La question de quitter X s'intensifie pour les politiques
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Elon Musk, le propriétaire de X, est un fervent défenseur des partis d'extrême droite.
Reuters
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Elon Musk, le propriétaire de X, est un fervent défenseur des partis d'extrême droite.
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Quitter le réseau social X, anciennement Twitter, « n'est pas du tout d'actualité » pour le gouvernement, a affirmé la porte-parole Sophie Primas dans un entretien au quotidien Ouest-France vendredi, alors que plusieurs personnalités et institutions ont annoncé quitter la plateforme d'Elon Musk.
« Pour l'instant, un départ des réseaux sociaux - que ce soit X, Instagram, Facebook ou TikTok - n'est pas du tout d'actualité. Ce n'est pas à nous de quitter ces plateformes, mais plutôt à celles-ci de se conformer aux règles européennes en vigueur », a déclaré la ministre. Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, a lui aussi confirmé ce samedi qu'il resterait sur la plate-forme.
Même si « chaque ministre est libre de faire ce qu'il entend (...), on ne peut pas se priver d'un tel outil de communication, touchant un très large public, pour transmettre des informations gouvernementales, relayer une parole publique », a poursuivi la porte-parole.
Depuis le rachat fin 2022 par le milliardaire Elon Musk, désormais promis à un poste dans l'administration Trump, X est devenu un nid à fausses informations, qui ne modère que très peu les échanges. En parallèle, les prises de parole du propriétaire se font de plus en plus intenses sur la situation politique de différents pays européens, systématiquement en faveur des partis d'extrême droite. Plusieurs dirigeants s'inquiètent en conséquence que le réseau devienne le canal de tentatives d'ingérence. Pas plus tard que ce samedi, vers midi, l'homme le plus riche du monde écrivait sur son compte : « from MAGA to MEGA: Make Europe Great Again! », une adaptation européenne du slogan de Donald Trump.
Profitant de la passivité de la Commission européenne, Musk multiplie les provocations. L'instance européenne a tout de même annoncé vendredi de nouvelles mesures techniques dans son enquête visant la plateforme, pour « faire la lumière sur la conformité des systèmes de recommandation de X » avec le règlement sur les services numériques (DSA) de l'Union européenne. Mais la sanction, qui pourrait aller jusqu'à l'interdiction du réseau social, ainsi qu'une amende à hauteur de 6% du chiffre d'affaires globale de l'entreprise, tarde à tomber.
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Plusieurs institutions, personnalités et médias ont donc annoncé ces dernières semaines leur départ du réseau social ou l'arrêt de leur activité sur leurs comptes. Mais les personnalités politiques tardent néanmoins à franchir le pas. Certaines à gauche s'interrogent ou ont annoncé quitter le réseau, comme les écologistes Sandrine Rousseau, Yannick Jadot, Cyrielle Chatelain, ou Pouria Amirshahi. Ces derniers le feront dans les prochains jours, en même temps que l'investiture Trump, permise notamment par le soutien financier et médiatique de Musk.
Samedi, le député LREM et ancien ministre Roland Lescure a annoncé qu'il quittait le réseau X, à l'instar de quelques autres personnalités politiques. Il indique dans Le Parisien qu'il va fermer son compte et lance un appel transpartisan à faire de même, invoquant une « responsabilité collective ». Il justifie son choix en expliquant que X, qui était auparavant « un réseau de clivages, de clashs, qui propageait parfois la haine », est maintenant devenu « un outil de propagande » pour le milliardaire américain Elon Musk, qui « a la main sur l'algorithme et se comporte en rédacteur en chef de la plate-forme ».
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Le macroniste de la première heure admet cependant que « quitter X a un coût », car pour les politiques, Twitter remplaçait souvent les communiqués. Mais il se dit aussi persuadé qu'il y aura d'autres départs, et précise qu'il va « trouver d'autres canaux pour informer et s'informer ». Selon lui, plusieurs élus ont déjà rejoint cette initiative comme les présidents de région Loïg Chesnais-Girard (divers gauche, Bretagne) ou Franck Leroy (divers-droite, Grand-Est), l'écologiste Jérémie Iordanoff, ou encore les députés macronistes Florent Boudié (président de la commission des Lois) et Ludovic Mendes.
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