French Tech, le tour de table des levées de fonds

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Petite semaine pour la French Tech.
Petite semaine pour la French Tech. (Crédits : CC0 Creative Commons/Pexel. Montage : Laszlo Perelstein/La Tribune.)
LumpApps, PearlTrees, Manager.one... Chaque semaine, La Tribune revient sur les principales levées de fonds intervenues dans l'écosystème des startups françaises. Entre le 9 et le 13 octobre, ce sont 16,25 millions d'euros qui ont été récoltés par huit jeunes pousses. Tour de table.

Petite semaine pour la French Tech. Après une très bonne quinzaine automnale et un mois de septembre record - 433 millions d'euros, soit 20% des levées de fonds de l'an passé -, les startups françaises n'ont levé "que" 16,26 millions d'euros au cours de huit opérations (hors levée de fonds inférieure à 1 million d'euros). C'est moins que les 38 millions d'euros obtenus par la medtech Biom'Up lors de son introduction en Bourse.

  • LumApps - 6,76 millions d'euros (Logiciels)

Avec sa plate-forme entre intranet et réseau social bâtie pour la suite de logiciels Google G (Gmail, Drive, Docs etc...), la startup française a séduit nombre d'entreprises - Colgate-Palmolive, avec ses 40.000 employés, est la dernière en date, mais  - et le fonds Idinvest Partners, qui a investi 8 millions de dollars (6,76 millions d'euros au taux actuel) dans un tour de table de série A. Basée à Lyon, la jeune pousse souhaite désormais renforcer sa présence en dehors de l'Hexagone, notamment aux États-Unis - elle a déjà ouvert il y a deux ans un bureau à San Francisco -, au Royaume-Uni, au Japon et dans la région Asie-Pacifique. Elle compte néanmoins garder la majorité de sa force de travail - environ 60% - en France, "convaincu[e]" par la région Rhône-Alpes, comme l'a expliqué aux Échos l'un de ses cofondateurs, Sébastien Ricard.

  • Manager.one - 2 millions d'euros (FinTech)

Lancée par la Banque Wormser Frères (nom commercial de la Banque d'Escompte), la plateforme bancaire en ligne adressées aux professionnels (entrepreneurs, PME et associations) a levé 2 millions d'euros auprès de business angels. Après ce tour de table, Manager.one souhaite investir dans le marketing pour faire davantage connaître son offre et développer des partenariats afin de développer les fonctionnalités de sa plateforme.

  • PearlTrees - 1,5 million d'euros (EdTech)

Le service de curation, qui permet de classer ses centres d'intérêts (sites, documents...) sous forme de perles de connaissances rattachées à des branches d'arbres, a clos une levée de fonds de 1,5 million d'euros auprès d'investisseurs dont le nom n'a pas été communiqué. Comptant près de 3,5 millions d'inscrits dont 15% d'enseignants, la startup spécialisée dans l'EdTechcompte développer "offrir une intégration plus approfondie des exercices et contenus pédagogiques pour les élèves et les professeurs et accélérer notre développement commercial", a expliqué son PDG Patrice Lamothe au site Maddyness. Elle a sorti l'an passé une version dédiée à l'Education nationale, Pearltrees Education, qui peut désormais être utilisée par plus de 150 établissements.

  • ComparateurAgrcole.com - 1,5 million d'euros(Agriculture)

Consacré à la vente de récoltes céréalières, le site lancé par la société Biagri SAS a levé 1,5 million d'euros auprès de Loire Valley Invest et du Crédit Agricole. Se présentant comme l'équivalent de Le Bon Coin pour les céréales, la startup revendique plusieurs milliers d'agriculteurs et partenaires de la filière agricole inscrits. ComparateurAgricole compte sur les fonds levés pour recruter et développer son activité (marketing, communication et assurances pour l'activité).

  • SmartHab - 1,3 million d'euros (BTP)

La plateforme de logements connectés a levé 1,3 million d'euros auprès de Groupe Duval, Vinci Immobilier, La Nouvelle République du Centre-Ouest et plusieurs business angels. Surfant sur la vague de la domotique et les ambitions gouvernementales en la matière, SmartHab compte développer des partenariats dans l'immobilier résidentiel - l'entreprise installe notamment des réseaux objets connectés dans les parties communes - et renforcer sa technologie.

  • Smartviser - 1,2 million d'euros (Télécoms)

Pour son premier tour de table, la start-up rennaise a levé 1,2 million d'euros majoritairement auprès du fonds régional Breizh Up, l'association des Business Angels Logoden Participations et Crédit Agricole Ille et Vilaine Expansion, ainsi que les fondateurs historiques de la société. Lancée en septembre 2014, l'entreprise a développé un logiciel d'évaluations des terminaux et réseaux de télécommunications, dont elle souhaite "renforcer le développement commercial à l'international". Pour l'heure, elle compte notamment Orange et SFR parmi ses clients, ainsi que le constructeur Wiko ou le groupe Auchan.

  • WeHobby - 1 million d'euros (HappyTech)

Se vantant d'être la "référence du bien-être en entreprise", cette HappyTech se rêve en leader français du secteur. Elle boucle une levée de fonds de un million d'euros, à laquelle ont participé le PDG de Devoteam​, Stanislas de Bentzmann​, le fondateur de  MeilleurTaux.com, Christophe Cremer, Provence Business Angels, ainsi que Bpifrance et Réseau entreprendre 93. Permettant aux salariés d'une entreprise de trouver des cours de sports ou activités communs, WeHobby souhaite accélérer l'intégration de sa plateforme au sein des entreprises afin de consolider sa présence en France.

| Lire aussi La qualité de vie au travail, ce "levier de compétitivité négligé" en France

  • RencontreUnArchi.com - 1 million d'euros (BTP)

Destiné à mettre en relation des particuliers et des architectes (d'intérieur ou non) ainsi que des décorateurs, le site RencontreUnArchi a signé cette semaine une levée de un million d'euros avec l'entrée au capital de À vivre édition, qui devient actionnaire minoritaire. Les fonds serviront à des campagnes marketing afin de faire connaître la plateforme, qui ne travaille qu'avec des professionnels sélectionnées, et également lui permettre de compléter son offre en proposant des entreprises de travaux recommandées.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2017 à 7:12 :
peut on investir dans ces nouvelles pousses? L'économie n'échappe pas à la règle: l'histoire est un perpétuel recommencement même pour les entreprises surtout les nouvelles. Les bulles en économies sont récurrentes les startups n'y échapperont pas aussi l'investissement euphorique pourrait pour certains n'être un fond sans rendement pire un gouffre.
Réponse de le 15/10/2017 à 15:15 :
un simple rappel... la bulle finance des ? ?....banquiers !! la seule et unique valeur sure la pierre et terre (premier investissement des etrangers)

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