Antitrust : 5 questions pour comprendre le rachat de Wiz par Google
Marine Protais
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Steve Marcus
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Après avoir reculé il y a quelques mois, Alphabet retente d'acquérir l'entreprise cyber Wiz. Ce rachat — le premier d'une Big Tech sous le second mandat de Donald Trump — est soumis au regard de la Federal Trade Commission et pourrait donner un aperçu de la nouvelle politique, que certains jugent d'ores et déjà plus laxiste sur les acquisitions, de l'agence depuis le départ de Lina Khan, connue pour sa pugnacité.
Pour la firme de Mountain View, ce rachat de 32 milliards de dollars — le plus gros de son histoire — est stratégique, car le géant est à la traîne en matière de cloud. Il cumule 11 % de parts de marché, derrière Amazon, qui capte un tiers de celles-ci, et Microsoft, qui en détient 25 %. Wiz permettrait à Google d'obtenir une offre bien plus complète en matière de services cloud, estime Rayna Stamboliyska, spécialiste cyber, professeure à Sciences Po et fondatrice du cabinet de conseil RS Strategy.
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« Google a, par le passé, déjà complété son infrastructure avec le rachat de Mandiant en 2022 et de Chronicle Detect en 2020, qui lui ont permis d'ajouter des services de renseignement sur les menaces et de réponse à un incident. » Wiz lui permet d'aller un cran plus loin. Cette entreprise israélienne propose une multitude de fonctionnalités de sécurité pour le cloud, assez uniques sur le marché, avec un service tout-en-un appelé Cnapp, pour cloud-native application protection platform (une plateforme de protection conçue pour le cloud). Pour Rayna Stamboliyska, ce rachat — s'il a bien lieu — permettra à Google de développer une « offre tellement englobante qu'il sera compliqué d'en sortir pour ses clients ».
Marine Protais