Les 15 disruptions dont vous allez entendre parler

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(Crédits : GettyImages)
Dans sa définition originale, on appelle "disruption" une fracture, une rupture. Elle désigne, en économie, le bouleversement d'un marché, d'un secteur d'activité généralement du fait du développement des nouvelles technologies. Agriculture, finance, mobilités, santé ou encore défense, voici les 15 disruptions dont vous allez entendre parler.

AGRICULTURE

Les drones et la génétique contre la sécheresse

En 2020, il faudra nourrir plus de 7,7 milliards d'habitants dans un contexte de raréfaction de la main-d'oeuvre agricole. Pour améliorer la productivité des cultures, le monde agricole a les yeux tournés vers les fameux ciseaux moléculaires Crispr-Cas9, qui permettent de modifier l'ADN des cellules vivantes en insérant un gène ou une mutation. Des recherches sont menées en Chine et aussi au Royaume-Uni, où l'orge a été rendue plus résistante à la sécheresse.

Autre technologie disruptive, l'association de la modélisation agronomique à l'intelligence artificielle et aux objets connectés afin de mieux prévoir les rendements et d'optimiser le recours aux intrants. Les acteurs du drone sont sur le pont. Citons le suisse AgroFly, le chinois Sinochip ou encore le français Parrot. Ce dernier est partenaire d'Airinov, un prestataire qui utilise des drones embarquant des capteurs multispectraux pour faire de la détection de parcelles en manque d'eau ou du comptage de pieds de plants, grâce à des algorithmes d'intelligence artificielle.

ALIMENTATION

Vers des steaks végétaux

Longtemps montrés du doigt pour des raisons de santé, les hamburgers veulent se réconcilier avec les consommateurs. Sur fond de mouvement végan, la question de nos habitudes alimentaires est posée pour des raisons écologiques : il faut entre 13.000 et 15.000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande. Impossible dans un monde surpeuplé et où le stress hydrique provoque déjà des sécheresses. Il faut donc aller vers les protéines végétales, à l'exemple de "l'Impossible Burger", un steak 100% végétal inventé par Impossible Foods, une startup californienne créée par le biochimiste américain Patrick O. Brown. Ce chercheur a eu l'idée de recourir à l'hème, un des constituants de l'hémoglobine qu'il produit à partir de la racine du soja.

En France, les solutions à la malbouffe sont aussi en marche. En témoigne la société André Bazin avec son projet Yuki. L'idée est de produire en continu des tranches de jambon à base de porc. Grâce à la pasteurisation, il ne contiendra ni additif ni conservateur. Autre approche disruptive, celle de la société NBread Process, qui a développé une technologie afin de transformer les légumes et les fruits en pain de mie facile à manger. Mais tout en gardant leurs propriétés organoleptiques et nutritionnelles.

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Food

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FINANCE

La fintech robotise la banque

La révolution numérique fait trembler les établissements financiers multiséculaires. D'abord attaqués sur la cible jeune par les banques en ligne (Boursorama, Fortuneo), ils ont réagi en rachetant ces structures ou en créant les leurs : BforBank pour le Crédit Agricole et Hello Bank ! pour BNP Paribas. Puis la deuxième vague est arrivée, celle des fintech, l'allemande N26, l'anglaise Revolut ou la française Compte Nickel (rachetée par BNP Paribas).

L'association France Fintech recense plus d'une centaine de ces jeunes pousses, bien décidées à se faire une place sur ce marché dominé par quelques grands acteurs. Les robo-advisors (plateformes automatisées de conseil en investissement) comme Yomoni, Advize, WeSave, Nalo, Marie Quantier et FundShop veulent, eux, une part du gâteau de la gestion de patrimoine. Les banques misent sur la réticence des Français à changer d'établissement (taux de mobilité bancaire de 4,5% en 2014). Mais jusqu'à quand ?

