Dow Jones investit 2 millions d'euros dans le journal L'Opinion

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Le WSJ voulait se développer en Europe, où il pense avoir une forte marge de progression, a déclaré à l'AFP Nicolas Beytout, ex-patron des Echos et fondateur de l'Opinion. Ce partenariat donne un coup de pouce bienvenu pour L'Opinion, qui pour être à l'équilibre devrait atteindre 30.000 exemplaires vendus par jour, un objectif encore lointain.
"Le WSJ voulait se développer en Europe, où il pense avoir une forte marge de progression", a déclaré à l'AFP Nicolas Beytout, ex-patron des Echos et fondateur de l'Opinion. Ce partenariat donne un coup de pouce bienvenu pour L'Opinion, qui pour être à l'équilibre devrait atteindre 30.000 exemplaires vendus par jour, un objectif encore lointain.
L'agence de presse financière, propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, a établi un partenariat stratégique avec le quotidien libéral et obtenu moins de 10% de son capital.

L'agence financière américaine Dow Jones, éditrice du Wall Street Journal (WSJ), a posé un premier pied en France en investissant 2 millions d'euros dans le quotidien français L'Opinion, ont annoncé les deux groupes lundi.

L'agence de presse financière, propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, a établi un partenariat stratégique avec le quotidien libéral et obtenu moins de 10% de son capital.

"Le WSJ voulait se développer en Europe, où il pense avoir une forte marge de progression", a déclaré à l'AFP Nicolas Beytout, ex-patron des Echos et fondateur de l'Opinion.

Accord sur cinq ans

L'accord commercial passé sur 5 ans devrait permettre aux deux groupes de travailler conjointement sur le marketing et les abonnements numériques et d'organiser des conférences.

L'Opinion devrait notamment proposer à ses abonnés des abonnements couplé au Wall Street Journal et mettre en place des échanges de contenus entre les deux journaux.

Ce partenariat donne un coup de pouce bienvenu pour L'Opinion, qui pour être à l'équilibre devrait atteindre 30.000 exemplaires vendus par jour, un objectif encore lointain.

Les deux publications sont proches par leurs modèles, "attachées au papier et fortes sur le web", autant que par "une proximité de ligne éditoriale, libérale", selon Nicolas Beytout.

Le pari du papier

L'Opinion avait fait en 2013 le pari de se lancer en version papier, une exception alors que les chiffres de vente en kiosque dégringolent.

"Le papier c'est de l'influence, c'est aussi le chiffre d'affaires", assure Nicolas Beytout. Vendu à 1,70 euro, le quotidien qui s'adresse à un public de décideurs revendique 35.000 exemplaires diffusés, dont 20.000 vendus, abonnements inclus.

Cet investissement de Dow Jones en France intervient quelque jours après l'annonce par le groupe de son retrait de Russie. Le groupe américain va revendre les parts qu'il détenait dans le quotidien économique russe Vedomosti, après le vote d'une loi qui limite la présence des étrangers dans le capital des médias russes.

L'Opinion, né en mai 2013, a au départ été financé aux deux-tiers par LVMH et par la famille Bettencourt, selon Médiapart : sur les 16,8 millions d'euros réunis par le fondateur Nicolas Beytout, six millions avaient été apportés par LVMH et 5,2 millions par la famille Bettencourt, via sa holding Thetys.

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