Facebook : « Nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social »

Facebook, l'une des valeurs a suivre a wall street
© Dado Ruvic / Reuters

Facebook, l'une des valeurs a suivre a wall street
© Dado Ruvic / Reuters
Les langues se délient. D'anciens employés de Facebook n'ont pas hésité à critiquer leur ex-employeur en 2017. Dernier exemple en date : Chamath Palihapitiya, ancien vice-président chargé de la croissance de l'audience entre 2007 et 2011. Il a déclaré en décembre dernier ressentir « une culpabilité énorme » vis-à-vis du réseau social qu'il a aidé à construire.
Lors d'une conférence à la Stanford Graduate School of Business, il n'hésitait pas à déclarer :
Incitant à faire une pause sur Facebook, il va plus loin en précisant qu'il n'autorise pas ses enfants « à utiliser cette merde ». Et ce n'est pas le seul à s'inquiéter des conséquences de Facebook sur les enfants.
En novembre dernier, Sean Parker, président de Facebook entre 2004 et 2005, se décrit désormais comme un « objecteur de conscience », dans les colonnes du site d'information Axios. Facebook « change littéralement vos relations avec la société [...] Dieu seul sait ce que cela produit sur le cerveau de nos enfants. » Sean Parker explique que les interactions développées par Facebook - commentaires et « like » entre autres - rendent « accros » ses utilisateurs.
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Cette préoccupation est partagée par Justin Rosenstein, l'ingénieur qui a créé en 2009 le fameux « like » du réseau social aux 2,07 milliards d'utilisateurs. En octobre dernier, dans les colonnes du Guardian, il regrettait les effets d'addiction et de manque de concentration provoqués par les interactions de plateformes comme Facebook.