Droits TV de la L1 : le foot français reste plongé dans l’incertitude
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Kylian Mbappé, l'attaquant star du PSG.
Reuters
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Kylian Mbappé, l'attaquant star du PSG.
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Entre la Ligue de football professionnel (LFP), BeIN Sports et Canal+, la bataille se poursuit. Depuis des semaines, ces acteurs ne cessent de s'envoyer piques sur piques devant les tribunaux. L'enjeu ? Le paiement et la diffusion du fameux lot numéro trois de la Ligue 1. Celui-ci, qui compte deux matchs par journée de championnat, a été remporté par la chaîne qatarie en 2018. Cette dernière l'a ensuite sous-licencié à Canal+, au prix coûtant de 332 millions d'euros par an.
Le problème, c'est que Canal n'en veut plus. Furieux d'avoir vu Amazon, le géant américain de la tech, remporter récemment 80% des droits de la L1 pour un prix très inférieur de 250 millions par an, la chaîne de Vincent Bolloré n'est plus du tout disposée à sortir le chéquier, et fait tout pour se débarrasser de son contrat. Canal+ a donc multiplié les procédures judiciaires. La semaine dernière, la chaîne cryptée a notamment obtenu de ne pas payer BeIN Sports, pour un temps, tant que celle-ci n'a pas engagé des poursuites contre la LFP. Dans la foulée, la LFP a assigné BeIN Sports en référé pour faire exécuter son contrat. Dans ces deux dossiers, des décisions sont attendues en début de semaine prochaine.
Si Canal+ est finalement obligé d'honorer son contrat, et que la LFP obtient gain de cause vis-à-vis de BeIN Sports, la situation pourrait rapidement se décanter. « Canal+ sera tenue d'exécuter le contrat (...) et paiera BeIN, qui devra en retour payer la LFP », souligne Arnaud Rouger, le directeur général exécutif de la Ligue, dans un courrier interne dont l'AFP a eu copie. La chaîne cryptée devra, notamment, honorer un premier versement de 68 millions d'euros prévu le 5 août, et diffuser les premiers matchs de championnat prévus vendredi prochain. Dans le cas contraire, la perspective d'un « écran noir » reviendra sur la table.
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Même en cas d'issue favorable pour la LFP, les prises de becs ne seront pas terminées. « Dans l'unique but de protéger (ses) intérêts », BeIN s'est placé sous la protection du tribunal de commerce de Nanterre, et une conciliatrice, Hélène Bourbouloux, a été nommée pour tenter de « trouver une solution à l'amiable pour faire face à la crise actuelle », a précisé vendredi le patron de BeIN Sports France, Yousef Al-Obaidly, dans un courrier interne que l'AFP s'est procuré. Cette conciliation, qui peut prendre plusieurs mois, vise à renégocier le montant du fameux lot numéro trois...
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