La moitié des Américains n'a jamais payé pour des applis mobiles

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(Crédits : Flickr/Jason Howle)
Google et Ipsos ont mené une enquête sur l'usage des applications mobiles. L'étude s'est intéressée au quotidien des usagers d'applications : de la découverte des outils, en passant par les téléchargements et les fréquences d'utilisation.

La gratuité reste encore la règle pour la majorité des propriétaires de smartphones aux Etats-Unis. Dans leur enquête intitulée "Comment les gens découvrent, utilisent et se fidélisent aux applications", le géant américain et l'institut de sondages ont interrogé les détenteurs de smartphones sur leurs usages des applications web. Cet enjeu devient essentiel à un moment où l'utilisation du mobile a dépassé celui du PC il y a quelques semaines.

>> Lire aussi : Pour la première fois, l'usage du mobile dépasse celui du PC

Le prix et la vie privée au centre des préoccupations

D'après les sondés, le prix, la vie privée et la sécurité des informations seraient "extrêmement importants" ou "très importants" dans le choix des applications. La fréquence d'usage, la description et les tests viendraient juste après. En revanche, la présence d'une vidéo pour présenter une application ou le nombre d'usagers seraient des critères moins importants dans le choix des personnes interrogées.

usages des applications

Sur les internautes questionnés, la moitié déclare ne jamais avoir payé pour télécharger une appli mobile.  A la question, "Pourquoi avez-vous choisi de payer pour des applications plutôt que pour des alternatives gratuites ?",  45% ont répondu que l'application offrait le contenu qu'ils recherchaient, 35 % ont déclaré qu'elle proposait "des fonctionnalités qui n'existaient pas sur des alternatives gratuites" et que 33% souhaitaient "une application sans publicité."

L'entourage en tête pour la découverte de nouvelles applis

La famille et les amis restent les meilleurs moyens pour découvrir de nouvelles applications pour 51% des interrogés, suivis de la consultation de plateformes d'applications pour 34%. Les propriétaires de smartphones privilégient ainsi la confiance pour repérer des nouveaux outils.

google ipsos

35 applications téléchargées en moyenne

En moyenne, les usagers ont répondu qu'ils avaient installé 35 applications sur leur téléphone. 44% des répondants ont indiqué qu'ils avaient téléchargé entre 1 et 20 apps, 37% entre 21 et 50 applications et 19% avaient plus de 51 applis installées sur leurs mobiles. Mais seulement 52% des applications sont au moins utilisées une fois par semaine. Par ailleurs, les deux principales raisons pour lesquelles les gens se débarrassent des applications concernent le fait que l'utilisateur n'en n'avait plus besoin et pour libérer de l'espace sur son téléphone.

Le jeu au centre des usages

Le divertissement par le jeu semble être le principal usage des applications pour 91% des répondants. La seconde activité la plus recherchée par les mobinautes concerne les outils qui permettent de mesurer ces activités physiques pour 87% des interrogés. L'écoute de la musique et les outils d'organisation sont également fortement plébiscités.

En revanche, l'usage des applications pour faire des recherches ou naviguer sur internet est mentionné pour 29% des sondés. Ces derniers privilégient encore à 80% les sites mobiles pour cette pratique. De même que pour trouver des choses à faire ou des endroits pour se restaurer ou boire un verre, les sondés favorisent également l'utilisation des sites mobiles. A l'heure du développement des bots conversationnels dans les messageries instantanées comme Messenger ou Whatsapp, les applications pourraient perdre du terrain. Par ailleurs, le téléchargement massif d'applications aux Etats-Unis semble s'essouffler. Tous ces paramètres devraient être pris en compte rapidement par les fabricants qui doivent faire face à des bouleversements d'usages chez les consommateurs.

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Méthode : l'enquête réalisée par Ipsos et Google a été menée en octobre 2016 sous la forme d'un questionnaire en ligne de 15 minutes. Les questions ont été posées à un échantillon de 1.000 usagers de smartphones aux Etats-Unis âgés de 15 à 64 ans. Au regard de la méthode employée, les résultats doivent être interprétés avec précautions.

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