Assurément, l'arrivée des plateformes de VTC (voitures de transport avec chauffeur) Uber et Lyft n'a pas été sans conséquences pour l'industrie du taxi à Los Angeles. Elles auraient même brutalement mis à mal le secteur dans la deuxième ville des Etats-Unis, à en croire un récent rapport des services de transport de Los Angeles.
Ainsi, selon ce document, dès l'arrivée des services Uber et Lyft, qui fonctionnent uniquement via une application faisant intervenir des chauffeurs indépendants, en 2012,
Concrètement, la baisse représente 28% sur trois ans. Mais c'est surtout les réservations à l'avance qui ont été affectées, plus que l'activité de maraude des taxis (clients pris à la volée sur la voie publique, en stations ou devant les hôtels, aéroports et lieux touristiques). Le nombre de courses réservées à l'avance aurait ainsi plongé de 42%.
Une chute d'autant plus significative que pendant la même période le nombre de visiteurs dans la métropole californienne a bondi, précise le rapport.
Cela dit, n'était-ce pas comme cela que les "ancêtres" d'Uber ainsi que les taxis se partageaient le marché à l'origine : réservations à l'avance pour les premiers et courses immédiates pour les seconds ?
Il faut dire que les courses Uber et Lyft sont sensiblement moins chères que celles d'un taxi classique. Pas étonnant que ces plateformes aient révolutionné la vie quotidienne à Los Angeles, ville longue de plus de 71 km où les transports publics sont insuffisants.
Aussi Bruce Gillman, porte-parole des services de transports municipaux, a-t-il souligné que "vu la tendance à la baisse des courses, la ville va peut-être revoir sa réglementation" sur les taxis, dont le nombre est resté stable.
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Interrogé par l'AFP, il reconnaît toutefois que si le nombre de taxis autorisés à Los Angeles (près de 2.400) "est resté stable", certains d'entre eux ne travaillent peut-être plus autant qu'avant. Tout en précisant que
Il n'empêche. Uber et Lyft bousculent les services de taxis pré-existants partout où ils arrivent grâce à leurs prix avantageux et leur offre facile à utiliser. Ils sont toutefois accusés régulièrement de ne pas respecter les législations existantes, de ne pas offrir une sécurité suffisante, de brader les rémunérations, entre autres.
Un tribunal de Buenos Aires a ainsi suspendu mercredi l'autorisation d'exercer d'Uber un jour seulement après son lancement, donnant raison aux syndicats de chauffeurs de taxi qui dénonçaient une "concurrence déloyale".
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Globalement, l'arrivée de la société américaine a été généralement très mal accueillie par les chauffeurs de taxi dans les quelque 400 villes dans le monde où elle est présente, avec des manifestations parfois violentes à Madrid, Paris, Londres et encore Sao Paulo, notamment.
(Avec AFP)
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