Coup d'arrêt pour le projet de "Netflix français"

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Pas moins de deux chaînes, un groupe de télévisions et un opérateur planchaient sur ce projet ambitieux qui ne verra pas le jour avant longtemps. Orange, TF1 et M6, et France Télévisions avaient passé un accord pour créer un Netflix à la française, soit un service de vidéo en streaming. Mais les sociétés ne sont pas parvenus à tomber d'accord sur le modèle économique ce service.
Une des principales raison de la discorde: OCS, la chaîne cinéma du premier opérateur télécoms français, diffuseur notamment de la série américaine à succès "Game of Thrones". "Il n'a jamais été question qu'OCS, qui fonctionne très bien et qui est ouverte à tous les opérateurs, soit dans ce panier-là", pour une mutualisation de toutes les offres de vidéo à la demande (VOD), a expliqué Orange.
Pis, selon une source proche, le projet porté par Xavier Couture, le conseiller du PDG d'Orange en charge de la négociation, n'aurait en réalité jamais avancé car la faisabilité d'un tel projet "était trop compliquée", voire "impossible". Néanmoins, il assure que l'idée n'a pas été abandonnée.
Début octobre, la motivation était pourtant là. Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, estimait qu'un Netflix à la française "tout à fait faisable à court terme". Et de renchérir: "il y a de la place pour plusieurs offres et nous, Orange, on a un vrai rôle à jouer". En parallèle Orange a donné accès à Netflix à ses abonnés dès novembre.
Dans une lettre commune, les patrons de TF1 et M6 et Canal + s'inquiétait déjà de l'arrivée de Netflix en France au début de l'année 2014. Ils avaient adressé une lettre commune à la ministre de la Culture d'alors, Aurélie Filippetti:
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Selon le cabinet IHS, Netflix devraient passer d'un demi-million l'an dernier à 2 millions à l'horizon 2019 en france, en dépit "de la législation particulière sur les fenêtres de diffusion".
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Une performance éloignée des prédictions optimistes de Reed Hastings, le cofondateur et directeur général de l'entreprise américaine. Interviewé par La Tribune en septembre 2014, il attendait séduire autour de 8 millions de ménages d'ici cinq à dix ans. Et ce, un mois après avoir annoncé la disparition de la télévision traditionnelle "dans 20 ans".
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