• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Technos & MediasInnovation et Start-up

L’entre-soi, un poison pour la tech française

Photo de Sylvain Rolland

Sylvain Rolland

Publié le 18 décembre 2019 à 05:25

Les barrières à l'entrée pour entreprendre, surtout quand on sait que huit startups sur dix échouent, sont encore plus féroces pour les moins favorisés.

Les barrières à l'entrée pour entreprendre, surtout quand on sait que huit startups sur dix échouent, sont encore plus féroces pour les moins favorisés.

Illustration Mathieu Momiron pour La Tribune

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
C’est le paradoxe du numérique : des emplois à la pelle, des entreprises sous tension faute de trouver assez de talents, mais une sous-représentation des femmes et de la diversité sociale et culturelle. Malgré l’urgence, la prise de conscience débute à peine et les ponts entre les populations les plus éloignées de l’emploi et les métiers de la tech restent encore largement à construire.

En un tweet, le 2 septembre dernier, Le Slip Français a validé malgré lui une bonne partie des clichés sur la "startup nation". A l'occasion de la rentrée des classes, le fleuron de la vente en ligne de sous-vêtements made in France a publié sur Twitter une photo de 34 membres de son équipe. Avec un slogan : "changer le monde en slip", détournant avec humour l'un des adages préférés des startuppeurs. Mais l'opération de com' a vite tourné au fiasco. Car la pépite n'avait pas anticipé le déferlement de critiques suscitées par l'absence criante de diversité sur la photo. "Que des Blancs, quasiment personne au-dessus de 30 ans... quel malaise bravo la startup nation parisiano-bobo !", s'enflamme un internaute outré alors que la fachosphère vole au secours de l'entreprise -qui s'en serait bien passée. "Vous avez raison il n'y a pas beaucoup de diversité dans l'équipe, répond, un jour plus tard, le "community manager". C'est un constat et on aimerait que ça change !"

Mécanique de discrimination systémique contre les femmes et les minorités

Et pourtant, le fait même que Le Slip Français se soit laissé surprendre par la polémique en dit long sur le chemin qu'il reste à parcourir pour rendre le milieu du numérique plus inclusif.

"La tech, c'est le royaume de l'homme blanc surdiplômé, urbain et issu d'un milieu social favorisé", résume Mounir Mahjoubi, ancien secrétaire d'Etat au Numérique et cofondateur de plusieurs startups dont La Ruche Qui Dit Oui. "L'entrepreneur-type a pris le risque de monter sa startup en sortant de sa grande école de commerce ou d'ingénieur car il est soutenu par le "love money" de sa famille et parce qu'il maîtrise déjà tous les codes sociaux qui lui permettront de frapper aux bonnes portes", poursuit-il.

Autrement dit, les barrières à l'entrée pour entreprendre, surtout quand on sait que huit startups sur dix échouent, sont encore plus féroces pour les moins favorisés. "Le cercle vicieux se poursuit à toutes les étapes de la croissance", décrypte Saïd Hammouche, le fondateur du cabinet de recrutement Mozaic RH, qui met en avant les talents issus de la diversité. "Quand un startuppeur réussit et veut embaucher, il se tourne à son tour vers son écosystème naturel. Le premier réflexe est de minimiser le risque en privilégiant l'entre-soi", ajoute-t-il. Et de tacler :

"On a créé dans la tech une mécanique de discrimination systémique sans même s'en rendre compte, qui exclut les femmes, les travailleurs les plus âgés, les minorités ethniques ainsi que ladiversitésociale et culturelle".

79.000 postes non pourvus dans le numérique en France en 2019

Cette situation aboutit à un paradoxe : alors que le chômage reste une préoccupation majeure en France, le secteur du numérique créé des emplois à la pelle sans réussir à tous les pourvoir. 25.000 emplois seront créés l'an prochain par l'économie numérique, soit entre 10% et 15% du total, déclarait Cédric O, le secrétaire d'Etat au Numérique, en septembre dernier. Mais 79.000 postes dans le numérique restent vacants en France en 2019, et le chiffre grimpera à 200.000 en 2022 d'après Pôle Emploi. La pénurie touche tous les métiers du numérique : les ingénieurs et autres data scientists bien sûr, mais aussi les fonctions support, les ventes, le marketing et les techniciens dans les entrepôts.

