Plus que jamais porté par le cloud, Amazon enregistre un bénéfice record

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Amazon, le géant américain de l'e-commerce, a enregistré un bénéfice net record de 2,5 milliards de dollars au deuxième trimestre.
Amazon, le géant américain de l'e-commerce, a enregistré un bénéfice net record de 2,5 milliards de dollars au deuxième trimestre. (Crédits : Abhishek Chinnappa)
Le géant de l'e-commerce a réalisé un chiffre d'affaires de 52,9 milliards de dollars (+39%) au deuxième trimestre, pour un bénéfice net record de 2,5 milliards de dollars. C'est presque autant que celui dégagé sur 2017. Plus de la moitié des bénéfices ont été réalisés grâce au cloud, vache à lait d'Amazon.

Amazon est sur un petit nuage. Le géant américain de l'e-commerce a publié le 26 juillet au soir ses résultats pour le deuxième trimestre, clôturé au 30 juin. La société de Seattle a enregistré un chiffre d'affaires de 52,9 milliards de dollars (+39%), qui s'est avéré inférieur aux prévisions des analystes tablant sur 53,27 milliards de dollars... Mais il a confirmé sa rentabilité, en revendiquant un bénéfice net record de 2,5 milliards de dollars. C'est douze fois plus que celui dégagé il y a un an à la même période. Et c'est presque autant que celui dégagé sur l'ensemble de l'année dernière. En 2017, son bénéfice net s'élevait à 3 milliards de dollars. Un chiffre, certes, faible par rapport aux revenus, mais qui s'explique par les énormes coûts de distribution de l'entreprise.

L'explosion du bénéfice net lors du dernier trimestre s'explique notamment par une base de comparaison favorable par rapport au deuxième trimestre de l'an dernier, grevé par des dépréciations d'actifs qui avaient fait plonger le bénéfice net à 197 millions de dollars. Référence en Amérique du Nord, le bénéfice ajusté ressort à 5,07 dollars par action, deux fois plus que prévu par les marchés.

Lire aussi : Et si Amazon était le plus puissant - et le plus dangereux - des Gafa ?

Toujours porté par le cloud

Amazon doit aussi cette performance à son avance dans le domaine de l'architecture cloud. Pionnier sur ce marché à forte croissance pour le BtoB, le groupe américain est numéro 1 mondial. Sa division Amazon Web Services, devenue la vache à lait du groupe, a généré 55% des bénéfices du groupe ce trimestre, avec un chiffre d'affaires à 6,1 milliards de dollars (+ 50% sur un an). Ainsi, le commerce en ligne ne représente plus que la moitié des bénéfices d'Amazon - contre les deux tiers il y a encore deux ans. Le métier originel du groupe continue certes de croître, mais il a su créer autour d'autres activités plus rentables encore, permettant de compenser les coûts élevés des livraisons de colis.

"Ces derniers trimestres ont vu une forte croissance de nos activités les plus rentables et aussi de la publicité", s'est félicité le directeur financier Brian Olsavsky lors d'une conférence téléphonique.

En effet, les revenus générés par la publicité ont explosé de 132% à 2,2 milliards de dollars. Le groupe s'est également réjoui du succès de son assistant vocal Alexa, dont "le nombre d'appareils compatibles avec Alexa a plus que triplé en un an", a souligné dans un communiqué le Pdg et fondateur Jeff Bezos, devenu l'homme le plus riche du monde.

Hausse des dépenses opérationnelles

Pour contenter ses plus de 100 millions d'abonnés Prime dans le monde, son service phare permettant notamment de bénéficier de livraisons gratuites en un jour ouvré, Amazon casse la tirelire. Ses dépenses opérationnelles ont augmenté de 33,7% à 49,90 milliards de dollars - le groupe ayant fortement investi dans son programme payant Prime, dans des contenus vidéo originaux, et dans ses infrastructures d'entrepôts et de livraison. Ses dépenses devraient aussi augmenter pendant l'été, période où le groupe prépare la saison de Noël qui est pour lui la plus importante de l'année.

Mais ses efforts attirent de nouveaux abonnés. Le revenu des abonnements a augmenté de 57% à 3,4 milliards de dollars au deuxième trimestre. Ce 16 juillet, lors de la journée de promotion baptisée "Prime Day", Amazon a revendiqué "un nombre record de nouveaux abonnements au service payant Prime".

L'annonce de ses résultats a fait monté le titre de 3% dans les transactions électroniques à Wall Street. Amazon, dont l'action a gagné 60% depuis le début de l'année, fait partie des groupes qui s'approchent du seuil de 1.000 milliards de dollars de valorisation boursière. Il a fini la séance du 26 juillet avec une capitalisation à 877,3 milliards de dollars - encore loin derrière Apple et ses 945,7 milliards de dollars.

Pour le troisième trimestre, Amazon a dit prévoir un bénéfice d'exploitation compris entre 1,4 et 2,4 milliards de dollars - contre 347 millions un an plus tôt. En outre, le groupe, invoquant des effets de change défavorables à venir, a livré des prévisions en-dessous des attentes pour le troisième trimestre, tablant sur un chiffre d'affaires situé entre 54 et 57,5 milliards, quand les marchés anticipent plutôt 58 milliards de dollars.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 29/07/2018 à 11:46 :
le Financial Times publie un article disant que les investisseurs s'inquiètent de la concentration des investissements dans une poignée de valeurs "Tech", suite à la forte chute du titre Facebook.
ces valeurs "Tech" ne sont que des gadgets. comment on peut être autant obsédés par ces trucs ?!?
a écrit le 27/07/2018 à 21:56 :
Bénéfices portés par l'Europe et l'Irlande en tête ... merci les technocrates ...
a écrit le 27/07/2018 à 15:14 :
Dire que l'on a eu une campagne médiatique pour nous dire que les GAFA c'était terminé il y a quelques mois...

"Il faut que je parte dans 15 minutes" a dit le Marc aux dirigeants européens lors de son "audition".

lol

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