L’entre-soi, un poison pour la tech française

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Les barrières à l'entrée pour entreprendre, surtout quand on sait que huit startups sur dix échouent, sont encore plus féroces pour les moins favorisés.
Les barrières à l'entrée pour entreprendre, surtout quand on sait que huit startups sur dix échouent, sont encore plus féroces pour les moins favorisés. (Crédits : Illustration Mathieu Momiron pour La Tribune)
C’est le paradoxe du numérique : des emplois à la pelle, des entreprises sous tension faute de trouver assez de talents, mais une sous-représentation des femmes et de la diversité sociale et culturelle. Malgré l’urgence, la prise de conscience débute à peine et les ponts entre les populations les plus éloignées de l’emploi et les métiers de la tech restent encore largement à construire.

En un tweet, le 2 septembre dernier, Le Slip Français a validé malgré lui une bonne partie des clichés sur la "startup nation". A l'occasion de la rentrée des classes, le fleuron de la vente en ligne de sous-vêtements made in France a publié sur Twitter une photo de 34 membres de son équipe. Avec un slogan : "changer le monde en slip", détournant avec humour l'un des adages préférés des startuppeurs. Mais l'opération de com' a vite tourné au fiasco. Car la pépite n'avait pas anticipé le déferlement de critiques suscitées par l'absence criante de diversité sur la photo. "Que des Blancs, quasiment personne au-dessus de 30 ans... quel malaise bravo la startup nation parisiano-bobo !", s'enflamme un internaute outré alors que la fachosphère vole au secours de l'entreprise -qui s'en serait bien passée. "Vous avez raison il n'y a pas beaucoup de diversité dans l'équipe, répond, un jour plus tard, le "community manager". C'est un constat et on aimerait que ça change !"

Mécanique de discrimination systémique contre les femmes et les minorités

Et pourtant, le fait même que Le Slip Français se soit laissé surprendre par la polémique en dit long sur le chemin qu'il reste à parcourir pour rendre le milieu du numérique plus inclusif.

"La tech, c'est le royaume de l'homme blanc surdiplômé, urbain et issu d'un milieu social favorisé", résume Mounir Mahjoubi, ancien secrétaire d'Etat au Numérique et cofondateur de plusieurs startups dont La Ruche Qui Dit Oui. "L'entrepreneur-type a pris le risque de monter sa startup en sortant de sa grande école de commerce ou d'ingénieur car il est soutenu par le "love money" de sa famille et parce qu'il maîtrise déjà tous les codes sociaux qui lui permettront de frapper aux bonnes portes", poursuit-il.

Autrement dit, les barrières à l'entrée pour entreprendre, surtout quand on sait que huit startups sur dix échouent, sont encore plus féroces pour les moins favorisés. "Le cercle vicieux se poursuit à toutes les étapes de la croissance", décrypte Saïd Hammouche, le fondateur du cabinet de recrutement Mozaic RH, qui met en avant les talents issus de la diversité. "Quand un startuppeur réussit et veut embaucher, il se tourne à son tour vers son écosystème naturel. Le premier réflexe est de minimiser le risque en privilégiant l'entre-soi", ajoute-t-il. Et de tacler :

"On a créé dans la tech une mécanique de discrimination systémique sans même s'en rendre compte, qui exclut les femmes, les travailleurs les plus âgés, les minorités ethniques ainsi que la diversité sociale et culturelle".

79.000 postes non pourvus dans le numérique en France en 2019

Cette situation aboutit à un paradoxe : alors que le chômage reste une préoccupation majeure en France, le secteur du numérique créé des emplois à la pelle sans réussir à tous les pourvoir. 25.000 emplois seront créés l'an prochain par l'économie numérique, soit entre 10% et 15% du total, déclarait Cédric O, le secrétaire d'Etat au Numérique, en septembre dernier. Mais 79.000 postes dans le numérique restent vacants en France en 2019, et le chiffre grimpera à 200.000 en 2022 d'après Pôle Emploi. La pénurie touche tous les métiers du numérique : les ingénieurs et autres data scientists bien sûr, mais aussi les fonctions support, les ventes, le marketing et les techniciens dans les entrepôts.

D'après le premier baromètre "Quartiers Prioritaires de la Ville et numérique", réalisé par l'association Diversidays, les discriminations touchent particulièrement les femmes de plus de 35 ans. Celles-ci seraient cinq fois moins amenées que les hommes à rechercher un emploi dans les métiers du numérique.

