France Télévisions prépare la fin de France Ô et France 4 sur les "ondes"

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(Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
France Télévisions prévoit de lancer de nouvelles offres numériques destinées aux enfants et aux outre-mer en septembre 2019, dans la perspective de l'arrêt de la diffusion de France 4 et de France Ô en 2020, indique le groupe dans un communiqué mercredi.

Le Conseil d'administration de France Télévisions, réuni mercredi, a approuvé un budget 2019 à l'équilibre pour la 4e année consécutive, tout en intégrant une réduction des ressources publiques de 26 millions d'euros. Dans le cadre d'une réforme de l'audiovisuel public, le gouvernement a demandé à France Télévisions un effort d'économies qui avoisinera les 400 millions d'euros d'ici 2022.

Pour cela, le groupe "maintient une politique rigoureuse de maîtrise de ses postes de charges", notamment en réduisant ses effectifs : entre 2012 et 2019, ils auront diminué de plus de 1.000 équivalents temps plein (ETP), précise un communiqué.

Des suppressions de postes

Le groupe a annoncé la semaine dernière qu'il allait négocier un nouveau plan de suppression de postes, sans départs contraints, sans en préciser l'ampleur. Il maintiendra parallèlement ses investissements dans la création audiovisuelle et cinématographique à hauteur de 420 millions d'euros et confirme ses ambitions éditoriales dans l'information, "avec le renforcement de l'offre de magazines et la couverture des élections européennes" et la proximité, "avec le renforcement de l'offre régionale de France 3, notamment grâce au partenariat avec France Bleu".

Sur ce dernier point, deux matinales communes à France 3 et France Bleu seront expérimentées à Toulouse et Nice à partir du 7 janvier.

En outre, le numérique, autre priorité, verra son budget croître de 17% en 2019.

Le budget prévoit également "un objectif ambitieux de progression des recettes commerciales, porté par les bonnes audiences linéaires et non linéaires des offres de France Télévisions et par le dynamisme des filiales du groupe".

Lire aussi : L'audiovisuel français peaufine sa riposte face à Netflix

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/12/2018 à 17:14 :
les programmes de fr2/fr3

l apres midi son un niveaux
on pourrait revendre facil une des deux chaines
a écrit le 20/12/2018 à 10:05 :
"et par le dynamisme des filiales du groupe"

Disons que vu l'état déplorable de notre paf, par défaut, le service public est moins mauvais que le privé.

Entre les messes néolibérales européistes, les séries multi-diffusées, les émissions de télé réalité rincées jusqu'à la corde, bêtes, vulgaires racoleuses, les émissions de variétés avec des "artistes" d'une médiocrité affligeante, les experts et autres soldats des actionnaires milliardaires qui se succèdent les uns derrière les autres depuis des décennies pour nous dire qu'il n'y a pas d’alternative, que nous devons tous nous sacrifier pour la marge bénéficiaire de l'actionnaire qui détruit la planète, fléaux dont le service public ne nous prive pas non plus mais un niveau en dessous quand même, me mieux est d'éviter les médias de masse de façon générale.

"La presse. — Si l’on considère qu’aujourd’hui encore tous les grands événements publics se glissent secrètement et comme voilés sur la scène du monde, qu’ils sont cachés par des faits insignifiants, côté desquels ils paraissent petits, que leurs effets profonds, leurs contre-coups ne se manifestent que longtemps après qu’ils se sont produits, — quelle importance peut-on alors accorder à la presse, telle qu’elle existe aujourd’hui, avec sa quotidienne dépense de poumons pour hurler, assourdir, exciter et effrayer ? — la presse est-elle autre chose qu’un bruit aveugle et permanent qui détourne les oreilles et les sens vers une fausse direction ?" Nietzsche
a écrit le 20/12/2018 à 9:28 :
C'est un avantage fiscal qui bénéficie aux journalistes depuis 1998. Comme le précise LCI, les journalistes détenteurs de la carte de presse bénéficient d'un abattement fiscal de 7.650 euros depuis la suppression de l'abattement de 30% pour frais professionnels. Un abattement qu'a décidé de limiter l'Assemblée nationale. Les députés ont adopté ce mardi 18 décembre, dans le cadre du projet de budget pour 2019, un article introduit par le Sénat limitant l'application de l'abattement d'impôt pour les journalistes à ceux dont le revenu mensuel est inférieur à 6.000 euros nets. Ceux qui gagnent davantage ne pourront donc plus en bénéficier.

Après avoir rejeté deux amendements déposés par Emmanuelle Ménard (non-inscrits) et Sabine Rubin (La France insoumise), qui exigeaient la suppression de l’abattement, l’Assemblée nationale a finalement limité son champ d’application en approuvant en nouvelle lecture cette nouvelle disposition de la loi de finances, qui suit l'avis des sénateurs. Sur initiative d’Yvon Collin, membre du groupe Rassemblement démocratique et social européen, le Sénat avait adopté en première lecture le 23 novembre dernier un amendement limitant cet abattement aux journalistes gagnant moins de 93.510 euros bruts par an. À noter que cette disposition est surtout symbolique puisqu'elle ne concerne que les journalistes gagnant plus de 6.000 euros par mois. Comme le rapporte Le Huffington Post, selon l'Observatoire des métiers de la presse, le revenu médian des journalistes est de 3.549 euros pour ceux en CDI, 1.969 euros pour les pigistes et 1.896 euros pour ceux en CDD. La mesure n'impactera par conséquent que les journalistes déjà relativement privilégiés.
a écrit le 20/12/2018 à 9:14 :
En parlant de France Télévisions :

Les excuses ne suffiront pas. Dans l’oeil du cyclone pour avoir sciemment dissimulé un slogan anti-Macron dans le 19/20 de samedi dernier, au soir de l’acte V des Gilets jaunes, la direction éditoriale de France 3 a plaidé “l’erreur humaine”. Sans convaincre celui qui s’estime “victime” de “la censure pratiquée par France 3”, dans un mail adressé à l’AFP : il s’agit de Jean-Baptiste Reddé, aussi surnommé “Voltuan”. Un Gilet jaune, habitué des cortèges parisiens.
Furieux de voir la mention “dégage” effacée de sa pancarte au profit de la seule inscription “Macron”, le Gilet jaune a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel lundi 18 décembre, ce dont il a informé l’AFP par mail. L’instance de régulation audiovisuelle confirme avoir été alertée et indique que ses équipes “vont regarder la séquence” mise en cause “avant d’ouvrir, ou non, une période d’instruction”. À l’issue de cet examen, le CSA pourrait faire usage du pouvoir de sanction graduée que lui confère l’article 42-3 de la loi Léotard relative à la liberté de communication.

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