Le CSA stoppe net l'ascension éclair de Mathieu Gallet, Pdg de Radio France

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Le CSA stoppe net l'ascension éclair de Mathieu Gallet, Pdg de Radio France
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Le CSA stoppe net l'ascension éclair de Mathieu Gallet, Pdg de Radio France
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Le titre du communiqué du CSA, en date du mercredi 31 janvier 2018, est lapidaire :
Le communiqué qui suit est du même acabit :
Ainsi, après la condamnation en première instance pour favoritisme du Pdg de Radio France - et bien qu'un appel soit en cours-, le CSA, qui l'avait nommé en 2014, a décidé mercredi soir de le démettre de ses fonctions.
La décision du gendarme de l'audiovisuel, qui sera effective au 1er mars, ouvre une période d'incertitude pour le groupe radiophonique public et ses 4.500 salariés alors qu'une vaste réorganisation de l'audiovisuel public est en chantier.
Elle marque un coup d'arrêt brutal à l'ascension éclair de Mathieu Gallet, 41 ans cette année, qui avait gravi les échelons quatre à quatre, atteignant il y a trois ans l'une des plus hautes marches du service public.
Sa condamnation en première instance avait infligé un camouflet pour le régulateur de l'audiovisuel qui l'avait choisi en 2014 pour prendre la tête de la Maison ronde.
Le CSA rendra public les motifs de sa décision, comme la loi le requiert, ultérieurement dans la journée, a-t-il précisé dans un bref communiqué. Le régulateur n'a pas précisé à ce stade les modalités de la succession du Pdg.
Mathieu Gallet a été condamné mi-janvier par le tribunal de Créteil à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour des commandes de prestations auprès de sociétés de conseil lorsqu'il présidait l'Institut National de l'Audiovisuel (INA). Mais le dirigeant a réfuté ces accusations et fait appel.
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La ministre de la Culture Françoise Nyssen avait jugé inacceptable son maintien à la tête du groupe public de radios.
Dans un communiqué, elle a dit prendre acte de la décision du CSA tout en réaffirmant la position de l'exécutif.
Les avocats de Mathieu Gallet, Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain, ont dénoncé dans la décision du CSA une "atteinte aux droits" de leur client et un "mauvais signe".
Ils ajoutaient :
Seul le CSA, qui a nommé Mathieu Gallet à la tête de Radio France en 2014, était habilité à le révoquer. Le PDG s'était expliqué lundi devant les sages du gendarme de l'audiovisuel lors d'une audition à huis clos.
L'une des principales interrogations porte désormais sur les modalités de désignation de son successeur alors que l'une des pistes étudiées par le gouvernement consisterait à ôter au CSA son pouvoir de désignation des dirigeants de l'audiovisuel public pour le confier aux conseils d'administration.
Certains, comme la présidente de la commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat Catherine Morin-Desailly, plaident par ailleurs pour la mise en place d'une gouvernance commune pour l'audiovisuel public, qui regrouperait notamment France Télévision et Radio France.
Radio France, qui a bénéficié de bons scores d'audience sous la mandature de Mathieu Gallet, devrait renouer cette année avec un budget à l'équilibre pour la première fois depuis 2014, notamment grâce à des mesures d'économie et au développement de ses ressources en propre.
(Avec Reuters)
| Lire le communiqué du CSA
___
ANNEXE :
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En 2009, Nicolas Sarkozy s'était arrogé le droit, en tant que président de la République, de nommer les présidents des chaînes de télé et de radios publiques (de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde). En octobre 2013, pendant le mandat de François Hollande, l'Assemblée nationale vote définitivement le projet de loi pour l'indépendance de l'audiovisuel public, qui restitue au Conseil supérieur de l'audiovisuel son pouvoir de nomination.
Extrait du site du CSA :
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