Cookies et publicité ciblée : la Cnil veut plus de transparence pour les internautes

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La Cnil veut notamment simplifier le refus aux cookies.
La Cnil veut notamment simplifier le refus aux cookies. (Crédits : Charles Platiau)
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a publié, mardi, un projet de recommandation pour mieux encadrer la façon dont les internautes sont traqués sur Internet via les fameux cookies. Le projet fait l'objet d'une consultation publique jusqu'au 25 février.

Vous avez consulté votre site favori de sneakers, et vous vous retrouvez matraqué de publicités pour votre modèle préféré ? Ne cherchez pas plus loin : des cookies ont attentivement scruté vos activités en ligne. Ces mini-fichiers invisibles se déposent sur le terminal des internautes lors de la consultation de sites Internet. Ils permettent de collecter des informations sur les comportements de navigation pour proposer des publicités ciblées, par exemple.

Souvent perçus comme intrusifs, les cookies font l'objet d'une attention particulière de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Le gendarme des données personnelles a publié, mardi, un projet de recommandation sur l'usage des "cookies et autres traceurs". Le but : préciser les règles applicables en la matière pour accompagner les acteurs dans leur mise en conformité suite à l'entrée en vigueur du RGPD européen (Règlement général sur la protection des données) en mai 2018.

Les cookies "peuvent par exemple servir à mesurer l'audience du site, à adresser de la publicité, ou à interagir avec des réseaux sociaux. Lorsqu'ils ne sont pas strictement nécessaires au fonctionnement du site visité, ces cookies ne peuvent être déposés qu'avec le consentement de l'utilisateur", explique la Cnil.

Simplifier le refus aux cookies

Pour recueillir le consentement, les sites recourent à des petites fenêtres qui s'ouvrent lorsqu'un internaute consulte une page pour la première fois. Et bien souvent, il est mis en avant la possibilité d'accepter par défaut alors qu'il faut se heurter à des explications à rallonge pour s'opposer aux cookies. C'est notamment sur ce point que la Cnil s'attarde dans ses recommandations. Les professionnels doivent offrir à l'utilisateur "tant la possibilité d'accepter que celle de ne pas accepter", comme exigé par le RGPD, rappelle la Commission. Elle incite notamment à appliquer "le même degré de simplicité" pour accepter ou refuser les cookies. L'utilisateur ne devrait pas non plus subir de préjudice s'il refuse d'être tracé et doit être en mesure de retirer son consentement à tout moment, souligne le gendarme des données.

Le projet de recommandation est soumis à consultation publique jusqu'au 25 février, avant son adoption définitive courant mars. Le texte ne sera pas contraignant, mais visera à instaurer des bonnes pratiques pour l'ensemble de l'industrie. Évoquant une "véritable prise de conscience" des citoyens, la Cnil dit avoir "reçu de nombreuses plaintes individuelles et collectives (La Quadrature du Net, Privacy International, NOYB) relatives au marketing en ligne", justifie la Commission. C'est pourquoi elle a défini le ciblage publicitaire comme l'un des sujets prioritaires pour l'année 2019, et lancé un plan d'action en juin dernier.

| Lire aussi : Cookies : que vont changer les nouvelles directives de la Cnil pour les entreprises ?

D'après une étude IFOP commandée par la Cnil (voir méthodologie en bas de l'article), 65% des personnes interrogées ne jugent "pas efficaces" les demandes d'autorisation actuelles du consentement. De même, "65% des personnes indiquent avoir déjà accepté alors qu'elles n'étaient pas tout à fait d'accord ou qu'elles n'arrivaient pas à exprimer leur refus."

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Méthodologie : L'enquête a été menée auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées du 3 au 4 décembre 2019.

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Commentaires
a écrit le 18/01/2020 à 14:08 :
La CNIL devrait agir sur un sujet sérieux et urgent : le mensonge de L’OMS depuis le 19 siècle , poursuivre les industriels qui ont empoisonné les populations en augmentant les cancers à cause de la libération du sucre partout et en faisant croire que «  c’était normal « pour le corps humain.

C’est un crime contre l’humanité de tuer des vies comme ça , également un crime de fabriquer des virus en laboratoire pour tuer des humains , comme vendre des armes aussi pour tuer ou faire tuer .

Le combat c’est ça , c’est pas deux ou trois mal/heureux cookie...
a écrit le 16/01/2020 à 9:09 :
En même temps elle devrait aussi exiger de la publicité télévisuelle d'être moins débile, même si système U par exemple donne un bon exemple cela reste un cas à part, j'espère une tendance mais je doute quand même.

Parce que c'est cette mauvaise qualité publicitaire de nos médias imbéciles qui nous fait accepter n'importe quoi sur internet tant que l'on ne le voit pas.
a écrit le 16/01/2020 à 7:49 :
Vous qui cherchez du fric. Tapez leur dessus 90 % ne respectent rien par exemple essayez sur france 24 de bloquer les cookies sur un portable . Sur la mac ça va, j'arrive a bloquer 90%. actuellement 28 sites bloques et j'ai nettoyé les cookies
a écrit le 16/01/2020 à 6:41 :
Je pense que les entreprises qui se servent des cookies pour matraquer leurs clients de pub n'ont pas compris que c'était complètement contre productif.

J'ai éradiqué la pub de mon pc et ne regarde plus la télé, mais l'autre fois je suis allé sur un site de vente en ligne de musique avec mon smartphone et ils m'ont glacé le sang en me matraquant, sur plusieurs sites, de pub...

Du coup, je boycott ce site... et utilise mon telephone que de manière exeptionnelle.
a écrit le 15/01/2020 à 19:39 :
Ne pas accepter les Cookies, c'est ne pas avoir accès à certaines informations. Je n'accepte aucune "cookies". Je m'informe autrement si necessaire. Les cookies sont une engeance, tout comme les appels téléphoniques non sollicités.

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