Les Français écrivent tellement (mais lisent si peu) : Gallimard dit stop !

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La fermeture des librairies à deux reprises en 2020, au printemps et à l'automne, a entraîné des reports de parution, provoquant un embouteillage en 2021. Si se faire publier est toujours difficile pour un débutant, c'est devenu encore plus compliqué. Photo d'illustration: un libraire seul dans sa librairie fermée à Paris, le 4 mai 2020.
La fermeture des librairies à deux reprises en 2020, au printemps et à l'automne, a entraîné des reports de parution, provoquant un embouteillage en 2021. Si se faire publier est toujours difficile pour un débutant, c'est devenu encore plus compliqué. Photo d'illustration: un libraire seul dans sa librairie fermée à Paris, le 4 mai 2020. (Crédits : Reuters)
"Arrêtez d'envoyer des manuscrits !" dit en substance le prestigieux éditeur français, et... "lisez!" De fait, avec la pandémie, le monde de l'édition est pris dans un double mouvement. D'une part, la fermeture des librairies, à deux reprises en 2020, a entraîné des reports de parution, provoquant un embouteillage en 2021. D'autre part, avec le confinement, beaucoup de candidats à l'écriture sont passés à l'acte, submergeant les éditeurs (et leurs équipes): par exemple, rue Gaston-Gallimard, depuis près d'un an, les quelque 30 manuscrits reçus par jour ouvré sont devenus 50.

De moins en moins de Français lisent, mais ils sont toujours autant de candidats pour être publiés. Et pour Gallimard, c'en est trop: l'éditeur prie les écrivains aspirants d'attendre avant d'envoyer leur prose.

"Compte tenu des circonstances exceptionnelles, nous vous demandons de surseoir à l'envoi des manuscrits. Prenez soin de vous toujours et bonnes lectures", écrit la prestigieuse maison sur son site internet.

Ce conseil y est apparu début avril et a été relayé sur le compte Twitter officiel le 2 avril, un vendredi en fin d'après-midi. Pas sûr qu'il soit suivi unanimement, mais pour accroître ses chances, mieux vaut s'y plier. Et patienter.

Fermeture des librairies et reports de parution

Le contexte est assez défavorable aux inconnus qui se rêvent en Houellebecq ou en Nothomb. La fermeture des librairies à deux reprises en 2020, au printemps et à l'automne, a entraîné des reports de parution, provoquant un embouteillage en 2021. Si se faire publier est toujours difficile pour un débutant, c'est devenu encore plus compliqué.

Lire aussi : Cinéma, musique, livres... la culture se relèvera-t-elle en 2021 ?

Gallimard n'est pourtant pas avare en premiers romans dans sa fameuse Collection blanche: cinq à la rentrée de janvier, deux en mars, deux en avril... Interrogé par l'AFP sur les raisons de ce message au grand public, l'éditeur a évoqué l'immensité des volumes envoyés.

Les quelque 30 manuscrits par jour ouvré reçus rue Gaston-Gallimard sont devenus 50, depuis près d'un an.

"Nous tenons à accorder la même attention à tous les manuscrits que nous recevons et nous répondons à tous les envois. C'est un travail considérable qui demande de la minutie et de la disponibilité d'esprit. C'est pour toutes ces raisons que nous avons demandé de suspendre, tout à fait momentanément, l'envoi des manuscrits", a expliqué Gabrielle Lécrivain, éditrice.

Des apprentis écrivains "dont nous sentons qu'ils ne lisent pas"

Certains concurrents avaient donné le même conseil dans un contexte très particulier: lors du premier confinement, au printemps 2020.

"Nous et d'autres éditeurs, nous avions mis un message sur le site internet pour demander d'attendre avant d'envoyer un manuscrit. Je m'attendais à un tsunami quand on l'a enlevé pour le déconfinement. Il n'a pas eu lieu, mais il y a un certain rattrapage actuellement", dit à l'AFP Laure Belloeuvre, du service des manuscrits du Seuil.

Cet éditeur reçoit environ 3.500 manuscrits par an, concentrés en début et en fin d'année. Entre janvier et mars, 1.200 sont parvenus.

"C'est beaucoup. Maintenant que tout le monde sait se servir d'un ordinateur pour écrire, nous voyons des gens qui écrivent et dont nous sentons qu'ils ne lisent pas. Ce n'est plus comme au temps où il fallait prendre sa Remington pour taper son manuscrit, ce que faisaient des passionnés de littérature", raconte l'éditrice.

"Nous, on ne coupe pas le robinet", indique Juliette Joste, éditrice chez Grasset. "On a des programmes ultrachargés, et on ne peut quasiment rien prendre qui vient de la Poste: un ou deux titres par an. Mais j'ai vu ce message de Gallimard avec étonnement".