"On sous-estime le phénomène d'auto-exclusion, le fait que les gens se disent que ce n'est pas pour eux, alors qu'ils ont des compétences et l'accès à des formations", relève Anthony Babkine, le cofondateur de Diversidays. Qui poursuit : "Il y a un gros travail à faire de la part des entreprises pour faire connaître leurs besoins auprès de ces populations".

Un point de vue partagé par Mozaic RH, pour qui les talents et les compétences qu'il manque aujourd'hui dans la tech sont bel et bien présents dans tous les territoires et chez toutes les catégories de la population active. D'après une étude de la Fondation Mozaic avec Elabe, les préjugés et l'endogamie des recruteurs seraient les principaux freins à l'emploi des minorités. "A compétences égales, il y a rupture de l'égalité de traitement. Les talents des territoires moins privilégiés doivent envoyer 2,5 fois plus de CV que les autres pour décrocher un entretien", note l'étude.

En revanche, les QPV sont sur-représentés dans les emplois les moins qualifiés de la tech, comme les chauffeurs Uber, les magasiniers Amazon ou les livreurs Deliveroo. "Pourtant, dès que les recruteurs abandonnent le CV et privilégient des approches basées sur les compétences, la diversité et la mixité augmentent nettement" indique Saïd Hamouche, en prenant l'exemple du BHV Marais. "Mais aucune des entreprises du numérique n'émerge comme proactif dans ce domaine", regrette-t-il en déplorant que les recruteurs ne fassent pas assez le lien entre créativité et innovation d'une part, et performance économique d'autre part.

Un plafond de verre difficile à briser malgré une pléthore d'initiatives

Ce plafond de verre pour les femmes et les minorités peut-il être brisé ? Bien que récente et loin d'être générale, la prise de conscience est réelle et les initiatives se multiplient. Aujourd'hui, la lutte pour la parité parait un peu plus avancée, en partie grâce à des structures comme Sista, créé par Céline Lazorthes (la fondatrice de Leetchi), qui réussissent à mobiliser des acteurs de l'écosystème tech.

Ainsi, son Baromètre 2019 des levées de fonds a fait grand bruit. On y apprend que depuis 2008, seulement 9% des startups françaises ont été fondées exclusivement par des femmes, et qu'elles ne représentent que 2% du total des financements sur la période. "Les femmes ont 30% de chances en moins que les hommes de lever des fonds auprès des principaux investisseurs", dénonce Céline Lazorthes. Face à la sévérité du constat, nourri par de nombreuses études, Sista et le Conseil national du numérique (CNNum) ont fait signer en octobre à 56 fonds d'investissement français une charte les engageant à financer davantage les entrepreneuses. "Nos biais inconscients peuvent nuire à la rationalité de nos pratiques d'investissement", admettent les signataires.

Du côté de la lutte pour davantage de diversité sociale et culturelle dans la tech, de nombreux leviers d'action ont été lancés, qu'il s'agisse de formations avec des écoles comme Simplon, avec des associations comme Diversidays ou avec des entreprises comme Mozaic RH. "Je suis optimiste car l'arrivée à maturité de la French Tech signifie qu'on peut réfléchir davantage sur le sens de l'innovation, corriger ce qui ne va pas et promouvoir une innovation meilleure pour la société", explique Kat Borlongan, la directrice de la Mission French Tech. Dans le sillage de French Tech Tremplin, un programme doté de 15 millions d'euros qui aide, lors de sa première édition, 146 entrepreneur(e)s de la diversité sociale à mener à bien leur projet, la directrice promet des actions pour 2020.

Mais les plus pessimistes noteront que malgré la prise de conscience, les choses changent peu. Les femmes ne représentent toujours que 30% des salariés du secteur du numérique, tous métiers confondus. Pire : le collectif Femmes du numérique relève que les femmes sont de moins en moins nombreuses dans les formations au numérique.

Même constat pour la diversité sociale. "Malheureusement, il faudra certainement que les entreprises soient au pied du mur face à une grave crise des talents pour que les choses changent vraiment", craint Saïd Hammouche, de MozaicRH. Il y a du pain sur la planche.

