Google insuffle son esprit aux startups à travers ses campus

latribune.fr

latribune.fr
Le géant de l'internet Google, lui-même ancienne startup, aide les innovateurs d'aujourd'hui dans ses propres campus, des pépinières implantées dans le monde entier où des entrepreneurs en herbe viennent développer leurs projets dans une ambiance communautaire.
Google a ouvert son dernier campus à Madrid le mois dernier, après ceux de Londres en 2012 puis Tel Aviv et Séoul. Le groupe californien s'apprête à en ouvrir deux autres cette année, à Varsovie et Sao Paulo.
Sur environ 2.000 mètres carrés, chaque campus permet aux entrepreneurs de louer l'un des 200 espaces de travail disponibles, de se former et d'avoir accès à des espaces de réception. L'adhésion est gratuite et 55.000 personnes ont déjà franchi le pas, selon Google.
"C'est une ruche qui dégage une énergie incroyable", a expliqué à propos du campus de Londres Suzanne Noble, qui a lancé Frugl, un site et une application pour smartphone qui recense des sorties bon marché pour les Londoniens. "Je ne fais plus le compte des ateliers ou discussions intéressantes que j'ai eus ici, et qui m'ont réellement aidé à développer mon activité", a-t-elle ajouté. Elle a par exemple participé à un programme du campus pour les créateurs de plus de 50 ans.
Sur le campus de Tel Aviv, Inbal Miro-Bershteyn a participé à un programme pour les mères entrepreneuses, acceptant les bébés. Les enfants pouvaient jouer sur des matelas posés au sol, pendant que leurs mères partageaient leurs projets avec des mentors, des experts ou des entrepreneuses plus aguerries.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Et changer une couche ou donner le sein faisait partie de la routine. "J'ai même vu des mentors prendre dans leurs bras un bébé qui pleurait", a raconté la jeune femme, qui est la cofondatrice de Wiki-Kids, une encyclopédie vocale conçue pour les enfants curieux. "C'est une communauté géniale (...). Ca marche au karma. Les mentors viennent gratuitement, et les femmes sont encouragées", a-t-elle rapporté. Google ne gagne pas d'argent avec ses campus, dont les coûts n'ont pas été rendus publics. Promouvoir les startups "fait partie de notre ADN", a expliqué Mary Grove.
À lire également
"Nous savons qu'à long terme, Google a intérêt à ce qu'il y ait davantage d'entreprises en ligne qui utilisent internet et les produits Google", a-t-elle souligné. Selon elle, les startups du campus de Londres ont déjà créé à peu près 1.800 emplois sur les trois dernières années, et levé 110 millions de dollars de financements. Mary Grove espère que des entreprises fleuriront dans les quartiers autour des campus, venant s'agréger à ces noyaux de dynamisme. "Mais il ne s'agit pas de recréer la Silicon Valley, il s'agit de trouver ce qu'il y a d'unique dans ces villes, et de capitaliser là-dessus", a-t-elle commenté.
(avec AFP)
latribune.fr
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides