Le bénéfice net de Prisa décolle grâce aux cessions d'actifs

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Le premier groupe espagnol de médias a plus que doublé son bénéfice net au premier semestre après une série de cessions. Les recettes publicitaires ont augmenté, pas les ventes.

C'est un bénéfice net de 60,9 millions d'euros que publie ce mercredi l'espagnol Prisa, éditeur du quotidien "El Pais" au titre de son premier semestre. Comparé à la même période 2009, ce bénéfice est plus que multiplié par deux (+123,6%). Un bond lié aux diverses cessions d'actifs réalisées depuis le début de l'année. Le groupe s'est en effet délesté de ses 25% dans l'éditeur Santillana et des 22% de son bouquet satellite à péage Digital+. Il détient toujours une participation de 15% dans le quotidien français "Le Monde".

Ce premier semestre a également permis à Prisa de dégager un bénéfice d'exploitation de 196 millions d'euros, en hausse de 7,8% sur un an tandis que son excédent brut d'exploitation, de 292,5 millions d'euros, décline pour sa part de 2,1%.

Prisa a vu en outre son chiffre d'affaires reculer de 6% sur un an à 1,58 milliard d'euros malgré une hausse de 9,8% de ses recettes publicitaires. Ces dernières ont été plus particulièrement fortes dans ses divisions télévisions (+14,5%) et radio (+11,2%).

La diffusion du journal "El Pais", premier quotidien espagnol, accuse une baisse de 4,2%  à 383.655 exemplaires. Celle de son quotidien économique "Cinco dias" chute de 8,1% à 32.255 exemplaires. Son journal sportif "As" affiche une baisse de 3,7% à 204.792 exemplaires.

Recapitalisation en cours

Lors de ce premier semestre, Prisa a procédé à la restructuration de sa dette avec les banques. Fin juin, celle-ci s'élève à 4,7 milliards d'euros contre 4,8 milliards un an plus tôt. Un accord de recapitalisation et d'ouverture du capital avec la société américaine Liberty, détenue par des fonds d'investissements et de retraite est également en cours. Cette dernière opération doit encore recevoir, durant l'été, le feu vert des actionnaires de Prisa. A l'issue de cette recapitalisation, l'actionnaire principal, la famille du fondateur Jesus de Polanco, ne détiendra plus qu'un tiers de ses droits de vote contre 70% actuellement. Néanmoins, Il "gardera le contrôle" du groupe, a rappelé mercredi Prisa dans son communiqué;

 

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