Snapchat veut entrer en Bourse tout en prévoyant l'explosion d'une bulle internet

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En mars, des médias avaient annoncé que le géant chinois du commerce en ligne Alibaba comptait investir 200 millions de dollars dans le service de messagerie éphémère.
En mars, des médias avaient annoncé que le géant chinois du commerce en ligne Alibaba comptait investir 200 millions de dollars dans le service de messagerie éphémère. (Crédits : REUTERS/Lucas Jackson)
Malgré ses faibles revenus, l'application de messagerie éphémère, lancée en 2011 et utilisée par plus de 100 millions de personnes au quotidien, a une valeur estimée à près de 15 milliards de de dollars. Son patron Evan Spiegel pense que les valeurs technologiques subiront une "correction".

Le patron de l'application de messagerie éphémère Snapchat, Evan Spiegel, a affirmé mardi 26 mai envisager l'introduction en bourse (IPO) de la start-up sans en préciser la date lors de la Code Conference, organisée en Californie par le site spécialisé Re/code.

"Nous devons entrer en Bourse, nous prévoyons de le faire. Une IPO est vraiment importante", a ajouté le cofondateur de l'application basée à Los Angeles.

Snapchat est devenu un outil de partage de vidéos et de photos prisé par le public et près de 100 millions de personnes l'utilisent chaque jour selon Evan Spiegel.

Une valorisation dépassant les 10 milliards de dollars

En mars, des médias avaient annoncé que le géant chinois du commerce en ligne Alibaba comptait investir 200 millions de dollars dans le service de messagerie éphémère, lancé en septembre 2011. Selon Bloomberg, l'investissement d'Alibaba devait valoriser Snapchat à 15 milliards de dollars (13,7 milliards d'euros).

La startup, qui a franchi en début d'année le seuil des 10 milliards de dollars, avait rejeté en 2013 une offre de reprise par Facebook d'un montant de 3 milliards de dollars.

Une bulle tech prête à éclater

Avec une énorme valeur estimée et de faibles revenus, Snapchat est l'exemple même de ce que de nombreux experts affirment être une bulle spéculative sur les valeurs technologiques.

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Des propos qu'Evan Spiegel n'a pas niés puisque celui-ci a estimé que "les gens font des investissements plus risqués et... qu'il y a aura une correction". Ajoutant ensuite que "c'était définitivement quelque chose que [Snapchat] prenait en considération" dans ses projets futurs.

(L. P. avec AFP)

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