MOBILITÉS

Transport en commun : plus vite, plus vert

Faire un Paris-Nice à 1.200 km/h sans prendre l'avion, c'est ce qu'augure le concept Hyperloop. Il s'agit d'un train qui circulera en sustentation magnétique dans un tube en acier. Le principe en a été décrit en 2013 par Elon Musk dans un document dont chacun est libre de s'inspirer. À l'instar d'Hyperloop One, qui a noué des partenariats partout dans le monde, notamment en France avec la SNCF, et fait l'objet d'études de faisabilité entre Bordeaux et Toulouse. Il y a déjà des projets concurrents, comme Hyperloop TransPod et Spacetrain, une jeune startup qui travaille sur un train interurbain constitué de capsules circulant dans un tube pressurisé. Alimenté par des piles à combustible, il sera propulsé par sustentation magnétique à 540 km/h.

Avant d'embarquer dans les capsules, les usagers se rendront probablement à la gare en drone-taxi. Les projets de taxis volants autonomes sont portés, entre autres, par Airbus, Uber et Volocopter, mais aussi par Ehang, une startup chinoise qui a coiffé au poteau ses concurrents en réalisant récemment une démonstration avec des passagers à bord.

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Hyperloop One, Train, Elon Musk

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TOURISME

Les "millenials" bousculent l'hôtellerie

Il y a eu un avant et il y aura un après Airbnb pour le secteur de l'hôtellerie. Avant 2007, date de naissance de la plateforme, les chaînes mondiales (Marriott, Hilton, InterContinental, AccorHotels, etc.) étaient en concurrence entre elles. Depuis, elles doivent faire face à ce nouveau mode de logement entre particuliers, facilité par les outils numériques. Pourquoi payer une chambre d'hôtel quand on peut avoir un appartement pour le même prix ? Les centrales de réservation comme booking.com ont également poussé les chaînes hôtelières à revoir leur business model. Ces nouveaux entrants digitaux séduisent les millenials, et leur capitalisation boursière égale celles de groupes centenaires (31 milliards de dollars pour Airbnb contre 38 milliards pour Marriott International, numéro un mondial de l'hôtellerie).

Une étude de MasterCard prévoit que la croissance annuelle de la location d'appartements entre particuliers d'ici à 2025 atteindra en moyenne 31% par an dans l'Union européenne, contre 4% pour l'hôtellerie traditionnelle.

SANTÉ

La télémédecine bouleverse la relation patient-médecin

S'il est bien un secteur en train d'être bouleversé par les technologies (numérique, génétique, robotique), c'est celui de la santé. La télémédecine - téléconsultation, télésurveillance médicale, téléassistance médicale - encore balbutiante devrait se développer rapidement. En 2016, 73 millions d'appareils de santé étaient connectés à travers le monde. En 2020, ils seront 161 millions, selon une étude de Grand View Research.

Les applis et objets connectés de surveillance des fonctions vitales se multiplient : il y en aurait 260.000 dans le monde (source Research2Guidance), dont 100.000 en France (source Sanofi), et 17% des Français utilisent des applications e-santé (source Microsoft).

Dans l'univers hospitalier, les robots chirurgiens, comme le Da Vinci d'Intuitive Surgical, vont aider les praticiens pour les opérations non invasives et donc augmenter le pourcentage de la chirurgie ambulatoire, aidant ainsi les établissements médicaux à réduire les frais d'hospitalisation.

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télémédecine

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CONSTRUCTION

Le bâtiment veut faire bonne impression en 3D

Selon MarketsandMarkets, l'impression 3D en béton d'éléments de construction, voire directement de maisons ou d'immeubles, devrait générer 56,4 millions de dollars de recettes en 2021. Argument massue : on imprime une maison moyenne en trois ou quatre jours au lieu de la construire en deux semaines. À cela s'ajoute la réduction du bruit et des risques sur le chantier - puisqu'on s'affranchit des échafaudages. De même, la fabrication additive économise de la matière première et limite l'empreinte environnementale.

