Sobriété : au-delà des « petits gestes », ce qu’il faut vraiment faire face au choc énergétique
Juliette Raynal
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Intégrer un point énergie dans les bulletins météorologiques, éteindre la Tour Eiffel et l'éclairage d'autres monuments historiques les jours de forte tension sur le réseau électrique, faire respecter les lois existantes afin de limiter le chauffage et la climatisation dans les bâtiments publics ou encore faire disparaître progressivement le bouclier tarifaire en renforçant les aides ciblées pour envoyer le bon signal prix aux consommateurs... Dans une note publiée le mardi 23 août, le groupe de réflexion Terra Nova dresse une liste de recommandations pour impulser un véritable élan de sobriété collective.
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« La genèse de ce rapport réside dans une réflexion visant à aller au-delà des petits gestes du quotidien, comme éteindre son Wifi ou la lumière d'une pièce inutilisée. Ces écogestes sont nécessaires, mais ils seront insuffisants », expose Nicolas Goldberg, membre du think tank, alors que la France redoute des pénuries de gaz et des coupures d'électricité en cas de grand froid cet hiver. « Dans ce contexte à haut risque et compte tenu du peu de temps imparti pour trouver des solutions, un concept autrefois honni par certains devient désormais à la mode : la sobriété. Assimilée, souvent à tort, à la décroissance ou un retour à la bougie, la sobriété sera, en effet, nécessaire pour diminuer nos consommations énergétiques et faire collectivement face au choc énergétique que nous sommes déjà en train de subir », écrit-il dans la note.
Juliette Raynal