Guerre des talents : avec les Tech Days, les startups veulent redorer l'image de Paris

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Kat Borlongan, directrice de la mission French Tech et Cédric O, Secrétaire d'Etat au Numérique, étaient venus présenter les Tech Days, ce mardi 7 mai.
Kat Borlongan, directrice de la mission French Tech et Cédric O, Secrétaire d'Etat au Numérique, étaient venus présenter les Tech Days, ce mardi 7 mai. (Crédits : La Tribune)
En parallèle de la 3e édition de Viva Tech, les différents acteurs de l'écosystème startup vont regrouper leurs événements derrière le label Tech Days. Emmenée par France Digitale, cette nouvelle marque a pour objectif d'exposer l'attractivité du Grand Paris. L'enjeu : attirer les compétences nécessaires à l'émergence de géants français de la tech.

C'est la "fashion week de la tech française" pour le co-président de France Digitale, Frédéric Mazzela. C'est un "off de Viva Tech" pour le président de Paris Région Entreprises, Franck Margain. Tech Days regroupe une trentaine d'événements qui se dérouleront entre le 13 et le 17 mai, en parallèle de la troisième édition du salon Viva Tech. L'objectif de ce nouveau label : exposer le dynamisme de l'écosystème du Grand Paris, afin notamment d'attirer les travailleurs de la tech, ressources indispensables pour accompagner le développement des jeunes pousses. L'association France Digitale, récemment étiquetée French Tech Grand Paris, s'est chargée, en moins de trois mois, de monter cette première édition du projet avec le soutien de Viva Tech, de Station F, de la Région Île-de France, de la Mairie de Paris et du gouvernement.

Le futur de l'emploi en jeu

D'entrée de jeu, Frédéric Mazzela adresse la question épineuse de l'emploi dans la tech. La course aux compétences informatiques est un enjeu clé, et les concurrents des entreprises françaises se trouvent dans la Silicon Valley, en Chine ou au Royaume-Uni. Avec 3,6 milliards d'euros levés en 2018, les startups françaises continuent de battre record après record, mais sont désormais confrontées à la réalité de l'emploi. "Nous avons besoin de main d'oeuvre pour réaliser les innovations promises par les levées de fonds", met en garde l'entrepreneur. "Les scaleups doublent leurs effectifs chaque année !"  Le fondateur de BlaBlaCar cite un chiffre édifiant de la DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) : à l'horizon 2022, 191.000 postes seraient à pourvoir en informatique. "Ce qui attire les gens de la tech aux Etats-Unis, c'est l'écosystème de la Silicon Valley, pas que les entreprises. A l'inverse, l'image de la région parisienne reste à construire", développe-t-il. D'où sa volonté de coordonner l'ensemble des acteurs locaux pour faire de Paris une place reconnue par les investisseurs, entrepreneurs et travailleurs de la tech.

A ses côtés, le Secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O est venu montrer le soutien du gouvernement à cette nouvelle initiative.

"La tech représente entre un tiers et la moitié des emplois créés aux Etats-Unis sur la dernière décennie. Il faut que nous fassions émerger des champions français, nous n'avons pas le choix !" argue Cédric O, avant d'ajouter "C'est l'intérêt national qui est en jeu dans la réussite du rayonnement de l'écosystème tech français."

Lire aussi : 1,1 milliard d'euros levés, une nouvelle licorne... premier trimestre record pour la French Tech

Paris comme capitale européenne de la tech

"L'enjeu est d'atteindre une masse critique afin de faire connaître l'événement. Il faut que ce soit la semaine de référence de la tech en Europe", poursuit le secrétaire d'Etat au Numérique. La quarantaine d'acteurs réunis autour des Tech Days se constitue de nombreux agrégateurs d'entreprises mais aussi d'acteurs institutionnels, dont la Région Ile-de-France ou encore la Mairie de Paris. Station F, le plus grand "campus de startup du monde" tient également un rôle important dans la construction de l'image locale. "Traditionnellement les entreprises venaient à Londres pour se lancer sur le territoire européen. On veut que qu'elles viennent désormais à Paris", ambitionne Franck Margain.

Pour sa deuxième édition, Viva Tech avait réussi à organiser une visite de Mark Zuckerberg. Cette année, les organisateurs se félicitent déjà de la présence des investisseurs du Vision Fund de SoftBank, doté de 100 milliards de dollars en 2017. L'événement a déjà réuni 100.000 visiteurs, plus de 2.000 startups, en plus des principaux géants de la tech et de nombreux leaders sectoriels. En bref, Viva Tech fait figure de projecteur idéal pour cette première édition des Tech Days. Cédric O, quant à lui, se projette déjà : "L'an prochain, il faudra accompagner la croissance de l'écosystème, qui devrait lever un peu moins de cinq milliards d'euros. Il faut être ambitieux !"

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Commentaires
a écrit le 10/05/2019 à 3:16 :
Le pb majeur pour l'investisseur en France, c'est la fiscalite a geometrie tres variable.
Trop de taxes.
a écrit le 09/05/2019 à 12:24 :
Ce qui attire les talents de la tech aux USA , c'est les salaires , 3 fois supérieurs à la France ...le reste c'est du blabla
Réponse de le 09/05/2019 à 17:32 :
À mettre en exergue avec le coût de la vie dans certaines parties des USA, mais sinon c’est bien sûr le critère principal, tout à fait d’accord !
a écrit le 09/05/2019 à 9:13 :
haha
faire emerger des geants du net pour que hollande et montebourg te coulent ca en rigolant?
comme avec dailymotion?
la france c'est bien pour la r&d; les centres de decision, faut oublier, personne n'est assez idiot pour les localiser dans un pays comme le votre! a juste titre!
a écrit le 09/05/2019 à 8:45 :
Ça fait combien de temps que les LREM nous parlent d'attirer" les uns et les autres ?

ET c'est toujours pas fait donc ?

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