Roojoom ou le storytelling du BtoB

Patrick Cappelli

Patrick Cappelli
La richesse du Web est aussi son talon d'Achille. Comment s'y retrouver dans ces millions de textes, sons, images fixes et animées ? Réponse : avec les sites de « curation » de contenus.
Le terme est dérivé de l'anglais curator, qui désigne le commissaire d'exposition d'un musée chargé de sélectionner les oeuvres présentées. Ces sites permettent de sélectionner, éditer, commenter et partager les contenus les plus pertinents sur un sujet donné.
En France, on connaît déjà Pearltrees, Scoop.it, Storify, ou encore Paper.li. Pour les entreprises, les sites de curation sont une source de trafic bon marché, puisqu'elles ne produisent pas elles-mêmes les contenus.
En termes d'image, c'est aussi un moyen efficace de faire du brand content à moindres frais. Roojoom est un nouvel acteur sur ce marché. Basée en Israël avec des bureaux à New York, la start-up est issue de l'Accélérateur Microsoft, un incubateur financé par le géant informatique. En hébreu, Roojoom désigne un cairn, ces piles de cailloux qu'on trouve sur les chemins.
La start-up se recentre alors sur le BtoB. L'atout du site : le temps passé par les internautes.
Roojoom se rémunère grâce aux abonnements. La société israélienne a levé 442.000 euros et revendique plus de 700 utilisateurs professionnels.
De passage à Paris lors de LeWeb 2013 en décembre dernier, la responsable développement en a profité pour présenter Roojoom aux agences de publicité de Paris et Londres. Une version française est à l'étude.
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