Roojoom ou le storytelling du BtoB

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Marni Mandell, reponsable developpement, revendique plus de 700 utilisateurs professionnels et a annoncé étudier une version française de Roojoom. / DR
Marni Mandell, reponsable developpement, revendique plus de 700 utilisateurs professionnels et a annoncé "étudier une version française de Roojoom". / DR (Crédits : DR)
Elles sont belges, israéliennes, franco-américaines, britanniques ou françaises. Leur date de naissance est récente et elles sont positionnées sur des secteurs du numérique en forte croissance, comme la vidéo, les jeux, le social marketing ou la réalité augmentée. Toutes sont particulièrement prometteuses. Voici, à n'en pas douter, les futures vedettes du digital. Aujourd'hui, Roojoom ou le storytelling du BtoB

La richesse du Web est aussi son talon d'Achille. Comment s'y retrouver dans ces millions de textes, sons, images fixes et animées ? Réponse : avec les sites de « curation » de contenus.

Le terme est dérivé de l'anglais curator, qui désigne le commissaire d'exposition d'un musée chargé de sélectionner les oeuvres présentées. Ces sites permettent de sélectionner, éditer, commenter et partager les contenus les plus pertinents sur un sujet donné.

En France, on connaît déjà Pearltrees, Scoop.it, Storify, ou encore Paper.li. Pour les entreprises, les sites de curation sont une source de trafic bon marché, puisqu'elles ne produisent pas elles-mêmes les contenus.

En termes d'image, c'est aussi un moyen efficace de faire du brand content à moindres frais. Roojoom est un nouvel acteur sur ce marché. Basée en Israël avec des bureaux à New York, la start-up est issue de l'Accélérateur Microsoft, un incubateur financé par le géant informatique. En hébreu, Roojoom désigne un cairn, ces piles de cailloux qu'on trouve sur les chemins.

« Au départ, nous étions plutôt orientés vers les particuliers. Mais nous avons remarqué que les entreprises nous utilisaient pour diffuser leurs contenus marketing », explique Marni Mandell, responsable développement.

Et après le pivot

La start-up se recentre alors sur le BtoB. L'atout du site : le temps passé par les internautes.

« Le temps moyen de présence est de 9,36 minutes, c'est énorme ! C'est cinq fois plus que sur un site Web normal », affirme Marni Mandell.

Roojoom se rémunère grâce aux abonnements. La société israélienne a levé 442.000 euros et revendique plus de 700 utilisateurs professionnels.

« Nous "historisons" les contenus de nos clients pour les moteurs de recherche. Google, par exemple, aime les contenus qui sont très bien classés dans les pages de résultats », note Marni Mandell.

De passage à Paris lors de LeWeb 2013 en décembre dernier, la responsable développement en a profité pour présenter Roojoom aux agences de publicité de Paris et Londres. Une version française est à l'étude.

 

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