Grasset, qui avait approché un record de 5.000 manuscrits reçus en 2018, en a reçu plus de 1.000 en 2021, à la mi-mars.

"La vitalité d'un éditeur se voit au renouvellement de son catalogue"

Quand les Éditions Novice, qui n'avaient encore publié aucun livre, ont créé en janvier 2020 un prix littéraire destiné aux "écrivains non publiés", le jury a reçu pas moins de 150 manuscrits. "Je n'avais pas envie qu'on en reçoive un nombre ingérable, donc la fenêtre d'envoi était volontairement très courte, et on a communiqué assez peu", explique à l'AFP Timothé Guillotin, le fondateur de cette maison.

Le nom du lauréat ou de la lauréate (qui sera publié) sera révélé vendredi. "C'est quelqu'un qui a essayé de publier, et qui a reçu pas mal de refus, même si les réponses étaient toujours encourageantes. C'est passé pas très loin chez Flammarion. Et notre jury a compris pourquoi, avec ce très beau roman", a ajouté M. Guillotin.

Les Éditions de l'Olivier constatent le même engouement.

"Plus de 700 manuscrits sur les trois premiers mois, ce qui fait qu'on dépassera 2.000 cette année, alors qu'on était à 1.500 ou 1.600 par an avant le prix Goncourt de Jean-Paul Dubois" en 2019, relève Jeanne Grange, du service des manuscrits.

Elle ajoute:

"À deux éditrices pour les éplucher, on ne peut pas tout lire en entier, c'est certain. Mais je ne dissuaderais jamais personne. La vitalité d'un éditeur se voit au renouvellement de son catalogue."

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Commentaires
a écrit le 14/04/2021 à 7:18 :
Merci pour l'article sur les maisons d'édition car en effet nous attendons beaucoup aux portillons des auteurs inconnus,sans vraiment comprendre ce qu'on pourrait juger comme une faute de goût de ne pas nous répondre après la réception de notre manuscrit.
Soit,patientons....mais c'est mal rémunéré!
a écrit le 11/04/2021 à 16:28 :
Info pour tous les écrivains amateurs. Cessez d'envoyer des manuscrits aux grands éditeur, mais pas à cause de l'emtoutellage, mais car selon le témoignage d'un ancien employé d'un grans éditeur. IL n'y a pas un maniscrit sur 1.000 qui est lu. Choisisez plustôt l'autoédition et un distributeur. Certains éditeurs acceptent de publier vos manuscrits (Valables et commerciallisables bien sur) contre l'achat par vous d'un certain nombre d'exemplaire de votre livre. C'est la meilleures solutions car l'éditeur est un partenaire dans ce cas.
a écrit le 09/04/2021 à 10:54 :
Je trouve ça plus "honnête" de la part d'un éditeur de suspendre la réception de manuscrit parce qu'il n'a plus le temps de les lire. C'est beaucoup moins frustrant que pas de réponse. Ça m'est arrivé qu'on ne me réponde pas et quand 2 ans après cette non-réponse un roman ayant beaucoup de traits communs avec le mien est sorti chez l'éditeur, j'ai versée dans la paranoïa. Actuellement, je n'ai même plus envie de lire leurs nouveaux titres. Perdre un lecteur ce n'est pas bien grave pour un éditeur qui reçoit peu de manuscrits mais du 50 lecteurs(-postulants-écrivains) par jour ça fait réfléchir.
a écrit le 08/04/2021 à 21:38 :
Les médias en ligne «  payants = abonnement «  est une » stratégie de bloquer la liberté d’expression sur le WEB
et le droit d’informer dans un pays dit démocratique .
a écrit le 08/04/2021 à 13:43 :
Ben je suis écrivain à mes heures mais atteint de procrastination, je me suis fait éditer ça été lu, bien reçu,mais ça ne m'a pas lancé dans une carrière littéraire, me relire m'affole littéralement, par contre c'est extraordinaire d'écrire une histoire dont on ne connait pas la suite, et qu'on découvre comme le lecteur de façon magique.
Alors comment vais-je mettre ça à la disposition des lecteurs: je vais me mettre à écrire sous e-pub, le format internet, comme ça sera un travail mal fini, fautes de toutes sortes, ça sera évidement gratuit, sauf scénario, mais ce qui ma façon de faire, comme un rosé d'Anjou, ça glisse tout seul, facile à lire vite, sans formules compliquées, peu de mots inconnus, et je ne me vois pas en Proust ni en Sagan, parler de moi, que de moi, quelle horreur, elle est ou la créativité la-dedans?
Inclusive? totalement invisible en lecture transversale, du temps d'auteur perdu.
Mettez-vous au Breton, au Galo, à l'Anglais et adoptez l'usage du neutre.
Réponse de le 08/04/2021 à 17:30 :
On ne comprend rien à votre commentaire...Cela me fait douter de la véracité de son contenu.
Réponse de le 08/04/2021 à 20:34 :
Oui pour moi, c'est terminer l'histoire, je fais des histoires audio, et je dois dire détester de sentir la fin venir a chaque fois !! comme une aventure abstractionnelle totale qui d'ici quelques années me permettra d'y inscrire des codes de toutes natures pour ainsi faire sens de la pensée !

