IA : ChatGPT devient un moteur de recherche en ligne, ouvert à tous
latribune.fr

ChatGPT, la plateforme la plus connue d'intelligence artificielle (IA) générative, peut désormais servir ce mardi de moteur de recherche gratuitement.
Reuters
latribune.fr

ChatGPT, la plateforme la plus connue d'intelligence artificielle (IA) générative, peut désormais servir ce mardi de moteur de recherche gratuitement.
Reuters
C'est lancé. ChatGPT, la plateforme la plus connue d'intelligence artificielle (IA) générative, peut désormais servir ce mardi 17 décembre de moteur de recherche gratuitement pour ses centaines de milliers d'utilisateurs. OpenAI avait présenté cette extension fin octobre, moins de deux ans après le lancement de ChatGPT. Elle était toutefois réservée aux abonnés. L'application ne se limite donc plus à son immense masse de données accumulées avant une date passée. Il suffit désormais d'avoir un compte, même gratuit, pour poser des questions à ChatGPT sur l'actualité récente ou des événements à venir, par exemple, et recevoir une réponse rédigée avec des liens vers des sites web.
Elle peut, en outre, afficher les réponses sur une carte, comme Maps, le service dominant du secteur. Et le mode de conversation à l'oral avec ChatGPT peut aussi aller puiser ses réponses sur internet, pour les utilisateurs payants.
Une fonctionnalité qui pourrait faire de l'ombre aux plus grands moteurs de recherche comme Google. En réponse à l'essor spectaculaire de ChatGPT d'OpenAI, Google, Meta (Facebook, Instagram) et les autres géants technologiques ont sorti des services similaires en 2023 et 2024, capables de produire du texte et des images sur simple requête en langage courant.
L'assistant de Google, Gemini, avait déjà accès à Internet. Mais le numéro un mondial de la publicité en ligne a aussi ajouté de l'IA générative à son moteur de recherche, qui répond désormais souvent aux questions avec des « aperçus IA « (« AI Overviews »), c'est-à-dire des réponses rédigées, avant les liens traditionnels, au grand dam de nombreux éditeurs de sites web.
Depuis que Google est devenu synonyme de recherche en ligne, une activité très lucrative grâce aux technologies publicitaires associées, sa domination n'a jamais vraiment été remise en cause. Alors qu'il est resté largement en tête, les menaces s'amplifient. Microsoft, principal investisseur d'OpenAI, a le premier intégré l'IA générative à un moteur de recherche existant, Bing, dès février 2023, dans un effort pour faire enfin émerger son service. Du côté des start-up, Perplexity, une voisine d'OpenAI à San Francisco, combine un assistant IA et un moteur de recherche.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Pour rester dans la course, Google a annoncé mercredi dernier l'arrivée de Gemini 2.0, une nouvelle famille de modèles d'intelligence artificielle (IA) générative, censés permettre de créer des agents IA capables, non seulement de répondre aux questions des utilisateurs, mais aussi d'agir en leur nom. Car le Graal de la Silicon Valley, ce sont désormais des « agents », quand la machine devient une sorte de secrétaire omniscient, disponible à toute heure et capable d'exécuter de nombreuses tâches. Selon le patron de Google, Sundar Pichai, Gemini 2.0 doit ouvrir « une nouvelle ère » de l'IA générative, qui facilitera directement la vie des usagers au quotidien.
À lire également
OpenAI lance la nouvelle version de son IA générative de vidéos Sora
Outre ChatGPT, OpenAI a lancé début décembre la dernière version de sa très attendue IA générative de vidéos Sora, ajoutant un nouveau service dans un secteur déjà foisonnant d'offres. Selon le groupe, cette version - baptisée Sora Turbo - apporte des améliorations importantes en matière de rapidité par rapport à celle présentée en février en avant-première et peut créer des vidéos en haute définition d'une durée maximale de 22 secondes.
Ce nouveau produit sera disponible aux souscripteurs de ChatGPT Plus et Pro, mais pas dans les marchés européen ni britannique à ce stade. L'entreprise a mis en place des garde-fous pour éviter une mauvaise utilisation, en particulier avec une vérification des métadonnées et l'ajout de marquages (watermark). Malgré ce lancement, Sora continue de faire face à des difficultés techniques. Des internautes ont fait état de problèmes de réalisme et de difficultés avec des séquences complexes.
(Avec AFP)
latribune.fr