Sobriété énergétique : une « charte d'engagement » dans les tuyaux pour les entreprises du numérique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
... x. Le gouvernement présentera le détail du plan Pannier-Runacher d'ici à la fin du mois de septembre.
Le gouvernement le martèle sur tous les tons : entreprises comme particuliers, tout le monde devra faire des efforts de sobriété énergétique afin d'éviter, ou du moins de minimiser, les coupures d'électricité et de gaz que l'Etat craint pour cet hiver, et réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France. Pour y parvenir, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé fin juin le lancement d'un « Plan sobriété énergétique ». Son objectif : réduire de 10% nos consommations d'énergie d'ici à 2024, et de 40% d'ici à 2050. Sept groupes de travail thématiques ont été créés pendant l'été, afin de trouver des leviers d'action adaptés à tous les types de structures (État, entreprises, collectivités territoriales...) et de secteurs (logement, numérique et télécommunications...).
D'après nos informations, le groupe « numérique et télécommunications » travaille depuis fin août à l'élaboration d'une « charte d'engagement » destinée aux entreprises du numérique. Cette charte, dont les deux premières versions ont été consultées par La Tribune, est co-construite avec les principales organisations professionnelles du secteur, dont Numeum -qui fédère les entreprises du numérique-, France Digitale -qui représente les startups et investisseurs- et la Fédération Française des Télécoms. Sur la base d'une première version soumise par le gouvernement, les membres volontaires de ces associations ont amendé le texte. « On a demandé aux acteurs de la filière numérique et télécoms de remonter les mesures qu'ils identifient pour atteindre les objectifs de réduction d'énergie fixés par l'Etat », confirme auprès de La Tribune le cabinet de Jean-Noël Barrot, le ministre délégué à la Transition numérique et aux télécoms.
À lire également
Reste désormais à savoir si les mesures proposées par les acteurs du numérique seront validées par le gouvernement. On ne sait pas encore également si chacun des sept groupes de travail aura sa propre charte, ou si un texte global avec des spécificités thématiques sera préféré. D'après Bercy, « rien n'est encore acté » et il est même « trop tôt » pour affirmer que les engagements demandés aux entreprises prendront bien la forme d'une charte portée par les entreprises elles-mêmes.