• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Technos & MediasInternet

Loi Macron : pourquoi réguler Google est un casse-tête

Photo de Sylvain Rolland

Sylvain Rolland

Publié le 08 juin 2015 à 15:18 - Mis à jour le 09 juin 2015 à 07:56

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Alors que les députés, qui examinent en deuxième lecture le projet de loi Macron, devront trancher sur un amendement polémique adopté par le Sénat visant à encadrer l’activité des moteurs de recherche, l’économiste Pascal Perri explique que la régulation de Google permettrait de créer 15.000 emplois supplémentaires dans le secteur de l’e-commerce. De quoi relancer le débat ?

Google va-t-il finalement passer au travers des mailles du filet ? Au moment de l'examen de la loi Macron au Sénat, mi-avril, la sénatrice Catherine Morin-Desailly (UDI) avait fait voter un amendement contesté, visant à obliger les moteurs de recherche ayant un "effet structurant" sur le marché - Google, donc -, à proposer trois autres moteurs de recherche sur sa page d'accueil, dont au moins un Français.

L'objectif : favoriser une concurrence "loyale et non-discriminatoire" entre le géant américain, qui capte 95% du marché de la recherche en ligne en France et qui est accusé par la Commission européenne d'abus de position dominante, et ses minuscules concurrents.

Cet amendement polémique, qualifié "d'ineptie juridique et économique" par l'Association française des éditeurs de logiciels et solutions internet (Afdel), avait obtenu un avis défavorable du gouvernement. "C'est comme si Renault devait indiquer sur le pare-brise d'une de ses voitures qu'il est également possible d'acheter une Peugeot ou une Fiat", argumentait le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, devant le Sénat.

Le texte revenant à l'Assemblée, où le gouvernement dispose d'une majorité -contrairement au Sénat-, l'amendement de Catherine Morin-Desailly a donc de grandes chances de passer à la trappe. Mais le débat sur la nécessité de réguler Google fait toujours rage et promet de belles empoignades.

Google coûterait 1 milliard par an aux acteurs du e-commerce

D'autant plus que l'étude de l'économiste Pascal Perri pourrait faire vaciller quelques certitudes dans le camp de ceux qui s'opposent à des mesures spécifiques pour encadrer Google. Dans un document de 32 pages consacré à l'impact du célèbre moteur de recherche sur l'économie française, le dirigeant du cabinet de conjoncture P&C « salue la proposition de régulation » proposée par la sénatrice. Avec un argument de poids : la domination quasi sans-partage de Google coûterait 1 milliard d'euros par an aux acteurs du e-commerce, soit l'équivalent de 15.000 emplois.

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

Selon l'économiste, qui étaye, chiffres à l'appui, les griefs de la Commission européenne contre le géant américain,  Google "arrange la vitrine de l'Internet à son avantage" en favorisant ses propres services dérivés, comme la cartographie, son comparateur de prix ou de vols d'avions, au détriment de ses concurrents. Des "pratiques anticoncurrentielles", donc.

Un surcoût de 5%

De plus, l'économiste révèle que les entreprises de e-commerce payent un surcoût, de l'ordre de 5%, pour s'assurer un "bon" référencement sur le moteur de recherche, c'est-à-dire l'assurance d'être situé sur la première page, où s'arrêtent la plupart des internautes. Au total, le "manque à gagner" s'élèverait à 1 milliard d'euros par an pour les enseignes de commerce en ligne.

"Google valorise les offres les plus rentables pour lui et non les plus avantageuses pour le marchand ou le consommateur. Ses pratiques ont pour effet direct d'assécher le trafic, donc les revenus, de ses concurrents sectoriels. Il en résulte un gel des investissements, un renoncement à l'innovation et à la conquête de marché, des restructurations et parfois la disparition des entreprises concernées", explique l'économiste.

Une régulation oui, mais à quelle échelle ?