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Commentaires
a écrit le 19/12/2019 à 21:56 :
Bonjour

Derrière le mot diversité : souvent ce sont des prises de pouvoir( de groupes déjà très puissants ) et des conflits d’intérêts ( souvent pour faire de l’argent facile sur le dos des populations)

Ds le secteur du numérique les femmes sont bien représentées d’après ce que «  j’ai vu « 

Pour réussir dans les métiers du numérique :

L’anglais est indispensable, les mathématiques c’est la base exigée par la formation et toutes les régions n’ont pas ce genre de formation , il y a une sélection importante ( j’avais participé à une campagne d’information dans le passé pour une formation)

Le stéréotype du numérique c’était il y a 20 ans maintenant ça reste ouvert à plus de personnes , tout dépend de la motivation, des objectifs, par contre le candidat peut être amené à changer de région et le déménagement a toujours un coût .
L’idéal serait d’étendre ces formations spécifiques sur toute la France justement pour permettre aux jeunes motivés d’y accéder plus facilement.

Cordialement,
a écrit le 19/12/2019 à 20:40 :
Informatique veut dire dans l'esprit des gens et des profs: mathématiques, donc ennuyeux et peu intéressant, faut vraiement être un mec pour se complaire dans ces fonctions absconnes et résoudre des équations improbables, ben non si l'informatique c'est aussi de math mais c'est plutôt un langage entre écriture et arithmétique ce qu'on appelle lignes de codes ou un littéraire peut se retrouver tout à fait à son aise, écrire un roman ou monter un système c'est pas si différent que ça, les femmes y ont autant leur place que les hommes, l'origine sociale pose problème parce que le code arrive trop tard, il devrait faire partie du cm1 pour les notions cm2 pour de petites réalisations, jeux hérités des commodores par exemple.
Que ça soit intégré avant le collège des années pas orientées créativité qu'on ne retrouvera qu'au lycée.
a écrit le 18/12/2019 à 17:54 :
mouais
essayer d'avoir une carriere de prof de fac si vous n'etes pas de gauche
essayez d'avoir une carriere dans la fonction publique si vous ne votez pas comme il faut......
essayez de travailler a l'education nationale si vous n'etes qu'un mecreant
ah ben c'est marrant, y a plein de discriminations qui n'ont jamais interesse le bon peuple baveux
curieux, hein?
a écrit le 18/12/2019 à 17:13 :
Tant de choses pourraient être faites dans la formation... mais le gouvernement préfère augmenter les dividendes des actionnaires et baisser les retraites de 30%, pour jeter des millions de vieux dans la pauvreté dans 20 à 30 ans.
Une politique humaniste (et ils osent s'approprier le nom de renaissance) ne ressemble pas à leurs atrocités.
a écrit le 18/12/2019 à 14:36 :
Faux procès, sur la photo il y a une bonne moitié de femmes. Sinon, "pas assez de diversité", y en a -t-il plus dans les filières qui mènent à ces emplois ? La règle c'est : à qualifications égales mêmes chances d'emplois".
Réponse de le 18/12/2019 à 16:18 :
les métiers du numérique en france sont des métiers identitaire !

Il suffit de regarder qui fait le ménage et qui est dans l'entreprise.....

Et a ce point identitaire, qu'effectivement l'entre soi est une nature.

Après venir dire : qualifications égales mêmes chances d'emplois" la effectivement on peut se mettre a rire !
a écrit le 18/12/2019 à 13:45 :
on doit étre super nul en innovation, parce qu'on est au top coté diversité.....
Réponse de le 18/12/2019 à 14:40 :
la France importe des bacs -5 et exporte des bacs +5. Faut pas chercher ailleurs l'explication du fait qu'en France, où on a toujours fait le choix d'une immigration bas de gamme pour faire les "sales boulots" plus on monte dans les postes exigeant de fortes qualifications plus la diversité se restreint.
Réponse de le 18/12/2019 à 16:25 :
oui disons que nul non, mais juste que l'on développe ensuite en chine et ailleurs....

La diversité dans le numérique, ce sont les femmes, l'esprit coloniale !

C'est tellement visible qu'il suffit d'en faire de stats. Les écoles, n'en parlons pas, et quant au grandes écoles, alors la, un bon vieux classe race.....

Et lorsque l'on voit de la diversité, souvent le type doit faire dix fois ce que fait le lambda !

Après les antillais qui sont l'exemple, montre bien qu'il n'y en a pas, et particulièrement les hommes....

