Snapchat fourbit ses armes pour une prochaine entrée en Bourse

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En évoquant fin mai l'introduction en Bourse de sa startup, le patron de l'application lancée en 2012, Evan Spiegel, avait déclaré être conscient que les gens font des investissements plus risqués et... qu'il y a aura une correction.
En évoquant fin mai l'introduction en Bourse de sa startup, le patron de l'application lancée en 2012, Evan Spiegel, avait déclaré être conscient que "les gens font des investissements plus risqués et... qu'il y a aura une correction". (Crédits : REUTERS/Mike Segar)
La startup a choisi les banques qui seront chargées de son introduction en Bourse. Celle-ci devrait se dérouler en mars 2017.

Snapchat se rapproche à grands pas d'une future introduction en Bourse. L'application mobile de partages de photos et vidéos a choisi les banques Morgan Stanley et Goldman Sachs comme chefs de file de l'IPO de Snap Inc. (le nouveau nom de l'entreprise derrière Snapchat), qui pourrait avoir lieu dès le mois de mars, révèle mercredi 13 octobre l'agence Reuters, citant une source proche du dossier, confirmant une information de Bloomberg. Ces révélations corrèlent un article du Wall Steet Journal paru la semaine passée, dans lequel le quotidien américain mentionnait déjà l'échéance de mars 2017.

Une valorisation de 25 milliards de dollars

Les deux banques ont été informées en début de semaine qu'elles avaient décroché ce dossier, l'un des plus convoités de ces dernières années à Wall Street, la start-up californienne étant jugée capable de viser une valorisation de 25 milliards de dollars (22,7 milliards d'euros) lors de sa mise sur le marché.

JPMorgan Chase, Deutsche Bank, Allen & Co, Barclays et Credit Suisse seront co-teneurs de livres, a précisé la source, qui a requis l'anonymat. Snapchat, dont la raison sociale officielle est devenue Snap Inc, et les banques citées n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour un commentaire sur cette information.

Snapchat conscient de l'existence une bulle Internet

En évoquant fin mai l'introduction en Bourse de sa startup, le patron de l'application lancée en 2012, Evan Spiegel, avait déclaré être conscient que "les gens font des investissements plus risqués et... qu'il y a aura une correction". Avec son énorme valorisation mais ses faibles revenus -les investisseurs jugent l'entreprise trop dépendante de la publicité-, Snapchat est encore l'exemple de ceux que certains considèrent comme une bulle sur les valeurs technologiques.

Pour se défaire de cette dépendance, l'application aux plus de 100 millions d'utilisateurs actifs -la majorité est âgée de 13 à 24 ans- a récemment lancé ses propres lunettes connectées les Spectacles ("lunettes" en anglais) pour prendre photos et vidéos. Commercialisées 130 dollars, elles misent sur le design pour éviter l'échec des Google Glass.

 (L. P. avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 13/10/2016 à 16:49 :
Même s'il est évident que cela risque de dégrader franchement le service, ils ont raison d'aller chercher des milliards dont les financiers peinent à trouver de nouveaux débouchés.

Une bonne grosse bulle en effet mais qui permet à des cadavres ambulants comme yahoo et twitter de subsister malgré leur échec total.

Quand ya des gens qui balancent l'argent par les fenêtres on va quand même pas reprocher à certains de se mettre en dessous hein...

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