D'après le premier baromètre "Quartiers Prioritaires de la Ville et numérique", réalisé par l'association Diversidays, les discriminations touchent particulièrement les femmes de plus de 35 ans. Celles-ci seraient cinq fois moins amenées que les hommes à rechercher un emploi dans les métiers du numérique.

"On sous-estime le phénomène d'auto-exclusion, le fait que les gens se disent que ce n'est pas pour eux, alors qu'ils ont des compétences et l'accès à des formations", relève Anthony Babkine, le cofondateur de Diversidays. Qui poursuit : "Il y a un gros travail à faire de la part des entreprises pour faire connaître leurs besoins auprès de ces populations".

Un point de vue partagé par Mozaic RH, pour qui les talents et les compétences qu'il manque aujourd'hui dans la tech sont bel et bien présents dans tous les territoires et chez toutes les catégories de la population active. D'après une étude de la Fondation Mozaic avec Elabe, les préjugés et l'endogamie des recruteurs seraient les principaux freins à l'emploi des minorités. "A compétences égales, il y a rupture de l'égalité de traitement. Les talents des territoires moins privilégiés doivent envoyer 2,5 fois plus de CV que les autres pour décrocher un entretien", note l'étude.

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

En revanche, les QPV sont sur-représentés dans les emplois les moins qualifiés de la tech, comme les chauffeurs Uber, les magasiniers Amazon ou les livreurs Deliveroo. "Pourtant, dès que les recruteurs abandonnent le CV et privilégient des approches basées sur les compétences, la diversité et la mixité augmentent nettement" indique Saïd Hamouche, en prenant l'exemple du BHV Marais. "Mais aucune des entreprises du numérique n'émerge comme proactif dans ce domaine", regrette-t-il en déplorant que les recruteurs ne fassent pas assez le lien entre créativité et innovation d'une part, et performance économique d'autre part.

Un plafond de verre difficile à briser malgré une pléthore d'initiatives

Ce plafond de verre pour les femmes et les minorités peut-il être brisé ? Bien que récente et loin d'être générale, la prise de conscience est réelle et les initiatives se multiplient. Aujourd'hui, la lutte pour la parité parait un peu plus avancée, en partie grâce à des structures comme Sista, créé par Céline Lazorthes (la fondatrice de Leetchi), qui réussissent à mobiliser des acteurs de l'écosystème tech.

Ainsi, son Baromètre 2019 des levées de fonds a fait grand bruit. On y apprend que depuis 2008, seulement 9% des startups françaises ont été fondées exclusivement par des femmes, et qu'elles ne représentent que 2% du total des financements sur la période. "Les femmes ont 30% de chances en moins que les hommes de lever des fonds auprès des principaux investisseurs", dénonce Céline Lazorthes. Face à la sévérité du constat, nourri par de nombreuses études, Sista et le Conseil national du numérique (CNNum) ont fait signer en octobre à 56 fonds d'investissement français une charte les engageant à financer davantage les entrepreneuses. "Nos biais inconscients peuvent nuire à la rationalité de nos pratiques d'investissement", admettent les signataires.

Du côté de la lutte pour davantage de diversité sociale et culturelle dans la tech, de nombreux leviers d'action ont été lancés, qu'il s'agisse de formations avec des écoles comme Simplon, avec des associations comme Diversidays ou avec des entreprises comme Mozaic RH. "Je suis optimiste car l'arrivée à maturité de la French Tech signifie qu'on peut réfléchir davantage sur le sens de l'innovation, corriger ce qui ne va pas et promouvoir une innovation meilleure pour la société", explique Kat Borlongan, la directrice de la Mission French Tech. Dans le sillage de French Tech Tremplin, un programme doté de 15 millions d'euros qui aide, lors de sa première édition, 146 entrepreneur(e)s de la diversité sociale à mener à bien leur projet, la directrice promet des actions pour 2020.

Mais les plus pessimistes noteront que malgré la prise de conscience, les choses changent peu. Les femmes ne représentent toujours que 30% des salariés du secteur du numérique, tous métiers confondus. Pire : le collectif Femmes du numérique relève que les femmes sont de moins en moins nombreuses dans les formations au numérique.

