L'intérêt général oui, mais le business aussi. Alors que Paris accueille lundi et mardi une quarantaine de chefs d'État et des pointures internationales de l'intelligence artificielle au Grand Palais, pour avancer vers des usages éthiques et une meilleure gouvernance mondiale de l'IA, l'Élysée et les lobbys de la tech en profitent pour faire d'une pierre deux coups.
A quelques kilomètres de là, se tient effectivement, mardi 11 février, le Business Day. Cette journée officielle du Sommet pour l'action sur l'IA prend place à Station F, l'imposant campus de start-up lancé en 2017 par Xavier Niel. Le concept : réunir la crème des pépites françaises de l'intelligence artificielle, ainsi que quelques grands groupes et investisseurs internationaux. L'objectif : mettre en avant l'écosystème français de l'IA, et, si possible, signer quelques contrats. Environ 3.000 acteurs économiques sont attendus pour cette gigantesque opération de networking, conçue comme une déclinaison IA du fameux sommet « Choose France » d'Emmanuel Macron.
Une telle journée de business est une première pour un sommet international et institutionnel sur l'IA. Ni le Royaume-Uni en 2023, ni la Corée du Sud en 2024, qui avaient accueilli ses deux premières itérations, n'avaient profité des projecteurs pour mettre en avant de manière officielle leur propre tissu d'entreprises.