« Compte tenu de ces avantages, Dubaï prévoit à moyen terme que 25% des constructions seront imprimées en 3D », explique Maxime Trocmé, responsable R&D de Vinci Construction qui s'allie aux français XtreeE (impression 3D) et Freyssinet, qui construit une usine afin de faire face à cette demande.

Reste que l'impression 3D cherche encore ses modèles économiques : faut-il utiliser un complexe de béton alterné avec du polystyrène expansé, du béton fibré ou, comme l'italien Wasp, des matériaux géosourcés ? Les jeux sont ouverts.

INDUSTRIE

Produire mieux, plus vite, moins cher et plus propre

Avec l'Internet industriel des objets (IIoT), les capteurs pullulent dans les centres d'usinage à très grande vitesse, robots 8 axes, cobots et autres chaînes de fabrication intégrées... Des océans de données nourrissent les puissants algorithmes d'intelligence artificielle, qui améliorent sans cesse la production.

Car la smart factory veut garantir la qualité des produits, fabriquer en masse des produits tous différents, voire de toutes petites séries ultra personnalisées pour le prix du standard. À l'instar de Naval Group qui, en collaboration avec l'École centrale de Nantes, a imprimé en 3D sa première pale d'hélice de bateau.

Autre défi industriel : respecter l'environnement et la santé des salariés. En témoigne Mecachrome, qui remplace les huiles minérales par de l'azote liquide pour refroidir l'outil coupant et laisser l'objet sec et propre en s'évaporant. De quoi faciliter le recyclage des copeaux métalliques. La société produit des pièces en attente de qualification par les clients de l'aéronautique.

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Mecachrome

[Usine de Mecachrome. Crédit : DR]

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NUMÉRIQUE

De l'intelligence artificielle à l'ordinateur quantique

L'apprentissage machine et l'apprentissage profond dopent le marketing prédictif, la cybersécurité et les fintech. L'apprentissage par renforcement réalise désormais des opérations qu'aucun programmeur ne pourrait leur apprendre. BMW, Google, Mobileye et Intel s'en servent pour optimiser le véhicule autonome. Réseaux de neurones, arbres de décision, forêts aléatoires, algorithmes génétiques... les technologies de l'intelligence artificielle vont sans cesse se combiner pour s'immiscer par tous les pores du numérique. Après l'IA gloutonne en données, place à l'IA frugale.

Autre disruption attendue, à moyen terme, les ordinateurs quantiques, auxquels croient Google, IBM, Intel ou Microsoft, promettent des puissances de calcul délirantes. Problème, ces systèmes sont physiquement instables. QuTech, un institut de recherche néerlandais, pense s'approcher du Graal avec des quasi-particules, découvertes en 2012, qui permettraient de fabriquer des circuits électroniques quantiques sur des puces en silicium classiques.

AÉROSPATIALE

Le New Space privatise l'espace

Longtemps, le marché des lanceurs spatiaux a été occupé par les fusées de type Soyouz ou Ariane. L'arrivée du New Space (industrie spatiale d'initiative privée) avec les lanceurs réutilisables SpaceX d'Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos, moins chers que les lourdes fusées classiques, a bousculé cette hiérarchie. D'autant que ces lanceurs sont bien adaptés aux constellations de microsatellites (de 150 à 250 kg).

Autre marché en plein essor : le tourisme spatial. Là encore, ce sont les acteurs privés qui multiplient les annonces. On retrouve ici SpaceX et Blue Origin, plus Virgin Galactic de Richard Branson pour les vols orbitaux et suborbitaux ; le Soar (SubOrbital Aircraft Reusable) de Swiss Space Systems, conçu à la fois pour le lancement de petits satellites et le tourisme spatial ; Bigelow Aerospace avec ses modules gonflables rattachés à la Station spatiale internationale ; et Orion Span et son Aurora Station. Encore plus fou : un ascenseur pour l'espace, que la société japonaise Obayashi prévoit pour 2050.

DÉFENSE

Les robots tueurs, futur de l'armement ?