Alors on ne peut vouloir se retrouver qu'entre personnes pareils, même couleur même origine, et faire ensuite celui qui sait pas.....

J'ajouterai les vieux, qui pour le coup goûtent a ce que les arabes et les noirs subissent en terme de discrimination.

Alors finalement c'est difficile d'expliquer que les nouveaux métiers soient sans diversité, mais c'est un choix de la société non? comme la plupart des formations hautement qualifiés !

Et ce n'est pas en faisant venir des étrangers, que l'on donnera l'impression inverse.....

Tout les étrangers peuvent le voir et surtout la monoculturalité fait qu'effectivement on se marre bien lorsque l'on pratique plusieurs cultures ou langues, avec les anglo saxons, qui eux le voient et s'en amuse aussi!

Après vouloir des contrats, c'est comme les téléfilms, il a fallut que les américains refusent les téléfilms français pour cause de non diversité, pour que les choses changent, et non par ceux qui vivent entre eux.

Car si il y a bien un communautarisme ethnique, c'est bien toutes les professions ou ça gagne.

C'est le jeu, mais du coup il ne faut pas s'étonner d'un choix !
a écrit le 18/12/2019 à 12:19 :
La diversité pour la diversité ça ne veut pas dire grand chose ! Je sais bien que c’est le sujet à la mode, rouleau compresseur qui nous vient des US. En gros on parle donc de quotas. Le problème n’est pas la diversité en elle-même mais la qualification (skills) demandée pour les jobs en question. Si les personnes issues de la dite diversité ne répondent pas aux critères de qualification demandée souvent pointus quand il s’agit d’IA par exemple, vouloir faire de la diversité un totem absolu pour faire bonne figure n’a aucun sens. Les entreprises ne vont quand même pas se forcer à employer des personnes non qualifiées juste sous prétexte d’assouvir une soif de quotas sous la pression ambiante.

La bonne question à se poser se situe plutôt au niveau du cursus de formation : y-a-t-il assez de femmes et de personnes issues de la dite diversité qui se forment et qui sont donc dans les bons pools de formation pour répondre aux annonces de jobs pour lesquels certaines entreprises ont un mal fou à recruter ? Tant que ce problème d’emploi qualifié sur les filières d’avenir (tech en majorité) n’est pas réglé, réclamer de la diversité n’a aucun sens. J’aimerai connaître les stats des femmes en école d’ingé. Combien sont-elles ? Combien se forment sur les problématiques d’algorithmiques, de mathématiques, de data scientist ? Probablement pas nombreuses. Causes conséquences...Bref, commençons par les basiques avant de réclamer de la diversité de façon contre productive pour faire plaisir à la pression médiatique !
Réponse de le 18/12/2019 à 13:54 :
Bien d'accord. Le problème est mal posé et on note que les US reviennent (depuis longtemps en fait) de la discrimination positive qui n'a pas donné grand chose.
Ensuite pourquoi des personnes, disons mûres, iraient se lancer dans des aventures aussi périlleuses que le montage de startup alors qu'il est plus confortable et rassurant de travailler dans une grosse structure bien installée ? Un djeun' a nécessairement moins à perdre et peut se permettre de prendre plus de risque, surtout si son entourage le soutien financièrement.
Enfin, sur le déficit de candidats dans certains secteurs, s'il est une réalité dans de nombreux cas, il faut aussi s'interroger sur la capacité du système éducatif à s'adapter aux besoins du marché. Ce dernier terme reste un gros mot pour la majeure partie des enseignants des universités qui se moquent des besoins de l'industrie comme de leur premier document écrit en LateX. Songez aussi qu'il faut entre 2 et 3 ans pour modifier un cursus d'enseignement supérieur avec les validations réglementaires à passer...
Réponse de le 18/12/2019 à 14:09 :
d un autre cote, les femmes ne sont pas stupides. Au lieu de faire ingenieur, elles font medecine. Ca paye nettement mieux et les conditions de travail sont meilleurs si vous restez en france (parce que travailler pour une SSII c est quand meme pas l ideal)
a écrit le 18/12/2019 à 11:04 :
dans une start-up il faut prendre des risques, travailler dur, se lever tôt, se coucher tard...sans aucune sécurité d'emploi qui peut disparaître du jour au lendemain.
Un pays qui dépense 600 milliards (30% PIB) dans le social n'encourage pas ce risque. Seul le réseau proche du créateur peut adhérer fortement à la prise de risque.
L'article montre en fait le vrai poison de la tech française: l'incompréhension totale du microcosme élitiste parisien qui a largement contribué par son idéologie socialiste et pseudo écolo (garder le propre et exporter les usines) à la désindustrialisation.
Réponse de le 18/12/2019 à 12:03 :
Vous avez vu juste. La France sans cette mentalité socialiste serait l'un des pays les plus riches et créatifs du monde et cela decloisonnerait l'entre-soi.
Alors que aux USA pour plus de reussite et justice il faut sans doute plus d'état, surtout au niveau de l'éducation et des universités (vraiment trop chères), en France il faut moins de social pour plus de justice et d'opportunités pour tous.
Réponse de le 18/12/2019 à 16:29 :
quand tu es un noir ou un arabe le risque ce n'est pas de faire ou réaliser, c'est d'être payé !

