Le groupe de presse de Rupert Murdoch dénonce le pouvoir "écrasant" de Google

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Google se voit principalement reprocher de mettre en avant sur ses pages ses propres services spécialisés, au détriment des moteurs de recherche concurrents.
Google se voit principalement reprocher de mettre en avant sur ses pages ses propres services spécialisés, au détriment des moteurs de recherche concurrents. (Crédits : reuters.com)
Dans une lettre adressée au commissaire européen de la Concurrence, News Corp accuse le géant américain du web '"exploiter sa position dominante pour étouffer la concurrence".

"Google a particulièrement réussi à monétiser ses utilisateurs mais n'a pas montré la volonté, bien que le groupe en ait la capacité, à respecter les droits fondamentaux de propriété intellectuelle".

C'est l'accusation portée contre le moteur de recherche par le groupe de presse de Rupert Murdoch, News Corp, dans une lettre adressée le 8 septembre au commissaire européen de la concurrence Joaquin Almunia et rendue publique mercredi 17 septembre à New York.

Google doit "faire davantage pour s'assurer que les droits sont respectés"

Le directeur général de News Corp, Robert Thomson, répondait ainsi à une sollicitation de  la Commission européenne qui, dans le cadre d'une enquête sur Google pour abus de position dominante, avait demandé aux plaignants de présenter leurs arguments. Dans son texte, il dénonce "le pouvoir écrasant" du géant américain du web et l'accuse d'"exploiter sa position dominante pour étouffer la concurrence".

"Bénéficiant largement des efforts et des investissements des autres, Google doit faire davantage pour s'assurer que les droits sont respectés et que son importante plateforme de recherche n'abuse pas de sa puissance pour éliminer la concurrence", écrit-il.

Des solutions  insuffisantes selon News Corp

News Corp se plaint aussi d'un processus de "certification" mis en place par Google pour les appareils Androïd qui lui permet d'en "dénier l'accès à des compagnies" proposant du contenu.

Ajoutant que la puissance de Google "grandit chaque jour", le responsable du groupe de presse estime que les solutions qui ont été proposées par la Commission sont insuffisantes.

Microsoft parmi les plaignants

Dans le cadre de l'enquête ouverte par la Commission européenne en novembre 2010, Google se voit principalement reprocher de mettre en avant sur ses pages ses propres services spécialisés, au détriment des moteurs de recherche concurrents, par exemple des comparateurs de prix ou des sites spécialisés dans les voyages.

Les plaignants, regroupés dans les organisations Icomp et FairSearch, et dont fait partie Microsoft, n'ont jamais désarmé dans leur combat.

"Certaines des réponses sont très, très négatives"

L'Union européenne, qui a déjà refusé par deux fois les engagements de Google, jugés trop faibles, avait fini par annoncer en février que les propositions de "remèdes" de Google étaient satisfaisantes, laissant augurer une solution à l'amiable. Au printemps, elle avait assuré vouloir clore cette enquête "après l'été" et donc adressé des lettres à 20 plaignants pour les informer qu'elle avait l'intention de rejeter leurs plaintes, mais leur donnant aussi l'occasion de lui faire des réponses argumentées.

Or, "certains plaignants ont introduit de nouveaux arguments, de nouvelles données, de nouvelles considérations" et "certaines des réponses sont très, très négatives" ainsi que "justifiées", avait souligné Joaquim Almunia dans une interview en septembre, expliquant que ses services "essayaient d'obtenir de la part de Google des solutions pour répondre à ces arguments solides".

     Lire aussi >> Berlin veut forcer Google à révéler les secrets de son référencement

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Commentaires
a écrit le 19/09/2014 à 6:38 :
Je ne me fais aucune illusions sur Google, mais quand on voit ceux qui montrent du doigt Google comme Tim Cook et Ruppert Murdock, il y a de quoi être inquiet chacun d'eux ,et quelques autres, voulant devenir Calife à la place du Calife.
a écrit le 18/09/2014 à 13:32 :
On se marre à lire çà : c'est la paille et la poutre. Ou, plus simplement, du compliment professionnel.
a écrit le 18/09/2014 à 13:11 :
Si seulement Google pouvait nous débarrasser de Rupert Murdoch !! 75% du "french bashing" disparaîtrait avec lui.
Réponse de le 18/09/2014 à 15:21 :
En effet, Google remonte dans mon estime s'il fait iech Murdoch...

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