Dans la DMZ (zone démilitarisée) entre les deux Corées, le robot SGR-A1 de Samsung surveille de jour comme de nuit. Il peut déceler les mouvements d'un intrus sur un rayon de quatre kilomètres et tirer de lui-même, sans supervision humaine, sur toute personne ou véhicule qui s'approche.

Ces Sala (Systèmes d'armes létales autonomes) sont encore peu répandus, mais toutes les agences de R&D des armées mondiales élaborent ce genre d'armes autonomes, comme Perdrix, un essaim de 103 mini-drones, de 16 cm de long, déployés depuis un F-18, ou le robot Maars, développé par la société américaine QinetiQ, ou encore Uran-9, un tank russe armé, piloté à distance et déjà déployé en Syrie. Les Chinois travaillent sur des bancs de robots poissons et les Turcs sur une raie en titane dotée de caméras et bourrée d'explosifs. Bref, malgré les questions éthiques que soulèvent ces nouvelles armes, la « robolution » va certainement changer la manière de faire la guerre.

ÉDUCATION

Le numérique démocratise l'enseignement

Quand on évoque l'éducation, on pense souvent à la figure du professeur donnant un cours devant un tableau noir. Mais avec le numérique, la présence physique d'un enseignant n'est plus la seule alternative. Les Mooc, ces cours en ligne ouverts à tous, ont démocratisé des savoirs qui, auparavant, n'étaient dispensés que dans le cadre des écoles publiques et privées, ou via des formations payantes. On peut désormais passer un examen sans mettre le pied dans un amphi ou suivre une formation diplômante devant son ordinateur, parfois gratuitement.

Le marché mondial des edtech explose, avec plus de 360 startups recensées par l'Observatoire de l'edtech. Il devrait croître de + 20% par an pour atteindre 120 milliards de dollars dans les cinq ans, selon le classement 2016 Ibis Capital/EdTechXEurope. En France, le secteur reste encore sous-capitalisé, mais certaines pépites comme OpenClassrooms, qui vient de lever 60 millions d'euros, et DigiSchool, avec 14 millions levés en 2016, sont bien positionnées.

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éducation, numérique, informatique, école

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LOISIRS

Réalités augmentée et virtuelle bouleversent le divertissement

Le marché du jeu vidéo a désormais dépassé le cinéma en matière de chiffre d'affaires. En 2016, ces jeux ont rapporté 101 milliards de dollars dans le monde (129 milliards de dollars d'ici à 2020), selon une étude du fonds d'investissement britannique Atomico. Avec ses 38 milliards, le cinéma est loin derrière.

Ces jeux de plus en plus sophistiqués sont boostés par les techniques de réalité augmentée (superposition d'éléments - sons, images 2D, 3D, vidéos, etc. sur une image ou un film) et de réalité virtuelle (simulation de la présence physique d'un utilisateur dans un environnement généré par des logiciels). Et ce n'est pas fini : Digi-Capital estime la valeur du marché à plus de 150 milliards de dollars d'ici à 2020.

Les Gafa se sont rués sur ces technologies : Facebook a racheté Oculus (casque de RV) pour 2 milliards de dollars et Google, Magic Leap (RA) pour 542 millions. Outre le gaming, les réalités augmentée et virtuelle font leur apparition dans les parcs d'attractions, les salles de cinéma et même les téléviseurs.

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Oculus, réalité virtuelle

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COMMUNICATION

Le marketing numérique révolutionne la pub

La publicité classique (spots télé de 30 secondes, affiches 4 x 3, annonces print) va-t-elle disparaître ? Sans doute pas, mais elle se transforme avec l'arrivée des technologies numériques. Avant, un plan média était fait « à la louche » par les planneurs des agences spécialisées. L'arrivée de la publicité programmatique (achat d'espace automatisé) et du Real Time Bidding (enchères en temps réel) change la donne.

