Crise du Covid-19 : comment les GAFAM ont renforcé leur emprise

 |   |  1618  mots
(Crédits : DR)
En pleine récession mondiale, les géants du Net profitent d'un double effet d'aubaine. La crise leur ouvre de nouveaux marchés et leur régulation est reléguée au second plan de l'agenda politique.

Qui arrêtera les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ? Pas le coronavirus en tout cas. Les géants du Net américains traversent la plus grande crise économique du siècle avec une sérénité déconcertante. Mieux, ils se positionnent comme les grands gagnants de la crise. Déjà des acteurs incontournables sur leurs marchés respectifs, leur puissance ne cesse de se renforcer. Leur recette miracle ? Des services très populaires dans tous les domaines de la vie numérique, ce qui leur assure des réserves massives de cash pour continuer à recruter et à investir fait merveille même quand tout va mal.

Le confinement forcé de la moitié de la planète a eu pour principale conséquence une accélération inédite de la digitalisation de l'économie. Avec leurs solutions déjà prêtes et facilement déployables à grande échelle, les Gafam en ont profité plus que tout le monde en attirant des millions de nouveaux utilisateurs. Outils collaboratifs en entreprise, shopping en ligne, réseaux sociaux et messageries privées, divertissement, infrastructures de cloud pour faciliter le télétravail... Malgré l'explosion d'autres outils hors de leurs écosystèmes (Zoom pour les visioconférences, Netflix pour le streaming vidéo...), les géants américains sont sur tous les fronts.

Finances au beau fixe et records en Bourse

Par conséquent, leurs résultats financiers du premier trimestre 2020 étaient donc au beau fixe dans leur ensemble [voir ci-contre]. Si les géants américains s'attendent à une chute de leurs revenus publicitaires à compter du deuxième trimestre, couplé à une hausse de leurs dépenses pour respecter les mesures sanitaires (notamment pour les centres logistiques d'Amazon), ils devraient cependant traverser la crise sans casse grâce à la diversification de leurs activités, qui leur assure de nouveaux revenus.

Facebook, qui totalise 3 milliards d'utilisateurs dans le monde (Facebook, WhatsApp, Messenger et Instagram), a vu le nombre de messages...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/07/2020 à 19:06 :
Dans l'ancien monde d'avant, ce genre de problème se gérait très bien avec des lois antitrust, et des démantèlements qui, au final, faisaient le bonheur des raiders, traders et autres gansters à coup d'OPA. Tout le monde y trouvait son compte, mais bon... ça s'était avant.
a écrit le 16/07/2020 à 13:50 :
Et tout ceci avec un nombre très réduis d'employés !
a écrit le 16/07/2020 à 12:03 :
Le déclin oligarchique faisant qu'elle a envahi tous les postes à responsabilités et autres biens payés de sa filiation et communauté fait que le citoyen lambda n'a plus aucune opportunité pour s'enrichir, par son travail vu qu'il n'a plus que ça à proposer tout le reste lui ayant été dérobé, s'il le souhaite sauf via Youtube, FB, Twitter et autres réseaux sociaux. Cocasse non tandis que tous nos dirigeants et médias leur crachent abondamment dessus ?

Mark Zuckerberg nous a fait la proposition la plus intelligente et honnête vis à vis de nos données copieusement pillées et exploitées par la finance mondiale en nous proposant de nous les acheter tout simplement, une pierre deux coups puisque cela permettrait en étant les premiers à FB d'amasser encore plus d'argent et nous autres enfin de pouvoir en tirer quelque chose puisque sur internet de toutes façons jamais nos données ne seront en sécurité.

On peut s'inquiéter certes pour Amazone dont la froideur et le paramétrage financier du dirigeant sont inquiétants mais en ce qui concerne FB, la plus décriée parce que celle possédant le dirigeant le plus éclairé certainement, pour ma part je vois d'abord et avant tout du progrès par rapport aux multinationales canal historique, beaucoup de progrès même.

Bien entendu on aurait aimé que ce minimum d'espoir d'éviter le pire vienne d'Europe mais quand on voit les agissement de nos bien trop vieux, dans la mentalité et la réalité pour nombreux, dirigeants et autres décideurs européens il n'est pas raisonnable d'anticiper une quelconque fin de déclin que leur puissance financière nous condamne à perpétuité.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :