VTC: pourquoi Uber et Lyft ont suspendu leurs services au Texas

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L'argent ne suffit pas toujours. Les services de réservation mobile de voiture avec chauffeur (VTC) Uber et Lyft ont en effet annoncé dimanche la suspension de leurs activités à Austin (Texas). Un référendum local organisé samedi les oblige désormais à réaliser un contrôle des empreintes digitales avant d'embaucher un chauffeur.
"Le mot déception est faible pour décrire ce que nous ressentons au sujet de l'arrêt de nos activités à Austin", a indiqué Chris Nakutis, directeur général d'Uber dans cette même ville, dans un communiqué. Avant d'ajouter:
Dans un communiqué distinct, Lyft s'est dit "déçu d'abandonner la communauté Lyft d'Austin - et nous espérons que nous serons bientôt de retour".
Les deux sociétés de VTC ont déboursé 8,6 millions de dollars pour que ces vérifications d'empreintes, qui peuvent être onéreuses et longues, ne soient pas ajoutées au processus de recrutement de leurs chauffeurs.
Mais les habitants de la ville en ont décidé autrement lors d'un référendum samedi: 56% ont voté pour l'ajout des empreintes dans les éléments requis de recrutement, tandis que 44% s'y sont opposés, selon le journal Austin American-Statesman.
Ce vote s'inscrivait dans le sillage de l'adoption en décembre d'un arrêté municipal qui, entre autres, imposait ce contrôle à partir du 1er février 2017. Pour rappel, un homme partenaire de la plateforme Uber créée par Travis Kalanick avait abattu en février six personnes choisies au hasard dans une petite ville de l'Etat du Michigan (nord).
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Uber et Lyft ont fait savoir dans la foulée du résultat de la consultation populaire de samedi qu'ils avaient l'intention de suspendre leurs services à Austin, capitale du Texas, à partir de lundi matin.
A l'heure actuelle aux Etats-Unis, seules les villes de New-York et de Houston (Texas) requièrent une telle vérification des empreintes digitales pour les chauffeurs de VTC, ont relevé des médias.
Uber avait menacé de quitter Houston si cette obligation n'était pas levée, affirmant qu'elle nuisait au recrutement de chauffeurs. D'autant que l'activité des services de VTC est en pleine expansion. Cependant ils sont soumis à des régulations de plus en plus strictes à travers le monde, et doivent également affronter le mécontentement des taxis traditionnels.
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Uber a annoncé mercredi la création d'un comité de huit personnalités politiques et économiques de plusieurs continents, dont l'ex-commissaire européenne Neelie Kroes. Leur mission: conseiller Uber sur des questions de régulation, de politiques publiques ou d'image.
(Avec AFP)
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