Avec les techniques de DCO (créations publicitaires optimisées en temps réel) et le marketing automation (dispositifs permettant d'automatiser des campagnes marketing), l'intervention humaine est de moins en moins nécessaire pour gérer une campagne publicitaire. Même les bons vieux panneaux d'affichage se numérisent et deviennent pilotables à distance, avec changement de visuel en fonction de l'heure ou de la météo. Résultat : Google et Facebook détiennent 80% du marché de la publicité numérique (25 % du marché global), au grand dam de nos champions nationaux Publicis et Havas.

PRESSE

L'ère des robots journalistes

Confrontés à un modèle économique en perte de vitesse à cause de l'hégémonie publicitaire des Gafa, les médias se tournent vers l'intelligence artificielle pour faire des économies. Le robot rédacteur de la startup française Syllabs a rédigé en quatre heures pour Le Monde 36.000 articles pour 34.000 communes et 2.000 cantons, lors des élections départementales de 2015.

Plusieurs journaux et agences anglo-saxons, comme le Los Angeles Times, Associated Press (AP) ou Reuters, utilisent ces robots rédacteurs dans les domaines du sport, de la météo, de la finance ou de la politique. AP, qui a choisi le logiciel Wordsmith d'Automated Insights et a nommé un « news automation editor » (rédacteur en chef chargé de l'automatisation des informations), estime que son robot permet d'éliminer 20% de la charge de travail de ses rédacteurs humains.

Wibbitz, startup israélienne, est capable de convertir automatiquement n'importe quel article de presse en un résumé vidéo d'une à deux minutes qui agrège images, infographies animées et mini-clips avec des commentaires en voix off.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2018 à 17:43 :
Les hyperloopés... faudra qu'on m'explique. Plus invasif dans le paysage qu'une ligne de chemin de fer ou qu'une éolienne ! Les gens trouvent ça sympathiques de loin mais vont criser quand ils vont voir cette horreur débouler dans le paysage. Et le débit annoncé ne vaut pas celui d'un bon vieux TGV. Pour moi, c'est no way.
a écrit le 27/08/2018 à 17:45 :
La vrai revolution c'est d'avoir accès aux cours d'origine des technologies anglo saxonnes plutot qu'a leurs traduction en niakoué francophone...
Réponse de le 28/08/2018 à 11:54 :
@alder
Les utilisateurs du "niakoué francophone" n'ont que faire des "technologies anglo saxonnes" , exclusives du complexe militaro industriel, soutient de l'impérialisme principalement américain et de la misère du Monde.
a écrit le 27/08/2018 à 11:18 :
Comme toujours le chaos (disruption) vient du verbiage technologique ou sociologique et du suspens dont il est entouré pour créer l'angoisse. C'est une nouvelle forme de superstition destinée à asservir les population à ceux qui prétendent détenir les clés de la technologie et du management. Cet article manque de philosophie et de racines, de recul et de réalisme.
Autre ficelle bien connue de la superstition est d'entretenir la peur de manquer: eau, énergie, air pur, alimentation saine, travail, de capital, d'intelligence artificielle, etc. 7 Md de terriens ne posent pas problème si tout ce monde peut travailler librement.
a écrit le 27/08/2018 à 10:26 :
Le titre est attirant puis on s'appercois qu'il n'y a pas d#esprit critique.
Avec l'exemple classique des 15000 L d'eau par kilo de viande.
à 5-6€ le M³ prix industriel, le kilo de viande reviendrait ´90€ sortie de ferme. vu que jje le trouve à 10€ en grande surfance merci de me dénnoncer le généreux donateur.
Bref juste une reprise de 10-15 communiqués de presse de Start-up prétendant refaire le monde sans la moindre analyse technique de faisabilité.
lorsque les vraie disruption arriverons personne ne les reconnaitra grâce au mauvais travail d'analyse fait sur la technique.
a écrit le 25/08/2018 à 16:39 :
on se fait plaisir avec les mots......c est sur que les fermes a 2 ou 3000 vaches consomment énormément d eau.......un bon pâturage est bien plus écologique et économe en eau
RB&B.... a simplement modernisé le système de réservation de gîte de chambre d hôte ou de chambre d hôtel.....
les maison 3 D.......a suivre......le bâtiment doit se moderniser, ce sera peut être le declencheur.....
mais bon, j ai le sentiment qu on nous emmène dans un monde inquiétant t pour plus rien n aura de réalité.....
un cabinet d études , UTOPIES, travaille, lui, sur la reconstitution d ecosysteme locaux qui permettront t a chacun de travailler vivre éduquer ses enfants en arrêtant cette fuite en avant du progrès qui enrichit de moins en moins de monde, concentré la population dans des villes où l air est irrespirable, et empêche le reste de 'a planète de survivre......
a écrit le 25/08/2018 à 9:28 :
Belle à la Prévert
Je ne vois pas le disruptif dedans...

