Quand Alibaba veut devenir le Netflix chinois

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TBO entrera ainsi en compétition avec d'autres plateforme chinoises déjà existantes et éventuellement avec Netflix, qui envisage aussi de s'implanter en Chine.
TBO entrera ainsi en compétition avec d'autres plateforme chinoises déjà existantes et éventuellement avec Netflix, qui envisage aussi de s'implanter en Chine. (Crédits : © China Daily China Daily Infor)
Le groupe lancera dans deux mois son service de vidéo en streaming, dénommé TBO, dont 90% des contenus seront payants.

Encore un défi de taille pour le géant chinois du commerce en ligne. Dans environ deux mois Alibaba va lancer un service de vidéo sur internet en Chine, avec l'objectif de devenir l'équivalent de HBO ou Netflix aux Etats-Unis, a annoncé dimanche 14 juin le responsable des loisirs numériques du groupe.

Ce service sera baptisé TBO, ou Tmall Box Office, et son contenu sera acheté en Chine et dans d'autres pays, tout en proposant également des productions originales, a déclaré Patrick Liu à la presse.

Un marché hautement concurrentiel

Alibaba va ainsi entrer sur un marché hautement concurrentiel dont les acteurs dépensent des milliards de dollars pour acheter des contenus susceptibles de leur permettre d'occuper une position dominante. Il entrera en compétition avec Tencent Holdings, iQiyi de Baidu, Sohu.com et Leshi Internet & Information Technology Corp Beijing .

"Notre mission, la mission d'Alibaba dans sa globalité est de redéfinir les loisirs domestiques", a dit Patrick Liu. "Notre objectif est de devenir comme HBO aux Etats-Unis, de devenir comme Netflix aux Etats-Unis.

Contrairement à la majorité de ses concurrents, environ 90% du contenu de TBO sera payant, soit par abonnement mensuel soit par achat ponctuel, a précisé Patrick Liu. On ignore en revanche comment ce nouveau service s'articulera avec Youku Tudou, l'une des plus importantes plateformes chinoises de vidéos en ligne dans laquelle Alibaba a pris une participation de 16,5% l'an dernier.

Netflix envisage aussi de s'implanter en Chine, ce qui est traditionnellement difficile pour les sociétés étrangères du secteur d'internet.

(Avec Reuters)

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