Les librairies ont limité la casse en 2020, malgré les confinements

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(Crédits : © 2009 AFP)
Fermées pendant environ trois mois en 2020, les librairies affichent un recul des ventes de 3,3% par rapport à 2019. Un bilan en « demi-teinte » sauvé par les achats massifs des lecteurs après les deux périodes de confinement.

Si la « catastrophe » a été évitée, le Syndicat de la librairie française ne se réjouit toutefois pas de la baisse d'un peu plus de 3,3% enregistrée par la profession en 2020.

Un recul qui aurait néanmoins pu être pire, car évité grâce à la « fréquentation exceptionnelle en librairie après les deux périodes de fermeture », a souligné la structure ce mardi 5 janvier dans un communiqué. Les clients sont en effet revenus massivement dans les boutiques de livres après les deux périodes de confinement comme le montrent les chiffres : +32% en juin et +35% en décembre.

Ces données ont été collectées par l'Observatoire de la librairie, géré par le Syndicat de la librairie française. Celui-ci regroupe 368 librairies pour un chiffre d'affaires consolidé de 390 millions d'euros, soit plus du tiers du chiffre d'affaires de la profession.

bilan 2020 librairie France

Les petits s'en sortent le mieux

Les évolutions sont contrastées selon la taille des librairies, les plus grosses ayant le plus souffert de la fermeture. Plus le chiffre d'affaires est important, plus l'activité se rétracte. Toutes les structures de plus d'un million d'euros de CA ont subi une baisse d'au moins 1% voire de plus de 9% pour celles dépassant 4 millions d'euros de CA.

À l'inverse, les plus petites librairies s'en sont plutôt bien sorties : près de +15% pour celles dont le chiffre d'affaires est inférieur à 300.000 euros par an. « Une librairie sur cinq accuse une baisse supérieure à 10% », souligne toutefois le syndicat.

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La majorité des rayons en baisse

L'Observatoire révèle également que la majorité des rayons ont été en baisse en 2020, à l'exception de la littérature, de la bande dessinée et de la vie pratique, qui ont représenté à eux trois la moitié des ventes en librairie. Pour le tourisme, le livre d'art (fermeture des musées, annulation des expositions) et l'universitaire, les contre-performances ont été directement imputables à la crise sanitaire. Une baisse des achats des bibliothèques supérieure à 5% est aussi relevée.

Les librairies, cataloguées parmi les commerces non essentiels au deuxième confinement, avaient finalement pu rouvrir fin novembre, et ont donc pu profiter pleinement de la vague d'achats de la période de Noël. Beaucoup de voix s'étaient élevées pour demander leur réouverture, la lecture s'avérant une activité psychologiquement précieuse et très demandée en période d'arrêt des autres activités culturelles.

Selon les estimations du syndicat, pendant le deuxième confinement, les ventes autorisées aux libraires, par correspondance et sur leur pas de porte ("click and collect"), ont assuré jusqu'à 20% du chiffre d'affaires réalisé en temps normal.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 05/01/2021 à 18:38 :
Et pendant ce temps là, les marchands de tabac ont toujours été ouverts. Rien d'étonnant, cependant, d'une macronie qui préfère les églises et bénitiers (tellement plus essentiels) que les musiciens, cinémas et théâtres.
a écrit le 05/01/2021 à 18:15 :
Pleurnicheurs privilégiés alors que bars et restaurants souffrent et toujours .
Réponse de le 05/01/2021 à 19:07 :
Et donc vous venez verser une larme d'éthanol pour votre bar de quartier... quelle tristesse!

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