Sans parler des erreurs... l'ordinateur quantique à une limite théorique à 40 qbits donc ce n'est pas prêt de changer le monde

Pour le reste ce ne sont que des évolutions sectorielles.. un beau marronnier
a écrit le 24/08/2018 à 22:08 :
Les catastrophes écologiques à venir la disparition de la vie sauvage et surtout notre énorme et démesurée stupidité va vite mettre un terme à tout ce verbiage technologique si généreux et creux.
Tchao pantin
Réponse de le 25/08/2018 à 22:57 :
+ 1000
a écrit le 24/08/2018 à 15:05 :
C'est article me rappelle un livre "Tout l'Univers " qui parlait de l'an 2000 il a plus 40 ans , les rédacteurs du bouquin c'étaient trompés à 99.9 %.
Réponse de le 27/08/2018 à 0:05 :
C'est un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaître.

C'était avant Wikipedia, avant le Quid, avant les 3 chaînes TV.

Pour accéder à la Connaissance, il fallait arpenter les bibliothèques (familailes, privées ou publiques) , fouiller les rayons de librairies, choisir ses livres en espérant avoir fait le bon choix parce que chaque erreur avait un coût en temps et/ou en argent.

Et ensuite, il fallait piocher la substantifique moêlle, lire et relire, et comprendre pour retenir et parfois prendre des notes parce qu'un fois le livre rendu à la bibliothèque il ne serait plus accessible.

Si jamais mes neveux me lisent, c'est fini, je serai définitivement classé dans les brontosaures.
a écrit le 24/08/2018 à 14:38 :
"En 2020, il faudra nourrir plus de 7,7 milliards d'habitants dans un contexte de raréfaction de la main-d'oeuvre agricole". La raréfaction de la MO Agricole est due à la technologie qui, pour être rentable, doit disposer d'immenses d'espaces. Là où il y avait 100 familles de paysans, il y a aujourd'hui un industriel-financier, mécanisé, robotisé qui fait rendre à la terre tout ce qu'elle peut en la surexploitant, la polluant, la stérilisant. Pas pour "nourrir" 8 et bientôt 10 milliards d'êtres humains, mais pour faire des profits pour quelques centaines de milliers de privilégiés. L'avenir est très mal engagé, les technologies disruptives ne feront qu'accélérer le désastre qui se profile.
a écrit le 24/08/2018 à 13:13 :
Il manque l'essentiel, c'est à dire l'énergie. Nous ne sommes plus au moyen age.
a écrit le 24/08/2018 à 11:28 :
Ouah, super, eh bien laissez moi vous dire que j'en j'en ai rien à faire de vos steack végétaux, pour la simple et bonne raison que l'humain s'est construit au court de milliers d'années et qu'on ne change pas sa nature du jour au lendemain. Ce que vous oubliez de dire, c'est que les végétariens et végétaliens sont OBLIGES de prendre des compléments alimentaires pour lutter contre-balancer les carences qu'ils s'auto-infligent. Qu'on le veuille ou non, la viande et le poisson restent indispensables à une alimentation équilibrée (et comme toujours, avec modération). Cette mode du tout végétal est juste de la désinformation.

