On est tous des "David Guetta" avec Edjing !

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Jean-Baptiste Hironde, 27 ans, créateur de edjing, application freemium de mixage musical pour le grand public./ DR
Jean-Baptiste Hironde, 27 ans, créateur de edjing, application freemium de mixage musical pour le grand public./ DR (Crédits : DR)
Elles sont belges, israéliennes, franco-américaines, britanniques ou françaises. Leur date de naissance est récente et elles sont positionnées sur des secteurs du numérique en forte croissance, comme la vidéo, les jeux, le social marketing ou la réalité augmentée. Toutes sont particulièrement prometteuses. Voici, à n'en pas douter, les futures vedettes du digital. Aujourd'hui, tous "David Guetta" avec Edjing !

Jean-Baptiste Hironde, 27 ans, était encore étudiant en école d'ingénieur en 2009 quand il a lancé sa start-up.

« Je l'ai créée avec 100.000 euros et deux associés, mon meilleur ami et un camarade de promo, eux-mêmes ingénieurs », raconte le jeune entrepreneur.

Passionné de musique, il a développé une application de mix pour le grand public : edjing. Lui-même DJ amateur, il s'aperçoit qu'il n'existe aucun logiciel facile d'utilisation pour animer une soirée comme un pro.

« Les softs comme VirtualDJ ou Traktor sont payants, réservés aux professionnels et incompréhensibles pour le grand public », estime Jean-Baptiste Hironde.

edjing

Or, la demande est forte pour un logiciel gratuit : le mot clé « DJ » est tapé 35 millions de fois chaque mois sur Google ! Les trois associés sortent en 2011 une application pour iPhone, qui devient edjing en février 2012. Désormais compatible avec toutes les plates-formes du marché (iOS, Android et Windows), elle se présente sous la forme de deux platines virtuelles avec lesquelles on peut scratcher (ralentir manuellement la rotation), synchroniser deux morceaux, piloter la vitesse pour les transitions entre les plages, bref, la panoplie complète de l'apprenti David Guetta. Edjing propose 18 effets différents : boucles, échos, filtres, etc., et des « skins » (habillages) pour personnaliser son appli. Le plus : l'application permet aussi d'enregistrer son mix et de le diffuser sur les réseaux sociaux. D'où l'appellation de « first social DJ app ».

La start-up a levé 2,5 millions de dollars en septembre 2013 auprès d'Entrepreneur Venture et de Daniel Marhely, cofondateur de Deezer, le site de streaming musical, véritable succès international.

« Nous espérons bien suivre le même chemin que Deezer », assure Jean-Baptiste Hironde.

Disponible en 15 langues dans 182 pays - 93% de la base utilisateurs est internationale -, edjing est une appli gratuite en modèle freemium : les deux premiers effets sont gratuits, les suivants payants, avec un panier moyen autour de 15 euros. Le règlement se fait en euros ou en crédits.

« Plus les gens partagent leurs mix, plus ils obtiennent de crédits », précise le créateur d'edjing.

Grâce à ses 12 millions de téléchargements, la start-up est déjà rentable. L'équipe de 17 personnes - moyenne d'âge, 24 ans - va doubler d'ici la fin de 2014 et des bureaux devraient ouvrir bientôt à New York et Hong Kong.

 

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