Spotify, le site de streaming aux quinze millions d'abonnés

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Si certains artistes critiquent le modèle de Spotify, un nombre croissant d'utilisateurs y trouve son compte.
Si certains artistes critiquent le modèle de Spotify, un nombre croissant d'utilisateurs y trouve son compte. (Crédits : reuters.com)
Le numéro un mondial de l'écoute de musique en ligne a annoncé un nombre record d'utilisateurs payants. Un modèle plébiscité mais coûteux.

La croissance effrénée de Spotify va-t-elle un jour s'arrêter ? En deux ans, le nombre d'utilisateurs actifs du site de streaming de musique a été multiplié par plus de deux. La plateforme réunissait 24 millions de membres en 2013. Au printemps 2014, ce sont 40 millions de personnes qui sont inscrites et écoutent régulièrement les titres disponibles sur le site. Moins d'un an plus tard, Spotify a séduit 20 millions d'utilisateurs supplémentaires. Surtout, un quart des 60 millions d'abonnés souscrivent aujourd'hui à la version payante du site, un record que la société suédoise est la seule a détenir.

Explosion du chiffre d'affaires

Conséquence de cette croissance exceptionnelle, Spotify a enregistré des recettes en hausse de 74% en 2013, atteignant 746,9 millions d'euros. Si la société cherche à tout prix à augmenter le nombre de souscriptions payantes - à 9,99 euros par mois en France - c'est parce ce sont ces abonnements qui génèrent du revenu. Ils contribuent aujourd'hui pour 91% au chiffre d'affaires du groupe, un pourcentage en hausse de cinq points par rapport à 2012.

C'est également dans cette optique que l'entreprise poursuit son développement international. Daniel Ek, son fondateur, a ouvert la plateforme sur 32 nouveaux marchés en 2013. Aujourd'hui, Spotify est ainsi implanté dans 58 pays.

Absence de bénéfices

Mais ce développement a un prix. Les pertes nettes de Spotify atteignent à 57,8 millions d'euros en 2013. Si ce montant représente seulement les deux tiers des pertes de l'année précédente au niveau international, Spotify n'a toujours pas réalisé de bénéfices depuis sa création en 2008. Seuls certains marchés comme la France et la Grande-Bretagne dégagent des profits depuis un an. Dans l'Hexagone, le bénéfice net a atteint 311 000 euros en 2013. La principale raison : l'augmentation de 76% du nombre d'abonnements sur l'année.

Le manque de rendement ne décourage pourtant pas les investisseurs. En 2013, Spotify a levé 250 millions de dollars auprès du fonds californien Technology Crossover Ventures. Les investisseurs ne s'y trompent pas : le marché du streaming de musique a du potentiel. Le nombre de titres écoutés en ligne a ainsi augmenté de 54% en 2014 par rapport à l'année précédente.

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