Zuckerberg ne veut pas démissionner de Facebook, malgré les difficultés

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Reuters/Stephen Lam

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Mark Zuckerberg veut rester à la tête de son empire. Le patron de Facebook, très critiqué, a déclaré mardi 20 novembre ne pas vouloir démissionner de son poste de président du conseil d'administration. "Ce n'est pas prévu", a simplement indiqué Mark Zuckerberg sur la chaîne CNN Business quand il lui a été demandé s'il envisageait de renoncer à sa place de président du conseil d'administration.
Il a également défendu la numéro deux de l'entreprise, Sheryl Sandberg, qui a été vivement critiquée pour sa gestion des crises récentes de l'entreprise. « Sheryl est vraiment un élément important de cette entreprise et mène beaucoup d'efforts pour les nombreux enjeux auxquels nous faisons face », a expliqué le PDG de Facebook. « Elle est une partenaire importante pour moi depuis 10 ans. Je suis vraiment fier du travail que nous avons accompli ensemble et j'espère que nous travaillerons ensemble dans les décennies à venir. »
Le plus grand réseau social au monde, utilisé par plus de 2,2 milliards d'utilisateurs, a connu une année très difficile. L'entreprise doit d'abord encaisser les répercussions à la chaîne de l'ingérence russe sur sa plateforme dans l'élection présidentielle américaine de 2016. Après les polémiques touchant à la modération et aux fausses nouvelles en 2017, Facebook a été éclaboussé en mars dernier par le scandale Cambridge Analytica. Il a été accusé de laxisme pour avoir permis à ce cabinet d'analyse de mettre la main sur les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook à des fins politiques. Fin septembre, le réseau social a connu son plus grand piratage, avec 50 millions de comptes touchés.
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Dernière révélation en date : le New York Times a publié mercredi dernier un article selon lequel la directrice adjointe Sheryl Sandberg et Mark Zuckerberg auraient ignoré les signes que Facebook pouvait être "utilisé pour entraver des élections (...) et inspirer des campagnes haineuses et meurtrières autour du globe". Quand ces signes se sont vérifiés, ajoutait le journal, les dirigeants du réseau social ont cherché à dissimuler cela au public. Selon le quotidien américain, Facebook aurait également eu recours à une entreprise de relations publiques, Definers, pour discréditer ses concurrents afin de détourner la colère populaire à son égard.
« Il y a des problèmes importants, je ne dis pas qu'il n'y en a pas... » a admis le dirigeant, avant de regretter cependant que l'accent soit mis sur eux.
(Avec AFP)
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