Ayant vécu l'expérience, disons que j'ai compris que pour faire le boulot oui, pour toucher l'argent non.

C'est pourquoi il y a personne, et non supposer des pseudo explications autour du social, pour essayer de noyer le poisson d'un système et de dirigeant qui ne voient l'individu que par l'origine qu'il porte!
a écrit le 18/12/2019 à 10:10 :
"Que des Blancs, quasiment personne au-dessus de 30 ans... quel malaise bravo la startup nation parisiano-bobo !"

Il faut avouer que quelle erreur quand même ! Surtout quand on a son business sur internet à savoir par lequel on interpelle une clientèle bien plus concernée par les phénomènes sociaux, culturels et environnementaux.

Incroyable un tel manque de discernement.
Réponse de le 18/12/2019 à 18:51 :
@ multipseudos: tu as l'air tendu dis moi.
.
Signalé
a écrit le 18/12/2019 à 10:10 :
Il y en a marre de faire croire qu'il y a des débouchés dans l'IT et pas de diversité dans les profils. C'est tout l'inverse!

Ca fait depuis vingt ans que l'on répète ce même discours et c'est usant. Il y a des dizaines de milliers d'étudiants qui sortent chaque année de l'université, BTS,IUT ou écoles d'ingénieurs/commerce et ca ne suffirait toujours pas ? Pourquoi les salaires proposés actuellement sont plus bas qu'il y a 10 ans ?
a écrit le 18/12/2019 à 9:48 :
Il faut relativiser le manque de personnel dans la tech. Des entreprises comme Dassault systeme par ex ont aucun mal a recruter. C est sur que c est plus dur pour des marchand de viande (le surnom des SSII). Qui a envie d aller travailler chez Alten ?

Apres il y a le probleme des salaires et de la localisation: travailler a paris pour 2500 €/mois c est quand meme pas le paradis (vous avez facile 40 % du salaire qui part en loyer), surtout si on compare avec ce qu offrent d autres pays
a écrit le 18/12/2019 à 9:44 :
Comme le dit l article, pour creer sa start up, au debut c est avec l argent des proches. Donc impossible si vous n avez pas dans votre famille des gens qui ont les moyens d investir (et eventuellement de perdre) 10 000 € ou plus
a écrit le 18/12/2019 à 9:34 :
Toutes ces polémiques sur la diversité sont mortifères pour notre pays. Les entreprises qui discriminent sur l'origine existent dans tous les pays, il n'y a que les bien-pensants qui l'ignorent. Quand à la discrimination sur l'âge, là aussi, ça a toujours existé. Les entreprises aiment avoir des employés qui ont tous à peu près le même age, elles embauchent massivement pendant un an ou deux, puis pendant vingt ans n'embauchent plus, puis, quand leurs employés partent à la retraite, réembauchent une nouvelle génération. Le fantasme de l'entreprise multi-culturelle, multi-âge n'existe pas.
a écrit le 18/12/2019 à 9:13 :
Pour donner une chance à d'autres profils il faut des venture capitalists courageux comme Peter Thiel. La réponse en tout cas est dans l'initiative d'individus novateurs capables de casser les codes, parce que un vrai investiteur en start-up cherche les vrais talents et parmi eux, ceux qui en veulent plus, les plus motivés, qui sont issul très souvent de classes modestes. C'est avec eux qu'on peut gagner le plus d'argent, mais hélas en France l'entre soi et l'habitude sont plus fortes que l'avidité.

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