Eric Besson inaugure l'Observatoire du numérique

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Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a installé ce lundi l'Observatoire du numérique, destiné à fournir aux pouvoirs publics, aux décideurs économiques et aussi au grand public une "information complète" sur l'évolution de l'économie numérique en France. Sans budget ni rôle précis, cet énième organisme aura néanmoins le mérite de donner un peu de voix aux acteurs.

Le lancement de cet Observatoire "répond à une demande très forte du secteur du numérique : identifier l'impact de l'économie numérique sur la croissance, sur la productivité et sur l'économie française", s'est félicité dans un communiqué séparé Gilles Babinet, président du Conseil national du numérique (CNN), qui co-présidera l'observatoire. Selon le célèbre entrepreneur et "business angel", cet organisme permettra à tous les acteurs d'avoir une visibilité sur le dynamisme du numérique et de réaliser des comparatifs internationaux".

Mission statistique et d'information

Le rôle d'information est en effet l'une des missions premières de l'Observatoire, qui se définit comme un "outil" au service des pouvoirs publics, des décideurs économiques et du public en général. Chiffres d'affaires, emplois, déploiement des réseaux, usages des particuliers et des entreprises : l'Observatoire se donne pour objectif d'agréger et clarifier l'ensemble des données relatives au secteur. Voire de les compléter en menant ses propres études statistiques et sectorielles avec l'aide de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), ainsi que des travaux de prospective accadémique.

Les premiers chiffres publiés par l'observatoire montrent d'ailleurs l'importance du numérique dans l'économie française, avec un chiffre d'affaires de 200 milliards d'euros qui réprésente 4,1% du PIB en 2008, et 646.000 emplois.

Deux comités pour trente-cinq organismes représentés

L'Observatoire sera composé d'un comité d'orientation stratégique, co-présidé par Gilles Babinet et Guy Roussel, ainsi qu'un comité exécutif présidé par Jean Mounet, par ailleurs vice-président de la société Sopra Group. Mais l'organisme sera en grande partie pioté par des représentants des professionnels du secteur et de l'administration.

Ainsi, comme l'indique le site de l'Observatoire, ces deux comités seront composés d'un vaste fourre-tout de représentants de 35 organismes différents, dont diverses fédérations, des syndicats, des pôles de compétitivité, ainsi que d'autorités administratives indépendantes telles que l'Arcep, le régulateur des télécommunications, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ou d'autres administrations publiques telles que le Trésor, l'Insee, ou la Caisse des Dépôts et Consignation, entre autres...

Le comité executif, lui, sera composé d'une équipe restreinte comprenant les représentants de la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (Fieec), la Chambre professionnelle des sociétés de conseil et de services informatiques et des éditeurs de logiciels et des sociétés de conseil en technologies (Syntec numérique), la Fédération française des télécommunications et des communications électroniques (FFT), la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et l'Association française des éditeurs de logiciels (Afdel).

C'est ce comité qui aura le véritable pouvoir au sein de l'Observatoire.

Après la création d'un Conseil national du numérique, le e-G8 organisé en mai dernier, l'annonce récente d'une troisième loi Hadopi, le plan "France numérique 2020" qui sera présenté mercredi prochain, et la création de cet Observatoire, Nicolas Sarkozy n'essayerait-il pas de prouver qu'il s'intéresse au numérique... à la veille d'une échéance électorale ?

Cliquez ici pour consulter le site de l'Observatoire du numérique

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Commentaires
a écrit le 29/11/2011 à 7:29 :
Dans le genre comité théodule, il est pas mal aussi celui là... Sauf qu'en plus, ce sont les acteurs qui sont intégrés : un comité théodule-groupe de pression ( loby pour les anglophones) en quelque sorte...
a écrit le 28/11/2011 à 19:17 :
Non, non, nous ne vivons pas dans un pays communiste! Y'a plus k'a attendre la création d'un nouveau Google français par décret ministériel.

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