La cyber-criminalité coûterait 327 milliards d'euros par an

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Géographiquement, la facture pèse surtout sur les grandes puissances économiques : le coût pour les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l'Allemagne atteint un total de 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d'euros).
Géographiquement, la facture pèse surtout sur les grandes puissances économiques : le coût pour les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l'Allemagne atteint un total de 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d'euros). (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Selon un rapport publié lundi par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), la cyber-criminalité coûterait environ 445 milliards de dollars par an (327 milliards d'euros) par an à l'économie mondiale en termes de croissance, d'innovation et de compétitivité.

Un nouveau fléau pour l'économie mondiale? Pour Jim Lewis, membre du CSIS "la cyber-criminalité est un impôt sur l'innovation; elle ralentit le rythme de l'innovation dans le monde en réduisant la rémunération des innovateurs et des inventeurs".

Les grandes puissances sont les plus touchées

Géographiquement, la facture pèse surtout sur les grandes puissances économiques : le coût pour les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l'Allemagne atteint un total de 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d'euros).

Les pertes liées aux données personnelles, telles que les données des cartes de crédit volées, sont estimées à 150 milliards de dollars.

Aux Etats-Unis, 40 millions de personnes, soit environ 15% de la population, ont été victimes de vols de données personnelles par les hackers.

Une contre-offensive internationale

Cependant, "il faut noter qu'une collaboration internationale plus étroite dans la lutte contre la cyber-criminalité commence à porter ses fruits", souligne McAfee, un éditeur de logiciel anri-virus.

Lundi dernier, la justice américaine a par exemple annoncé avoir démantelé un réseau international de pirates informatiques qui avaient réussi à contaminer des centaines de millions d'ordinateurs dans le monde. Une douzaine de pays ainsi que des entreprises de sécurité privées ont collaboré pour traquer les responsables du réseau, baptisé Gameover Zeus, du nom du virus principal utilisé par les pirates.

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Commentaires
a écrit le 10/06/2014 à 14:22 :
Aucun problème, nous allons l'intégrer dans le PIB, comme la prostitution et les trafics en tous genres.
a écrit le 09/06/2014 à 23:42 :
Le trading haute fréquence n'est-il pas une forme de cyber-criminalité légale?
Réponse de le 10/06/2014 à 10:07 :
JB38 Voila une question lapidaire mais ho combien juste.
a écrit le 09/06/2014 à 19:53 :
Si on le voulait, cela ferait longtemps que les pc et serveurs seraient plus sûrs, bien plus sûrs. Les pertes de données en question sont surtout le fait d'ingénierie sociale et pas d'erreurs techniques. Aussi, pourquoi les données ne sont pas davantage chiffrées sur les postes de travail ? Le sujet est vaste.
Réponse de le 10/06/2014 à 11:43 :
L'ingénierie sociale n'est qu'une méthode de hacking, le gros du problème se situe au niveau des virus, trojans, ...
De plus, le chiffrement a un coup au niveau du temps, puissance de calcul,...
Il y a de plus en plus de formation à ce sujet sur le hacking et comment s'en protéger.
Réponse de le 11/06/2014 à 11:03 :
deux erreurs quand meme majeures qui permettent la cybercriminalité , primo il n'y a pas assez de systèmes d'exploitations différents , un monopole de winmachin a été néfaste et en plus ouvert a tous les vents donc ceux qui sont opportunistes et illégaux , deuxio il faut sécuriser les achats en ligne via les adresses IP et les opérateurs telecoms pour faire un vrai gendarme des achats en ligne .. en attendant les escrocs rigolent a l'échelle de la planète comme les optimisés fiscaux et leurs paradis

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