Streaming musical : le projet d'Apple inquiète l'Europe

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Le groupe californien a déboursé l'an dernier 3 milliards de dollars pour racheter Beats, une société fabriquant des écouteurs et disposant d'un site d'écoute de musique en ligne.
Le groupe californien a déboursé l'an dernier 3 milliards de dollars pour racheter Beats, une société fabriquant des écouteurs et disposant d'un site d'écoute de musique en ligne. (Crédits : © Robert Galbraith / Reuters)
La Commission européenne examine les rapports qu'Apple entretient avec les maisons de disques pour vérifier que le groupe américain ne cherche à les pousser à laisser tomber des concurrents comme Spotify, alors que son service d'écoute musicale est prévu pour cet été.

Quels sont les desseins d'Apple ? Cette question taraude la Commission européenne, selon le Financial Times (FT). L'exécutif européen a demandé à plusieurs labels musicaux et des sociétés de diffusion de musique en "streaming" (flux continu) des détails sur leurs accords avec Apple, alors que le fabricant de l'iPhone prépare son propre service d'écoute musicale pour cet été sur les bases de Beats Musical, explique le quotidien économique et financier britannique, jeudi 2 avril, citant des sources proches du dossier.

Le groupe californien a en effet déboursé l'an dernier 3 milliards de dollars (2,76 milliards d'euros) pour racheter Beats, une société fabriquant des écouteurs et disposant d'un site d'écoute de musique en ligne, fondée par le producteur de légende Jimmy Iovine et le rappeur Dr. Dre.

La Commission pourrait imposer de lourdes amendes à Apple

La Commission s'inquiète de voir Apple utiliser son poids, son influence et ses relations pour inciter les labels musicaux à abandonner des concurrents comme Spotify, qui s'appuient sur les licences obtenues auprès des maisons de disques pour élaborer leur catalogue de titres, ajoute le FT.

La collecte d'informations est seulement la première étape dans cet examen mais si la Commission européenne trouve un quelconque acte répréhensible, elle pourra exiger des changements dans les pratiques commerciales et imposer de lourdes amendes, souligne le journal.

En 2014, la marque à la pomme avait accepté de payer une amende de 450 millions de dollars (415 millions d'euros) dans le cadre d'un règlement à l'amiable portant sur les prix des livres électroniques aux États-Unis. La firme de Cupertino avait alors été reconnue coupable de s'être entendue illégalement avec cinq éditeurs pour augmenter leurs prix.

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