Google prêt à tuer lui-même son moteur de recherche pour résister face à ChatGPT
Bogdan Bodnar
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Google a définitivement pris le virage de l'intelligence artificielle.
image générée par IA avec DALL-E
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Google a définitivement pris le virage de l'intelligence artificielle.
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Des lunettes dopées à l'IA, des visioconférences optimisées par l'IA, une messagerie enrichie par l'IA... Au cas où le message ne serait pas passé, Google l'a martelé lors de sa conférence annuelle pour les développeurs, la Google I/O, qui s'est tenue le 20 mai : le groupe a définitivement pris le virage de l'intelligence artificielle.
Si le géant de la tech affiche un enthousiasme débordant, avec des outils fascinants comme un dressing virtuel permettant d'essayer des vêtements sur son avatar avant de les acheter, il mène en coulisse un combat qu'il n'a plus connu depuis quinze ans.
Parmi les annonces les moins spectaculaires en apparence, mais sans doute parmi les plus stratégiques, l'intégration de Gemini dans Chrome. Ce nouvel assistant de navigation basé sur l'IA permettra aux utilisateurs de mieux comprendre le contexte d'une page et d'exécuter certaines tâches directement depuis leur navigateur. Par exemple, il sera possible de consulter une recette de dessert tout en demandant à Gemini de la rendre moins calorique.
Encore plus radicale, l'annonce d'un mode IA complémentaire à « l'overview », ce résumé instantané qui répond dès la page de résultats à une requête. Google prévoit d'y intégrer un chatbot dopé à l'intelligence artificielle, capable de répondre directement à la question posée, sans que l'utilisateur ait besoin de consulter les résultats de recherche. Cette fonctionnalité pourrait bien signer la fin d'un des usages emblématiques du web : le défilement de la page de résultats. Le véritable objectif ? Éviter que l'internaute aille faire la recherche équivalente sur ChatGPT ou Perplexity.
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« Chaque géant de la tech cherche à créer un écosystème fermé que l'utilisateur ne quitte jamais. C'est pour cela qu'on retrouve des interfaces qui se ressemblent chez toutes les multinationales. Mais Google a pris un coup dans la face avec l'arrivée de ChatGPT. Les utilisateurs restent désormais sur l'interface d'OpenAI sans aller voir ailleurs », constate Arno Pons, expert des enjeux digitaux et à la tête du think tank Digital New Deal.
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Bogdan Bodnar