À lire également

  • Dans la tech, les femmes se battent encore pour la parité
  • Les fusions-acquisitions dans la French Tech vont-elles enfin décoller ?
  • FT120, Next40 : l'illusion de grandeur de la French Tech
  • French Tech : la fabrique à licornes est lancée
  • La pénurie de talents, prochain frein de la French Tech ?
  • 2,8 milliards d'euros, 3 licornes : premier semestre exceptionnel pour la French Tech

Même constat pour la diversité sociale. "Malheureusement, il faudra certainement que les entreprises soient au pied du mur face à une grave crise des talents pour que les choses changent vraiment", craint Saïd Hammouche, de MozaicRH. Il y a du pain sur la planche.

Sylvain Rolland

Sur le même sujet

Nubia a présenté le NaviX Ultra, équipé de Doubao, l'assistant conversationnel développé par ByteDance, maison mère de TikTok.

Les smartphones à agents IA ouvrent un nouveau front dans la bataille des plateformes

Les fabricants chinois multiplient les smartphones capables d'exécuter des tâches à la place de leurs utilisateurs grâce à des agents d'intelligence artificielle. Une évolution qui pourrait bouleverser l'économie des applications, au point de pousser plusieurs géants du numérique à verrouiller l'accès à leurs services.

Tech & IA
L’IA agentique, qui promet d'automatiser un certain nombre d'usages en ligne dont le shopping, inquiète l'Autorité de la concurrence

« Cet avis est un signal d’alarme » : l'inquiétude de l'Autorité de la concurrence sur les agents IA

Dans un avis présenté comme un « signal d’alarme », l’Autorité française estime que le développement des agents IA, fortement concentrés autour de trois acteurs (OpenAI, Anthropic et Google), ouvre la voie au remplacement ou à la disparition d’acteurs de l'économie numérique.

Premium
Intelligence Artificielle
Yang Zhilin, fondateur de Moonshot AI, lors d'une conférence du forum Zhongguancun 2026, à Pékin.

DeepSeek casse les prix, Moonshot veut tout intégrer : comment l’IA chinoise attaque les modèles américains

DeepSeek a fait irruption avec un modèle open source jusqu’à 85 % moins cher que GPT5.5, pendant que Moonshot AI aligne ses modèles Kimi et K2 pour rivaliser avec ChatGPT et Claude sur le code et le raisonnement. Derrière ce duo de “tigres” de l’IA, Pékin teste une stratégie diplomatique : casser les prix, séduire les entreprises occidentales et proposer au Sud global des alternatives complètes aux services américains.

Premium
Intelligence Artificielle
Alibaba s'est imposé dans l'IA avec sa famille de modèles open source Qwen.

Alibaba, ByteDance, Meituan... Une myriade d'acteurs chinois à la conquête de l'IA

Malgré les restrictions américaines sur les semi-conducteurs, la Chine accélère dans l'intelligence artificielle en s'appuyant sur une nouvelle vague de champions capables de rivaliser avec les géants de la Silicon Valley.

Tech & IA
Au-delà de la bataille industrielle, la Chine cherche également à s'imposer comme un acteur central de la régulation mondiale de l'intelligence artificielle.

Pékin contre Washington : la guerre de l'IA change d'échelle

Le président chinois Xi Jinping a accusé les États-Unis de vouloir monopoliser l'intelligence artificielle et appelé à un nouvel ordre mondial de l'IA, au moment où Pékin accélère sa course pour rattraper son rival technologique.

Tech & IA
Photo d'illustration de l'article

Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

Une réorganisation de l’opérateur est prévue ce mois de septembre. Initiée avant l’accord avec Altice France, elle devrait cependant permettre d’intégrer plus efficacement les actifs de SFR Business si la vente se confirme.

Premium
Télécoms
Des pièces rares tels que les produits de luxe demandent des conditions particulières et critiques dans leur acheminement.

Fret aérien : Stracker lève 2,5 millions d’euros pour fluidifier le transport d’urgence

La start-up Stracker annonce une levée de fonds de 2,5 millions d’euros. Cette jeune pousse parisienne développe une IA pour piloter le fret critique dans des secteurs tels que l’aéronautique, le luxe et la medtech.

Premium
Tech & IA
Un logo Google spécialement conçu, lors de l'inauguration du nouveau centre d'intelligence artificielle (IA) de Google à Berlin, en Allemagne, le 5 mars 2026.

L’UE serre la vis à Google sur Android, l'IA et les données de recherche

Bruxelles contraint le géant du web à partager aux moteurs de recherche concurrents ses données et exige qu'il ouvre Android aux IA développées par ses rivaux. Google proteste vivement.

Intelligence Artificielle