"Réguler Google, ce serait lui imposer, quand on fait une recherche commerciale, de présenter aussi les offres des concurrents dans des conditions de concurrence sincères", plaidait Pascal Perri en fin de semaine dernière sur RMC, reprenant des propositions de la sénatrice Catherine Morin-Desailly.

Problème : le gouvernement et certaines figures de l'opposition voient dans ces mesures coercitives une entrave à la liberté d'entreprendre, d'autant plus que Google, basé en Irlande, ne dispose en France que d'une régie publicitaire. D'autre part, le dossier Google fait déjà l'objet d'un examen attentif à Bruxelles. La Commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, a ainsi lancé le mois dernier une enquête pour "abus de position dominante", qui pourrait aboutir, comme Microsoft il y a quelques années, à une amende.

Problèmes de constitutionnalité et de périmètre d'action

Le député Lionel Tardy (Les Républicains) estime que la régulation de Google ne relève pas de compétences "franco-françaises". Dans son amendement de suppression, il estime que "les questions de monopole et d'information des utilisateurs doivent être traitées a minima au niveau européen. Imposer des obligations franco-françaises n'est pas pertinent". Et d'ajouter :

" Peut-on imaginer d'imposer à n'importe quelle entreprise d'obliger à faire référence à ses concurrents ?"

Même des députés UDI, issus pourtant du même parti que Catherine Morin-Desailly, demandent la suppression de l'amendement anti-Google. Le député Yves Jégo, accompagné par quatre autres collègues centristes, s'inquiète de la constitutionnalité d'un tel dispositif, et de sa compatibilité avec la législation européenne.

"Les objectifs poursuivis sont légitimes mais ceux-ci doivent faire l'objet d'une véritable étude d'impact préalable et nécessitent d'être traités au niveau européen plutôt que national. Les risques de pénaliser les entreprises françaises et de porter atteinte à l'attractivité numérique de la France sont sérieux. Par ailleurs, les mesures proposées portent atteinte à la liberté d'entreprendre, rendant leur constitutionnalité incertaine. Ces mesures pourraient être considérées comme méconnaissant aussi les principes communautaires de libre prestation de service et de liberté d'établissement".

Pas le bon timing

Contactée par La Tribune, la sénatrice Catherine Morin-Desailly s'agace de ces critiques. Et intente un procès en immobilisme à ceux qui se positionnent contre ses propositions.

"Je suis la première à dire que l'Europe est la mieux placée pour faire bouger les lignes. Mais elle a à peine avancé en cinq ans d'enquête sur Google, et la procédure qui vient d'être lancée par la Commission européenne prendra du temps, en partie à cause d'un grand lobbying interne. Légiférer au niveau national n'enlève rien et pourrait au contraire envoyer un signal fort. C'est fondamental à l'heure où l'Europe veut se doter d'une véritable stratégie numérique".

Le paradoxe est que le gouvernement n'est pas opposé à une régulation poussée des plateformes Internet. S'il pourrait bloquer l'amendement de Catherine Morin-Desailly, il travaille pourtant, de manière parallèle, à muscler l'encadrement des plateformes numériques.

À lire également

  • Un amendement "anti-Google" à la loi Macron fait polémique
  • Le Sénat en guerre contre Google
  • Sans Europe du numérique, "ce sont Amazon, Google, Microsoft qui vont décider" (commissaire européen)
  • Quand Google abuse de l'Europe !
  • Comment Google a échappé de peu à un procès antitrust américain

Une concertation est actuellement en cours au sein du Conseil National de la Consommation, pour améliorer l'information des utilisateurs des plateformes sur leurs conditions de fonctionnement, et leur amener "une information loyale, claire et transparente sur les critères de classement et de référencement des offres, les conditions de leur retrait et les frais correspondant au service de mise en relation". L'état d'esprit est similaire à l'amendement Morin-Desailly, mais le champ d'action beaucoup plus vaste. Un chantier autrement plus important qu'un simple amendement à la loi Macron.