Mais oui, une fois dedans, si je pouvais ne plus en sortir, je le ferai, mais le temps les obligations sont aussi la, alors la musique reste possible attendant la puissance qui me permettra d'avoir envie et le temps.

Disons que voulant l'indépendance totale, du coup c'est aussi bien de garder l'anonymat, d'autre secrets des arts se doivent de me former encore, mais sachant que je connais donc l'idée de la puissance de l'esprit, de la capacité d'écrire, même si la musique est a mon avis ce qui sous tend l'expérience me concernant.

parlant disons plusieurs langues scandinaves en autres, oui effectivement le neutre fut une découverte et en même temps une inclusion me permettant d'utiliser plusieurs langues pour écrire et la jonction avec la musique après une décade m'a donnée l'idée de ce qu'il est possible de faire et surtout quelle kif !!!!

Cela m'a libéré par le savoir de la dépendance donc d'un imaginaire figé qui a mon avis permet d'aller vers le meilleur !

Je ne suis pas un écrivain a proprement parlé, mais un multilinguiste multi instrumentiste ayant découvert l'écrit ajoutant au plaisir ;)
Réponse de le 08/04/2021 à 20:45 :
Ben ben ben
a écrit le 08/04/2021 à 12:42 :
chacun se sent chanteur ou ecrivain, ca reduit les inegalites dans les competences
y a plus besoin d'etre bon en maths pour faire de l AI, plus besoin de savoir ecrire ou lire pour etre ecrivain
l'ecriture pour tous.toutes ca reduit les inegalites.ees, avec un.une ecriture.e inclusive.e histoire.e d'etre dans le coup.e
il faut meme ' revisiter' moliere ' sauce banlieue', pour ne pas stigmatiser et pour que ce soit au niveau des gens egalitaristes par le bas
quel beau pays, vous avez de la chance
un beau pays, bien socialiste a souhait, j'espere que vous aurez bientot le meme niveau de vie que le venezuela ( 2 euros par jour, ca reduit les inegalites, vu qu'il n'y a plus de ' riches')
Réponse de le 08/04/2021 à 20:22 :
La névrose idéologique est une vrai emprise. Et oui, et si les gens qui étudiaient avec un gros cerveaux ne pourrait pas simplement faire sens avec les mots?

L'inclusif, det kender jeg godt ! ça veut dire en langage évolué, qu'il n'est pas nécessaire de mater des films de bourgeois parisiens dont l'égo métrosexuel ou le vient sur les genoux de papa serait l'envie de tous, non?

Seul le temps permettra de voir les talents, ce qui a mon avis n'est pas non plus la qualité de l'arrière garde fatigué de gens normé qui n'ont plus aucune visibilité ou imaginaire que ce qui est formaté a science po...

On peut de se dire que l'allégorie expressionniste du réel technologique la pensée même d'un regard qui n'a pas besoin de s'imaginer le sordide de l'exemplarité actuellement.

Cependant, parler une langue inclusive n'est absolument pas problématique, au contraire cela permet de produire sens et transformation ! du coup quelque chose de moins formaté et bien plus dans l'évolution, ne croyez vous pas?

“Pour s'améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent.”
a écrit le 08/04/2021 à 11:11 :
Les lecteurs qui apprécient les récits de l'auteur chinois Qiu Xiaolong, ceux de Montalban et enfin ceux de Camilleri, aimeront les romans de Jean Tuan (L'empreinte du dragon / Terres rares / Oxymore) chez CLC Editions. Ne vous attendez pas à des scènes d'actions comme dans OSS117 mais à une plongée dans "les basses œuvres" du régime chinois menée par un sympathique commissaire de police dont le sens critique et l'amour de la gastronomie (française et chinoise) ne sont pas en reste comparés au commissaire Montalbano et au privé Pépé Carvalho. On se régale (au sens propre et au figuré)…
a écrit le 08/04/2021 à 11:03 :
Moi je suis dyslexique donc les bouquins cela ne me concerne pas. De temps à autre, je les consulte mais lorsque je vois le prix;.. je les repose vite fait. Comment peut on vendre à ce prix ?
Réponse de le 08/04/2021 à 14:42 :
Bonjour,
je trouve aussi hors de prix,
mais quand vous êtes au cinéma, 10 € pour 1h, mal assis, même pas d'ouvreuse, un son violent et épouvantable, alors 30€ pour quelques heures de calme, c'est pas si cher que ça.
Réponse de le 08/04/2021 à 17:12 :
Perso, j'aime bien les boites à livres autour de chez moi, on trouve de tout ou alors les vides greniers parfois on trouve de bon bouquin pour pas cher ou quelques marchés ou il reste des bouquinistes.
Réponse de le 08/04/2021 à 18:04 :
Monsieur

