Vivendi conforté par la justice concernant sa participation dans Mediaset
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Vincent Bolloré, le chef de file de Vivendi, maison-mère de Canal+.
Reuters
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Vincent Bolloré, le chef de file de Vivendi, maison-mère de Canal+.
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C'est une victoire importante pour Vivendi. Le groupe de médias contrôlé par Vincent Bolloré vient d'être conforté par la justice européenne concernant sa participation dans son homologue italien Mediaset, qui appartient à la famille Berlusconi. Jusqu'à présent, une loi sur la pluralité des médias, invoquée par Mediaset dans une plainte à l'autorité des télécommunications, empêchait le groupe français de disposer normalement de ses 28,8% au capital de son rival. La législation italienne estimait que Vivendi ne pouvait à la fois posséder des participations importantes dans l'opérateur historique Telecom Italia (dont il détient 24%) et Mediaset. Ce qui a conduit le groupe de Vincent Bolloré à transférer, il y a trois ans, 20% de ses parts dans le groupe de la famille Berlusconi dans une société fiduciaire indépendante.
Or, ce jeudi, la Cour de justice de l'union européenne (CJUE) a donné raison à Vivendi. Elle a jugé qu'« une restriction de la liberté d'établissement peut être justifiée par un objectif d'intérêt général », comme la protection du pluralisme de l'information et des médias. Mais que cela n'était « pas le cas de la disposition en cause ». Vivendi s'est félicité de cette décision. Dans un communiqué publié jeudi, le groupe « prend acte avec grande satisfaction » de l'arrêt de la CJUE. Il fustige la plainte de Mediaset, accusé d'avoir agi de la sorte pour le chasser des assemblées générales.
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Le torchon brûle depuis des années entre Vivendi et Mediaset. En 2016, les deux groupes envisageaient pourtant de travailler ensemble pour façonner, progressivement, un « Netflix d'Europe du Sud ». Un projet cher, à l'époque, à Vincent Bolloré. Mais le projet a explosé en plein vol. En juin 2016, Vivendi a fait capoter un « partenariat stratégique » entre les deux groupes. Celui-ci portait sur des prises de participations croisées. Après la signature de l'accord, Vivendi a voulu en revoir les termes, estimant qu'un des business plan de Mediaset - celui de Premium, sa filiale de télévision payante - n'était pas réaliste. De quoi susciter l'ire de l'état-major du groupe italien, qui a engagé une batterie d'actions en justice.