Crash de startups (1/2) : Quibi, 1,75 milliard de dollars partis en fumée pour celui qui devait ringardiser Netflix
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Quibi avait tout pour réussir. Une idée novatrice, résumée par un slogan accrocheur : le "Netflix des formats courts". Une innovation technologique impressionnante : l'image s'adapte automatiquement à la manière de tenir le smartphone -à l'horizontal ou à la verticale-, sans aucune perte de qualité. Une innovation d'usage indéniable : des formats courts, conçus et produits pour être regardés en mobilité -dans le train, le bus, la future voiture autonome- ou lors d'une petite pause en télétravail. Bref, Quibi, c'était le divertissement de demain, un Netflix en plus moderne et en plus pratiques pour les jeunes générations pressées et hyperconnectées.
À lire également
L'annonce du projet, en 2018, a fait l'effet d'une bombe. Le pedigree des deux cofondateurs ne pouvait déboucher que sur un énorme succès. Un duo de choc, mariage improbable et irrésistible entre Hollywood et la Silicon Valley. Du côté d'Hollywood, Jeffrey Katzenberg, ancien patron de Disney et ex-dirigeant de la chaîne NBC dans les années 1990. Un grand nom dans le milieu de la télévision, connu pour avoir fait partie de la dream team qui a déniché les perles "Friends" ou "Urgences" pour NBC dans les années 1990. Du côté de la baie de San Francisco, Meg Whitman, ex-patronne d'eBay et de Hewlett Packard, qui n'est rien de moins que l'une des femmes les plus influentes de la tech américaine.