Vous n'êtes pas obligé d'acheter des livres brochés si vos moyens sont limités. Les éditions de poche sont là pour ça y compris pour les titres sortis dans l'année...
Réponse de le 08/04/2021 à 22:00 :
chez des bouquinistes et chez momox, les prix sont raisonnables
j'ai retrouve les gourieroux et monfort pour moins de 20 euros les 2 volumes ( et j'ai eux ceux de la bibliotheque de ...l'ensae)
les livres neufs de nouveaux auteurs sont effectivement hors de pris
Réponse de le 14/04/2021 à 7:25 :
Je suis d'accord avec toi pour la cherté des livres.C'est décourageant d'entrer dans une librairie, beaucoup liraient plus si c'était beaucoup moins cher! HEUREUSEMENT IL Y A FOLIO!
a écrit le 08/04/2021 à 10:47 :
L'erreur, c'est de confondre, livre et roman. Perso, je n'ai pas besoin de perdre mon temps à lire tous ces romans, qui veulent nous faire croire à une vie mièvre et édulcorée. En revanche, les livres techniques sont très intéressants, c'est ceux-là, qu'il faut lire
a écrit le 08/04/2021 à 10:07 :
D'un autre côté quand on voit que Marlène Schiappa n'a eu aucun problème pour trouver quelqu'un pour éditer son bouquin forcément ça a du décomplexer un sacré paquet de gens ! Sans parler du fait que maintenant tous lesp oliticiens écrivent des bouquins à savoir prennent la place de gens qui auraient réellement quelque chose à dire. C'est légitime étant donné que je suis persuadé que la moitié des français ont plus de trucs interessants à exprimer. Ben ouais les gars au lieu d'en vouloir à ceux qui ne seront jamais publiés regardez les dégâts causés par la compromission et les réseaux hein, bref c'est à vous de faire vraiment votre boulot. Quel aveu de faiblesse !
Réponse de le 08/04/2021 à 18:47 :
bonjour,
ben vous avez raison, toute personne a fait des rencontres dans sa vie, été au milieu de l'évênement qui passionne tout le monde parfois à votre plus grande surprise: ben j'y étais je venais de passer etc, j'étais dans le feu de l'action,, un peu plus c'était moi, ou alors c'est le passé qui a disparu qu'on aime à savoir.
Tout le monde à quelque chose à dire.
Réponse de le 08/04/2021 à 20:04 :
l'élite de la pensée a fermer celle ci entre eux, alors l'idée que nous avions de sciences humaines n'ont plus aucun rapport avec la com, le market, la pub et comme la musique le rétrécissement de la pensée.

En sachant en même temps que regardant les médias, je pense finalement que c'est un lapsus !
Réponse de le 09/04/2021 à 9:25 :
La moitié des bouquins qu'ils valident sont nuls mais comme les gars ou les nanas passent à la télé ils sont sûr de les vendre, on peut les comprendre également mais qu'au moins il n'accusent pas les gens des conséquences de leur propre mode de fonctionnement !
a écrit le 08/04/2021 à 10:01 :
Moi je peux y voir la possibilité d'y avoir autre chose que les fantasmes d'élitisme bobo et donc possiblement des talents autres, qui ont une vie intéressante et ou des histoires qui le sont.

Après le message a tous, lisez , je trouve cela drôle et qui en même temps dans ce qui est le marché est ce qui nous est présenté, a présent ils ont des noms américains de roman a l'eau de rose ou l'ultra marketage est quand même la clef de voute du business, alors si les gens doivent lire, je pense que ceux qui édite doivent innover !

Car le fantasme du protégé a mon avis explique pourquoi les gens ne lisent plus ou supposément???!!! un livre ça se donne aussi .....
a écrit le 08/04/2021 à 9:57 :
Cela correspond a vouloir diminuer les charges et a augmenter les profits sous une couverture altruiste! Les gens lisent mais n'achètent pas!
Réponse de le 08/04/2021 à 20:10 :
Y a pas de ROI en fait !
a écrit le 08/04/2021 à 8:56 :
Beaucoup de gens ecrivent, mais n'ont rien a dire..
D'ou cette crise des lecteurs..
Réponse de le 08/04/2021 à 17:31 :
Beaucoup de gens commentent aussi, mais ont encore moins de choses à dire.
D'où la crise de la crise.
Réponse de le 08/04/2021 à 20:08 :
A la fin de l'envoi, il touche !

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