Savez vous que les médecins sont obligés de RECADRER les parents qui font boire des jus végétaux à leurs enfants car ils sont dénutris ?

Relayer ce genre de fausse information est scandaleux.
Réponse de le 24/08/2018 à 22:30 :
Il y a énormément de gens qui mange de la viande tous les jours voir 2 fois par jour ! S'ils n'en mangeaient que 2 à 3 fois par semaine, ils s'en porteraient mieux et la terre également. Les autres jours, ils pourront manger des steaks "végétaux". Il parait que certains sont très bon, mais pour l'instant c'est assez cher (je n'ai jamais goûté).
Réponse de le 28/08/2018 à 12:31 :
Steak végétaux ! Quel est le grand goupe alimentaire qui touche des royalties sur les brevets de ce nouveau produit ? Quels sont les additifs pour assurer conservation, consistance, gout ? Ou sont ils fabriqués et le personnele travaille t il dans des condition salariales et sociales normale ? Pour la viande, on sait !
a écrit le 24/08/2018 à 9:39 :
Un joli florilège de poncifs.

La vache à 15 000 l/kg de viande est une escroquerie intellectuelle.

Ce que ne dit pas le calcul qu'on nous inflige c'est que les vaches théoriques sont supposées se nourrir de maïs, de soja et autres herbes de perlimpinpin, plante exotiques importées, gourmandes en eau...

Sauf que chez les gens sensés (ignorées des veagn), les vaches mangent de l'herbe en pâture une bonne partie de l'année, et du foin le reste.

Quand une vache adulte boit 50 l d'eau plus ou moins potable, elle en relâche autant dans la nature en urine et en bouses (qui fertilisent le sol, à la différence des cultures vivrières).

Le terme disruption en lui même heurte mes oreilles. C'est un barbarisme importé du franglais, un espèce de snobisme pour handicapé de la langue.

A y regarder de plus près, ce qui nous attend selon les gourous de l'économie est tellement déconnecté de ce qu'est un être humain et de ses besoins fondamentaux qu'on espère ne jamais le voir arriver.
Réponse de le 24/08/2018 à 13:22 :
Pourquoi parler de disruption là où il n'y a que continuité de l'évolution scientifique et technique ?
Réponse de le 25/08/2018 à 9:03 :
Je suis assez d'accord que les 15000l/kg sont un chiffre assez bidon ! Qu'on nous explique le calcul ! J'imagine qu'on prend en compte toute l'eau de pluie qui tombe sur les prairies, et qui tomberait m^me sans élevage, les eaux alimentant les fermes et les abatoirs, qui sont restituées dans la nature souvent aussi propres qu'en y entrant... Avec un tel argumentaire, la cause anti viande 'est pas crédible.
Réponse de le 25/08/2018 à 15:53 :
Il me semble que c'est arrivé dans l'arsenal novlangue d'un certain Macron qui a beaucoup emprunté au jargon techno-économique. Ça a séduit un certain électorat, ravi de retrouver chez un candidat des éléments de leur propre langage, surtout professionnel. Les autres ont suivi sans trop comprendre, faute de meilleure offre et dans l'espoir d'un avenir meilleur.

Ca vous pose un homme, "disruptif"....
En fait, personne ne sait exactement ce que c'est. On est incapable de déterminer si c'est quelque chose de positif ou de négatif, si c'est volontaire ou une évolution imposée.

L’ambiguïté du terme sied à l'homme du "en même temps".
Elle permet au président élu d'imposer une politique sensiblement différente du contrat que les français pensaient avoir passé avec le candidat, et en même temps prétendre qu'elle était quand même dans le contrat.

Sauf que même les mantra doivent s'incliner devant le réel. Abandonner la "réforme" pour "l'évolution" ne masque plus la brutalité du saccage.
Réponse de le 26/08/2018 à 12:06 :
@@bruno_bd : en général la novlangue sert surtout à masquer la vacuité du discours....

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