Sylvain Rolland

Sur le même sujet

L’IA agentique, qui promet d'automatiser un certain nombre d'usages en ligne dont le shopping, inquiète l'Autorité de la concurrence

« Cet avis est un signal d’alarme » : l'inquiétude de l'Autorité de la concurrence sur les agents IA

Dans un avis présenté comme un « signal d’alarme », l’Autorité française estime que le développement des agents IA, fortement concentrés autour de trois acteurs (OpenAI, Anthropic et Google), ouvre la voie au remplacement ou à la disparition d’acteurs de l'économie numérique.

Premium
Intelligence Artificielle
Yang Zhilin, fondateur de Moonshot AI, lors d'une conférence du forum Zhongguancun 2026, à Pékin.

DeepSeek casse les prix, Moonshot veut tout intégrer : comment l’IA chinoise attaque les modèles américains

DeepSeek a fait irruption avec un modèle open source jusqu’à 85 % moins cher que GPT5.5, pendant que Moonshot AI aligne ses modèles Kimi et K2 pour rivaliser avec ChatGPT et Claude sur le code et le raisonnement. Derrière ce duo de “tigres” de l’IA, Pékin teste une stratégie diplomatique : casser les prix, séduire les entreprises occidentales et proposer au Sud global des alternatives complètes aux services américains.

Premium
Intelligence Artificielle
Alibaba s'est imposé dans l'IA avec sa famille de modèles open source Qwen.

Alibaba, ByteDance, Meituan... Une myriade d'acteurs chinois à la conquête de l'IA

Malgré les restrictions américaines sur les semi-conducteurs, la Chine accélère dans l'intelligence artificielle en s'appuyant sur une nouvelle vague de champions capables de rivaliser avec les géants de la Silicon Valley.

Tech & IA
Au-delà de la bataille industrielle, la Chine cherche également à s'imposer comme un acteur central de la régulation mondiale de l'intelligence artificielle.

Pékin contre Washington : la guerre de l'IA change d'échelle

Le président chinois Xi Jinping a accusé les États-Unis de vouloir monopoliser l'intelligence artificielle et appelé à un nouvel ordre mondial de l'IA, au moment où Pékin accélère sa course pour rattraper son rival technologique.

Tech & IA
Photo d'illustration de l'article

Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

Une réorganisation de l’opérateur est prévue ce mois de septembre. Initiée avant l’accord avec Altice France, elle devrait cependant permettre d’intégrer plus efficacement les actifs de SFR Business si la vente se confirme.

Premium
Télécoms
Des pièces rares tels que les produits de luxe demandent des conditions particulières et critiques dans leur acheminement.

Fret aérien : Stracker lève 2,5 millions d’euros pour fluidifier le transport d’urgence

La start-up Stracker annonce une levée de fonds de 2,5 millions d’euros. Cette jeune pousse parisienne développe une IA pour piloter le fret critique dans des secteurs tels que l’aéronautique, le luxe et la medtech.

Premium
Tech & IA
Un logo Google spécialement conçu, lors de l'inauguration du nouveau centre d'intelligence artificielle (IA) de Google à Berlin, en Allemagne, le 5 mars 2026.

L’UE serre la vis à Google sur Android, l'IA et les données de recherche

Bruxelles contraint le géant du web à partager aux moteurs de recherche concurrents ses données et exige qu'il ouvre Android aux IA développées par ses rivaux. Google proteste vivement.

Intelligence Artificielle
Mira Murati, fondatrice de Thinking Machine Labs, et ex directrice technique d'OpenAI

IA : Avec un modèle moins coûteux et « résistant à la censure », Mira Murati rivalise avec les modèles chinois

À rebours de la course à la performance que se livrent OpenAI et Anthropic, Thinking Machines Lab, la start-up de Mira Murati, présente son nouveau modèle Inkling - « pas le meilleur » assume l’entreprise. Il est en revanche personnalisable et son coût davantage contrôlable que ses rivaux. Un moyen de concurrencer les modèles chinois aux prix compétitifs, de plus en plus plébiscités par les entreprises.

Premium
Intelligence Artificielle