La startup de la semaine : comment Snapshift veut faciliter les ressources humaines
Anaïs Chérif

Photo d'illustration
Snapshift
Anaïs Chérif

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Snapshift
Du contrat de travail, aux déclarations à l'URSSAF, en passant par la gestion des plannings jusqu'à la paie... Le logiciel Snapshift se veut l'équivalent d'un service de ressources humaines. Alors que les outils collaboratifs se multiplient, Snapshift est né pour répondre aux besoins bien spécifiques de la gestion administrative des établissements de restauration et de l'hôtellerie.
"Après avoir créé une première startup (ndlr : un site de ventes aux enchères), je me suis lancé dans la restauration en 2005. J'ai créé des bars à smoothie dans Paris, avec une franchise de cinq établissements pour une trentaine de salariés", raconte Olivier Severyns, fondateur de Snapshift.
Olivier Severyns a donc développé une application de gestion de plannings pour son usage personnel dès 2013. "Certains restaurateurs ont commencé à l'utiliser après en avoir eu connaissance par bouche-à-oreille. Comme j'avais très envie de revenir dans le milieu de la tech, je me suis dis qu'il y avait peut-être un vrai besoin." En février 2016, la startup parisienne voyait le jour. Elle emploie désormais 22 personnes, dont près de la moitié sont des profils tech pour développer en interne le logiciel.
Trois ans après sa création, Snapshift va bien au-delà de la simple gestion de plannings. Elle permet désormais de gérer administrativement le parcours d'un salarié, de A à Z. Et tous les membres des entreprises clientes peuvent l'utiliser - des dirigeants, aux services RH et comptables, en passant par les managers et les salariés. "Quand une entreprise recrute un salarié, elle doit rentrer une seule fois les informations nécessaires, comme l'état civil par exemple. Notre logiciel permet ensuite de générer automatiquement un contrat de travail, sur la base des modèles fournis par les sociétés elles-mêmes, et de réaliser la déclaration préalable à l'embauche auprès de l'URSSAF en deux clics", explique Olivier Severyns.
Il est ensuite possible de réaliser les plannings en fonction des conventions collectives de chaque secteur, des contrats de travail des employés, mais aussi des arrêts maladie, des congés payés, des récupérations, des indisponibilités... Une fois le planning publié, il peut être modifié et tous les salariés sont avertis des changements en temps réel grâce à l'application accessible sur smartphone. Le but : éviter les absences et les retards.
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La startup a passé plusieurs partenariats avec des logiciels de caisses enregistreuses, comme Tiller et InnovOrder. En étant connecté aux caisses des établissements, Snapshift fournit des tableaux de bord du taux de productivité et le ratio de masse salariale en temps réel afin de planifier au mieux la présence des équipes.
Le logiciel édite également un fichier en fin de mois à importer dans les logiciels de paie pour connaître directement, sans avoir à repointer, le nombre d'heures travaillées, les heures supplémentaires réalisées, les arrêts maladie, etc.
Snapshift dit être utilisé par 2.000 établissements en France, soit par environ 20.000 à 30.000 utilisateurs. Entre 75 à 80% de ses clients sont dans le secteur de la restauration et de l'hôtellerie (Columbus Café, Pizza Hut, Big Fernand...). Le reste provient du retail (Etam, Biocoop, Krys...) et des salles de sport (fitness center).
SaaS
(logiciel en tant que service, reposant sur une logique d'abonnement et non de licence) avec un abonnement de 6 euros par salarié. La jeune pousse propose pour deux euros supplémentaires par mois et par salarié une "émargeuse" - une tablette connectée en temps réel au planning, permettant les signatures numériques. Snapshift, qui ne communique pas son chiffre d'affaires, a atteint l'équilibre en août. Après avoir levé 400.000 euros en mai 2017, la startup espère lever des fonds "prochainement" pour un montant non communiqué.À lire également
L'objectif : développer son produit, en permettant à ses clients de personnaliser davantage les conventions collectives en intégrant leurs accords d'entreprises. Snapshift souhaite également travailler sur l'automatisation de la paie, pour pouvoir détecter des anomalies de saisie et faciliter le travail des gestionnaires de paie.
Anaïs Chérif