Vivendi tenté par une acquisition du groupe de télévision payante Sky ?

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Le groupe français discute avec des banques d'investissement en vue d'évaluer l'intérêt d'un rapprochement avec Sky.
Le groupe français discute avec des banques d'investissement en vue d'évaluer l'intérêt d'un rapprochement avec Sky. (Crédits : © Michaela Rehle / Reuters)
D'après Reuters, le groupe de médias, qui possède d'importantes liquidités, envisagerait cette option parmi d'autres. Certains dirigeants préféreraient des acquisitions ciblées dans le domaine des médias numériques et une poursuite de la diversification du portefeuille d'activités. Vivendi dément étudier un rachat de Sky.

Le groupe de médias Vivendi étudierait l'opportunité d'acquérir le groupe britannique de télévision payante Sky, une option parmi d'autres opérations potentielles de grande ampleur qui permettrait d'accroître la présence en Europe de sa filiale Canal+, d'après l'agence Reuters qui cite trois sources au fait du dossier. Cependant, un porte-parole de Vivendi dément cette information ce mercredi matin.

Vivendi dispose d'importantes liquidités

Vivendi, qui a cédé pour quelque 35 milliards d'euros d'actifs au cours des deux dernières années, s'intéresse à Sky après avoir passé en revue une série de cibles potentielles dans le secteur de la télévision payante en Turquie et dans d'autres pays à forte croissance en Europe, a expliqué l'une des sources.

Le groupe français discute avec des banques d'investissement en vue d'évaluer l'intérêt d'un rapprochement avec Sky, ont dit les sources, tout en soulignant qu'une telle opération serait compliquée compte tenu de la capitalisation boursière de Sky qui se situe autour de 17 milliards de livres (23 milliards d'euros). L'américain Twenty-First Century Fox du magnat des médias Rupert Murdoch en possède 39% du capital.

Sky n'a pas souhaité faire de commentaire.

Ne pas "mettre tous ses œufs dans le même panier"

Une partie des dirigeants de Vivendi sont réticents à l'idée d'un rachat de Sky, qu'ils considèrent comme "un pari risqué" susceptible de surexposer le groupe au marché de la télévision payante, jugé difficile.

"Cela reviendrait à mettre tous ses œufs dans le même panier", a souligné la deuxième source.

Certains dirigeants préféreraient des acquisitions ciblées dans le domaine des médias numériques et une poursuite de la diversification du portefeuille d'activités de Vivendi, dans le sillage de l'offre de rachat annoncée sur le site de partage de vidéos Dailymotion, détaille cette source.

     | Lire Vivendi prendra 80% de Dailymotion, Orange reste au capital

La direction de Vivendi est pour l'instant occupée à répliquer aux critiques des actionnaires emmenés par le fonds spéculatif P.Schoenfeld Asset Management (PSAM), qui réclament une meilleure rémunération. Pour une autre source toutefois, ce rapprochement pourrait "être une solution" au problème avec PSAM si Vivendi parvient à convaincre ses actionnaires qu'un accord avec Sky "créerait de la valeur à long terme", ouvrant de fait la voie à un meilleur rendement.

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a écrit le 08/04/2015 à 17:57 :
Tiens, ... on dirait du Messier ! L'état semble demander à Bolloré de refaire du Messier après l'échec si coûteux des équipes de l'incapable Fourtou. Lorsque l'on pense que Messier un peu "recadré" aurait su créer un groupe qui réaliserait à l'heure actuelle plus de 100 milliards de dollars de chiffre... soit ce que beaucoup rêvent si mollement de réaliser. ce serait un retour amusant que le personnage décide de fusionner la division téléphonie-média de Bouygues par une alliance des plus capitalistico productive. Si l'opération évoquée actuellement le voit disposer avec Vivendi des seuls moyens d'une très faible majorité dans l'éventuelle opération Sky, Martin qui n'est pas un as de la créativité entrepreunariale et va disposer des revenus de la vente d'Alstom, pourrait arriver dans l'affaire en cheval noir. Bolloré présente lui le profil de quelqu'un qui a réussi en sachant s'attaquer chaque fois à plus gros que lui. Un exercice de style habituel en quelque sorte.
a écrit le 08/04/2015 à 17:18 :
PENDANT 3 ANS, DU DU CONTRAT ON A DU SUPPORTER TOUS LES PROBLEMES DE CE RESEAU. Plus ni son ni imges lorsqu'il pleut, pannes frequentes de l'emeteur, service apres vente, qui vient 15 jours apres la panne. C' EST VRAIMENT NUL SKY. Du moins au Nicaragua. Ailleurs je ne sais pas....
a écrit le 08/04/2015 à 9:50 :
Pauvre Vivendi qui n'arrivait pas à s'en sortir avec SFR, on nous prend vraiment pour des truffes! Alors si Vivendi a laché SFR, ce n'est pas tant que la marque n'était pas rentable mais que les actionnaires souhaitent s'en mettre pleins les poches. Mais à quoi jouent les investisseurs italiens et français en ce moment? Alors que la Japon, la Corée du Sud et l'Allemagne ont des groupes énormes (Daimler, Hyundaï, Mistubishi)... En France et en Italie on fragmente, on vend, on achète... sans stratégie! Il est loin le temps des Thomson, Alcatel-Alsthom... Danone (certes très rentable) ne fait plus le poids face à Nesthlé... Google et autre groupes américains vont pourvoir racheter des groupes devenus trop petits et aveuglés par leurs marges!
Réponse de le 08/04/2015 à 11:29 :
Le problème du désinvestissement en France est du (au moins en partie) au fait que la fiscalité taxe de la même façon bénéfices distribués et bénéfices réinvestis ! Du coup, vous distribuez des dividendes : vous êtes taxé (une fois);
Vous réinvestissez vos bénéfices: vous êtes taxé de la même façon... et lorsque vous voudrez tirer les bénéfices de ces investissements... vous serez à nouveau taxé !! Y a pas comme un blème, là ???!
Réponse de le 08/04/2015 à 18:09 :
Nous disposons de groupes tout aussi importants et même plus que le Japon et l'Allemagne, @sam, il suffit de consulter le Fortune Global 500. La France qui utilise le principe de la matrice est au contraire très stratégique, elle a formé d'ailleurs sur ce point un modèle de stratégie qui s'imite partout dans le monde. La matrice produit cependant des effets qui sont très pénibles à court terme avec pour conséquence le chômage. Quant à Danone il fait parfaitement le poids face à Nestlé sur les segments communs. Nos entreprises sont souvent les plus importantes du monde, même si elles n'en laissent pas l'impression.

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