Publicis : des résultats tirés par l'Europe et l'Amérique Latine

Après un semestre intense en acquisitions, le troisième groupe mondial de communication affiche une croissance à la fois de son chiffre d'affaires et de son bénéfice net.

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"Cette croissance nous confirme dans la justesse de nos choix stratégiques" s'est félicité Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, lors de l'annonce des résultats semestriels du groupe. Il est vrai que le premier semestre 2011 a été un bon cru pour la firme, dont la croissance organique s'établit à 7,1%, au-delà même de ce qu'avaient prédit les analystes. Le chiffre d'affaires atteint 2,699 millions d'euros au 30 juin 2011, contre 2,538 millions d'euros le même jour, en 2010. De même, le bénéfice net croît de 8,5%, à 231 millions d'euros.

Un bémol dans cette succession de bons chiffres : la marge opérationnelle redescend à 13,5%, contre 14,5% un an plus tôt. Un recul expliqué en partie par le "dégel" des salaires et de nouvelles embauches depuis la fin de l'année dernière. Après les 3.500 embauches réalisées cette année (dont celles issues des acquisitions), environ 51.000 personnes travaillent pour le groupe français dans le monde.

Le vieux continent, le Brésil et les nouvelles acquisitions en pointe

Malgré le contexte européen de crise de la dette, qualifié de "préoccupant" par Maurice Lévy, c'est bien en Europe que la croissance a été la plus forte, puisque les revenus générés par le groupe ont grimpé de 90 millions d'euros, à 895 millions. En revanche, le tassement attendu par les analystes a bien eu lieu outre-atlantique, avec une hausse de 14 millions d'euros pour atteindre 1.272 milliards d'euros engrangés en un semestre. La direction anticipe un renforcement de la position de Publicis au Brésil, déjà le sixième marché du groupe, dès l'année prochaine. Les gains sur le continent sud-américain ont bondi de 24,6% sur un an, à 157 millions d'euros.

Des ambitions qui trouvent écho dans l'acquisition récente de l'agence brésilienne DPZ, "belle et créative". Au total, Publicis a procédé à pas moins d'une douzaine d'acquisitions ou de prises de participations majoritaires dans des agences au cours de la première moitié de l'année. Une croissance externe censée aboutir à la consolidation des deux objectifs principaux du groupe : le numérique (Rosetta, Big Fuel) et les pays à "croissance rapide" comme DPZ mais aussi Dreams et Genedigi en Chine, ou encore Watermelon en Inde. Un appétit qui n'est visiblement toujours pas rassasié puisque "d'autres acquisitions sont en vue" pour 2011, selon Maurice Lévy.

A Paris, la bourse a accueilli froidement ces résultats. En milieu de matinée, le titre perdait 2,87 %, à 36.7?.

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Commentaire 1
à écrit le 21/07/2011 à 12:45
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Qu'en est-il de SAATCHI & SAATCHI racheté par le groupe et qui ne cesse de décliner - les salariés licenciés peu à peu - sans PSE of course ! pas de reclassements possibles ??

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