprise de droit suisse baptisée Nao Robotics et financée par des investisseurs des Emirats Arabes Unis. L'audience du tribunal de commerce, prévue lundi 2 juin à 11h25, signera donc logiquement, sauf rebondissement de dernière minute, la mise en liquidation judiciaire de la société créée en 2005 et qui fut, un temps, l'un des champions de la French Tech.
A LIRE AUSSI
Robotique : deux offres de reprise pour Aldebaran mais un nouveau plan social inévitable
À lire également
Cet épilogue douloureux est une surprise, car il y a moins d'un mois, l'entreprise se pensait sauvée de la faillite. En redressement judiciaire depuis le 17 février, Aldebaran Robotics avait reçu deux offres de reprise. La première, celle du suisse Jean-Marie Van Applegheim, avait été officiellement adoubée par la direction d'Aldebaran. Déposée le 27 avril auprès du tribunal de commerce, elle prévoyait de développer uniquement Nao, le premier et plus iconique robot de l'entreprise, lancé en 2007. L'entrepreneur comptait reprendre 24 salariés à Paris sur les 90 restants (167 au début de l'année 2025), et créer 42 nouveaux emplois en Suisse, ouverts aux salariés français mais sous condition de se soumettre au processus de recrutement et d'accepter de déménager en Suisse.